Fluoglacial - Tendances Négatives

STREETWISE (1984)



Ce documentaire a été tourné dans les rues de Seattle en 1983, par Martin Bell, avant même que les straight edge de BROTHERHOOD ou les drogués de NIRVANA aient fait leurs premières répètes. On suit la vie de plusieurs ados voire pré-ados (ça va de 12 à 20 ans) vivant tant bien que mal sur le béton. Pour certains c'est un choix, ils sont encore en contact avec leur monoparent, pour d'autres, la vie en a décidé autrement (chassés de chez eux, père en taule, etc.). "Rat" est le plus jeune de la bande de downtown, chaussé de ses patins à roulettes, c'est le symbole même du loubard débrouillard. Il mange à même les poubelles, pratique agressivement la manche, drague les cousines et escalade les immeubles à tout va.

Pour les filles, c'est moins rose, la prostitution étant leur seule solution. Certaines refusent l'avortement. Certains sont gays. Certains ne veulent plus croire en Dieu. Pas vraiment de drogue dure, le crack n'est pas encore apparu. Mais des t-shirts JETHRO TULL ou DEF LEPPARD, ça oui. Le futur très sombre de ces enfants perdus est en total contraste avec leur bonne humeur et leur sincérité, même s'ils ne sont jamais à l'abri d'un drame. Dewayne par exemple, qui se suicidera avant la fin du tournage. Un doc intéressant.

Rat: "You can take the 'ho off the street, but you can't take the street off the 'ho."



Top "Expressions Clés" Septembre

Les expressions clés sont des mots tapés dans les moteurs de recherche, qui ont ensuite conduit à ce blog. Les résultats sont souvent drôles.

[ma femme se laisse branler au cinéma]

[hakim éboueur nantes]

[filme xx vraies débutantes vierges faisant l'amour pour la première foi]

["réflexe d'éboueur"]

[prabhupada arnaqueur]

[film francais anné 70 roller un black qui chante]

[porno graphie hardcore red tube]

[la chevaliere marche avant marche arriere]

[les zombies qui ont mangé le monde en vrai]

[miss kittin lesbienne]

[fluocore]

[jeunes eunuques]

[rape movie teenage csene gratui]

[custom harley hardcor]

[rod beatdown]

[salope main au panier en disco]

[soin tetine of paris bust cream]

[bonsergent skins]

[packo urss]

[rap "sur bangbros"]

[ken wahl sida]

[combien pèse travis barker?]

[jessica kiskiya]

"I'm hardcore heavyweight, you're bubble gum"


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DAZED AND CONFUSED (1993)



Dernier jour de l'année scolaire 1976
Party
Planance
Bizutage
Cruising
Nike Cortez
Chemises spacieuses
Hippies VS. Sportifs
Pontiac VS. Chevrolet
Milla Jovovich <3
Demoiselles affriolantes
Aerosmith, Black Sabbath, Deep Purple, Nazareth
VOIS ÇA AVEC UN POTE!

STAY CRUEL

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FLATLINERS (1990)



3 ans après le mythique LOST BOYS, Joel Schumacher revient avec un classique vintage. Toujours équipé de Kiefer Sutherland, il se munie d'autres acteurs banquables de l'époque, Julia Roberts (sexy même en pantalon taille haute), Kevin Bacon et William Baldwin. Et je ne m'attendais pas à voir autant d'angoisse à l'écran. Ce groupe de jeunes étudiants en médecine a trouvé une technique pour approcher la NEAR DEATH EXPERIENCE. C'est l'idée de Nelson (Sutherland), et c'est lui qui la teste en premier. Après une mort clinique d'une minute, il se fait réanimer avec électrochocs et oxygène par ses collègues. Tout ça dans l'illégalité bien sûr, n'essayez pas ça chez vous. Plus ça ira, plus ils augmenteront la durée de leur mort, tel un jeu, allant même au-delà de 10mn.

"Qu'est ce qu'il y a ? Tu vas chialer ? Ben vas-y chiale baby, chiale, chiale, chiale!"

Chaque membre ayant basculé se trouve hanté par des visions du passé qui prennent vie dans la réalité. Tout ce qu'ils ont fait de mal revient à la surface (Joe (Baldwin) qui filmait toutes ses partenaires sexuelles à leur insu, les revoit une à une, partout, affolant!), comme s'ils avaient besoin de se laver de leurs péchés avant le grand saut. Chacun va devoir tenter de réparer sa faute avant que ça ne les anéantisse complètement. Il y a beaucoup de temps forts (notamment l'enfant qu'a accidentellement tué Nelson étant gosse, qui revient le démolir chaque nuit). C'est un bon film, sombre, avec une approche intéressante (même si très catholique) de la mort.



The Cure ?

Leeway ?

Holy Terror



Étrange mais heureuse réédition. PALE CREATION est un groupe secondaire de l'empire maléfique de Cleveland, dominé par INTEGRITY et RINGWORM. Évidemment, leur approche sonore est souvent identique aux 2 diables du genre, brutale, agressive et profonde. Les 12 premiers titres de cette discographie nommée "Before twilight and after" sont issus de leur album "Twilight haunt" sorti sur EAST COAST EMPIRE en 2001. Hardcore metal dépressif et malsain, parfois à la limite du doom. "Kaliira", "Bleed the soil" et "Rage contained" marquent les esprits, malades. Les pistes 13 à 16 proviennent d'un split sorti en 1999 avec REPUGNANT (??) sur le label européen RVR. Le son est plus concis et propre, un peu à l'image de ce que faisait INTEGRITY 2000.

PALE CREATION - Rage contained

Sur la dernière partie du CD (17-22) figure la démo de 1992 en intégralité. Rien que pour ça, le disque vaut le détour. Ces 8 morceaux sont incroyables, mixant à merveille thrash metal et hardcore fin 80's, avec une voix oscillant entre la rage de SLAYER et la jeunesse de INSTED, ouais parfaitement. "Pale creation", "Natural assassin" ou "Weeping world" sont géniaux. Indispensable. Étrange réédition, parce qu'elle parait quand même bâclée. Le livret ne comporte aucun texte, ni photos où informations plus détaillées sur le groupe. Le chanteur Nicholas David Brewer se contente toutes les trois lignes de raconter que le groupe se défonçait sans arrêt, super. Plus grave, leur seconde démo (avec le guitariste de CONFRONT, Kurt Vaigl, l'histoire ne dit pas s'il consommait de la stupéfiance...), n'est même pas sur l'album, alors qu'elle est complètement introuvable. Je passe sur l'artwork "dark" minimum syndical. Malgré ça, PC reste un très bon groupe hardcore des années 90, oublié... Et HOLY TERROR répare ça.

PALE CREATION - Pale creation
PALE CREATION - Natural assassin

"I've always felt strongly that people in this region near Cleveland and Lake Erie suffer from some type of mental dysfunction or cerebral malady."

MIRACLE MILE (1988)



Il reste 70 minutes avant la fin du monde. Tu vas faire quoi? L'affiche électro-choc est en réalité un peu pompeuse. L'histoire d'amour au centre du film prend un peu trop de place à mon goût, et dissipe la peur primale et le chaos que le scénario aurait pu engendrer. Alors, c'est l'histoire d'un mec... Harry (Anthony Edwards), qui rencontre une meuf, Julie (et pas Sally, elle est rousse et moche). La première image du film est ironiquement un cours sur l'évolution de l'espèce, les 2 tourtereaux se rencontrent dans un musée sur la préhistoire, dans lequel ils vont crever d'ailleurs ah ah ah, MAIS CHUT! Donc Harry, dans l'euphorie des premiers ébats pose un lapin de 4h à Julie. Il se pointe à sa cafèt' vers 4h du mat, à l'angle du fameux Miracle Mile de Los Angeles (Celle-là même où Sean Kingston a tourné son clip, "bioutifoul gueuurlz"). La cabine sonne, il décroche. Et là c'est le drame. Un mec plein de crack lui annonce qu'une attaque nucléaire est imminente, dans exactement 1 heure et 10 minutes. Harry croit d'abord à une blague jusqu'à ce qu'il entende le mec se faire buter à l'autre bout du fil. Panique dans sa tête.



Dans la cafeteria se trouve une haute fonctionnaire de l'Etat, à l'aide de son téléphone portatif (les premiers avec l'antenne et tout), elle confirme l'information. Panique dans le bar. Direction le pôle sud, pour échapper aux mauvaises ondes, pendant qu'Harry part récupérer sa gonzesse. Bon, ça parait assez grotesque comme ça, mais c'est toute une atmosphère étrange qui se met en place (nuit déserte à L.A.), appuyée royalement par la bande son synthétique de TANGERINE DREAM, il faut le dire. Un air de Jim Jarmousse plane pendant la totalité du film. Le "climate of fear" s'installe calmement, en prévision du "meltdown" final, et au petit matin, lorsque tous les citoyens ont eu vent de la nouvelle, c'est le "society system decontrol" complet. Le feu partout, des vitrines sans vitres, des skaters en caleçons qui volent des télés, des viols en pleine rue, des crashs de voitures agrémentées de fusillades, CHAOS TOTAL. Le couple réussit à se faufiler en haut de la grande tour où un hélicoptère les attend, et puis, l'apocalypse... Un film agréable (le seul de Steve De Jarnatt), mais qui aurait pu être 70 fois mieux.