Fluoglacial - Tendances Négatives

Disappearing Act

Les SECONDS sont PARTOUT

L'Homme est un automate...

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En principe, l'homme est un automate, et il semble que dans l'homme la conscience soit un gain, une faculté surajoutée. Il ne faut pas s'y tromper : l'homme qui marche, qui agit, qui parle n'est pas nécessairement conscient ni jamais tout à fait conscient. La conscience est sans doute, si on prend le mot dans son sens précis et absolu, l'apanage du petit nombre. Réunis en foule, les hommes deviennent particulièrement automatiques, et d'abord leur instinct de se réunir, de faire à un moment donné tous la même chose témoigne bien de la nature de leur intelligence. Comment supposer une conscience et une volonté aux membres de ces cohues qui, aux jours de fête ou de troubles, se pressent tous vers le même point, avec les mêmes gestes et les mêmes cris ? Ce sont des fourmis qui sortent après l'ondée de dessous les brins d'herbe, et voilà tout. L'homme conscient qui se mêle naïvement à la foule, qui agit dans le sens de la foule, perd sa personnalité ; il n'est plus qu'un des suçoirs de la grande pieuvre factice, et presque toutes ses sensations vont mourir vainement dans le cerveau collectif de l'hypothétique animal ; de ce contact, il ne rapportera à peu près rien ; l'homme qui sort de la foule n'a qu'un souvenir, comme le noyé qui émerge, celui d'être tombé dans l'eau.

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Psychobeat Tic

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THEE VICARS est un de ces énièmes groupes anglais qui se paluche le poireau sur les années 60, mais j'en parle pour faire zizir à Lizzie. Et aussi parce que c'est mimi. Coupe au bol et playlist avec que des groupes en THE, tel est leur mode de vie. THE KINKS, THE REMAINS, THE SEEDS. Il y a pire. Psychobeat est leur deuxième album, moins sale et punk que le précédent, et il est sorti chez DIRTY WATER. Back on the streets pour 12 morceaux de rock rétro, entre la rigueur mod et la crasse garage. Les mots clés comme les costumes sont taillés pour le style : Baby, Monkey, Night, Beat, Stomp, Yeah, Feel Good. C'est électrifié mais ça reste propre (pas de lo-fi), les mélodies ne s'éternisent pas, ils ont bien capté le sens du tube avec leurs riffs de galopin et cette voix de sale gamin. Les 4 anglais se sont lancés dans une tournée de 1000 dates dont la moitié est en France, alors c'mon, viens stomper sur le moderne beat.

THEE VICARS - What's the latest
THEE VICARS - Yeah yeah

Extérieur, Nuit

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Hier est si loin, mais un mot quand même sur LA soirée du festival SUPER MON AMOUR qui était donnée au Point Éphémère, dans le 19ème arrondissement, là où les gitans font des barbecues par 2° sur les bords de Seine. Le concert en première partie de nuit était complet, ce qui n'était pas un problème. En revanche, une grosse heure d'attente dans la file billetterie pour la soirée club a un peu gâché le plaisir. "Tu connais Buzzcocks ? C'est le meilleur groupe punk man!" Les japonais modélistes savent se comporter correctement dans les files d'attente au moins, eux.

1h30. DESIRE va commencer. La chanteuse est un mélange 3.0 de Nancy Sinatra et Sheila pour le look, et de Céline Dion et Siouxsie pour l'organe. Au synthétiseur, c'est toujours Johnny Jewel qui s'est fait tatoué des flûtes sur les joues. Original. Il y a aussi un batteur. La prestation était bonne, dans une mesure néo-romantique et élégante très fidèle à leur album (même si certains mangemanches jumpent rien qu'à la présence d'un beat).

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Tout le contraire de GLASS CANDY qui enchaine dans un registre plus démonstratif. Ida No est une déesse de la danse. Son style mante religieuse séduit beaucoup, pendant que Johnny se lâche sur le clavier, sa voix pulvérise les aiguës. C'est con, j'ai loupé Digital versicolor, ils ont terminé leur chaud par leur reprise sucrée des GETO BOYS. Ils sont cools ces gens de Portland en tous cas. Il n'en font pas des tonnes. Leur musique est l'exemple parfait de l'énergie mélancolique. Leur attitude est honnête. Bien. MONDKOPF a ensuite poursuivi la programmation de qualité (où sont passés CHATEAU MARMONT ?) mais la fatigue était déjà dans ma tête...

Horror Disco

Mario Bava > Dario Argento

Une sorte de vieux rock blasé.

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SHRINEBUILDER est un peu l'ange exterminateur du doom metal, venu pour laver la Terre des vélos violets et des gadgets japonais. Dans ce groupe toutes étoiles, on trouve des néo-loubards (sans tatouage de maison) ayant dodeliné dans SAINT VITUS, THE OBSESSED, MELVINS, NEUROSIS ou SLEEP. C'est même pas la peine de se faire chier à tenter d'écrire une chronique fun. Y'a 4 titres, et le disque (sorti chez NEUROT) dure donc une demi-heure. Solar benediction envoie la purée dès le début, alternance de voix et riffs coquins comme sur The architect. Pyramid of the moon est un canon du genre, noirceur et lourdeur électrique. Y'a juste Blind for all to see qui aurait plutôt du s'appeler Deaf for all to ear. Casse tes cd's de OM sur ton bureau Ikea et écoute ça.


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THE COOL WORLD (1963)

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Sing it shitface