Fluoglacial

KONTROLL (2003)



Tu ne prendras plus le metro comme avant. Tu sais maintenant qu'un mec encapuchonné peut te pousser violemment sous les rails lorsque la rame arrive. Qu'un contrôleur de mauvaise humeur peut te trancher la gorge si tu ne coopères pas. Que le chauffeur oublie parfois de freiner... "Crews" de repris de justice, transformés en "Kontrollers" dans le metro de Budapest, se partagent le travail ingrat de flicage des passagers. Tout le monde les déteste et ils le valent bien (leur brassard nazi ne les aidant pas vraiment). Excepté Bulcsù, un mystérieux et sombre type, qui passe sa vie sous-terre, déambulant entre les rails et dormant par terre alors que les autres employés rentrent chez eux. De quoi se cache t-il ? Est-il responsable de tous ces "jumpers" suicidés de force ? A t-il les canines pointues ?



Film choc typique du cinéma est-européen (le premier pour Nimrod Antal), cru, honnête, avec une identité forte. Atmosphère sale et moite (que tu peux rapprocher un poil des WARRIORS), courses poursuites mouvementées (dédicace à SUBWAY), monde parallèle tribal (façon UNDERGROUND de Kusturica), absence totale de lumière du jour (DARK CITY?), qui font que tous ces Kontrollers semblent condamnés à errer dans le noir, tels des fantômes, sans pouvoir s'en sortir. Si tu ajoutes à ça une bande son lorgnant vers l'electronica ambiante des premiers MASSIVE ATTACK et AMON TOBIN (signée NEO), et de l'humour grinçant (les scènes de contrôle sont folles), tu obtiens un film industriel contemporain d'une beauté sans artifices, qui malgré une bluette romance, pénètre ton cerveau comme il faut. Ceci n'est pas un film sur les déboires amoureux d'un chanteur de rock hongrois, je répète, ceci n'est pas un film sur les déboires amoureux d'un chanteur de rock hongrois.

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Commentaires

1. Le lundi 15 décembre 2008 à 16:44, par BOO Z A

Ouais ouais, vu sur les terres local de la BKV et de ses controlleurs au brassard.

Bon film, merci Subway et Luc Besson.

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