SHUTTER ISLAND (2010)
Par ROD, mercredi 3 mars 2010 à 14:45 :: FILMS NOUVEAUX :: #697 :: rss

Déjà arrêtez de saouler tout le monde avec votre "twist". Ça va. J'ai pas lu le livre de Dennis Lehane, on ne peut pas être partout, et j'ai donc apprécié ce nouveau film évènement de Martin Scorsese, le "cinéaste graisseux" (dixit une pute de Canal), qui revient à fond dans l'hallucinatoire. J'avais beaucoup aimé BRINGING OUT THE DEAD, THE DEPARTED m'avait moins branché. Et c'est toujours DiCaprio qui navigue avec lui et j'ai toujours du mal avec ce type, qui restera pour moi l'éternel joueur de basket adolescent shooté à la colle. Bon l'histoire, tout le monde muni d'une télévision, d'une connexion internet ou d'une vie sociale la connait. Une détenue a disparu et deux flics (Leonardo DiCaprio et Mark Ruffalo) partent non pas sur Rikers Isl-Isl-Isl-Island mais sur Shutter Island, où la prison est un hôpital psychiatrique sous très haute sécurité.

La scène d'entrée sur le ferry met le paquet. Puissance d'Hollywood. Les flics carrés aux dents serrés et toute l'entrée en matière stricte et rigoureuse est parfaitement dans le cadre temporel, 1954. On sent déjà que Teddy Daniels n'est pas à l'aise, malgré sa cravate fun, il garde cette tronche de sale petit camé. Plusieurs années d'alcoolisme sont derrière lui. Eux sont DEDANS, dès le début de l'enquête, les 2 cops vont se heurter à la rigueur du Docteur Cawley (Ben Kingsley) et au décor hostile de l'île qui fait face à Boston. L'énigme se dévoile : Quel mystère entoure ce soi-disant 67ème patient ? Et la magnifique tempête va s'abattre sur le centre... État d'urgence décrété.

Pendant ce temps, Daniels dérape, malgré son numéro de Cliffhanger sur la falaise. Flashbacks, hallucinations, et souvenirs de plus en plus oppressants, son passé de G.I. et sa découverte de Dachau (glacial et malsain), l'omniprésence de sa femme décédée (chéri, j'ai baigné les enfants), plus un panel de personnages qui viennent l'embrouiller, lui, ainsi que le pragmatisme du spectateur. C'est là qu'on peut repenser à SHOCK CORRIDOR de Samuel Fuller, un homme sain entouré de fous peut-il s'en sortir indemne ? Et nous, pouvons nous sortir indemnes de 2h17 de film (+15mn de pubs)... L'enquête qui patauge va révéler la vraie identité de Daniels après de nombreux détails accablants, dont une conversation musclée sur la violence humaine entre le KAPO et Daniels, qui renvoie DiCaprio à la Nietzsche.

Dr. Naehring (Max Von Sydow) est-il un ancien nazi ? Quelle est la signification des pin's AH que porte chaque gradé ? La lobotomie est-elle pratiquée dans ce phare à l'abri des regards ? Vaut-il mieux vivre en monstre ou mourir en homme de bien ? C'est qui George Noyce ? Combien de petrodollars le petit Martin va t-il engranger ? Malgré quelques assoupissements, c'est un gros film américain avec plusieurs interprétations, autres qu'une simple histoire de vengeance, de conspiration ou de camisole, agrémenté de bien belles et frissonnantes scènes (la forêt, le cimetière, les rats, les cendres, le BÂT. C). Les érudits qui ont tout capté dès le début peuvent s'amuser à complexifier l'intrigue qui rejoint sur de nombreux points l'ambiance d'IDENTITY, l'excellent thriller schizophrène de James Mangold. Brutal.

La scène d'entrée sur le ferry met le paquet. Puissance d'Hollywood. Les flics carrés aux dents serrés et toute l'entrée en matière stricte et rigoureuse est parfaitement dans le cadre temporel, 1954. On sent déjà que Teddy Daniels n'est pas à l'aise, malgré sa cravate fun, il garde cette tronche de sale petit camé. Plusieurs années d'alcoolisme sont derrière lui. Eux sont DEDANS, dès le début de l'enquête, les 2 cops vont se heurter à la rigueur du Docteur Cawley (Ben Kingsley) et au décor hostile de l'île qui fait face à Boston. L'énigme se dévoile : Quel mystère entoure ce soi-disant 67ème patient ? Et la magnifique tempête va s'abattre sur le centre... État d'urgence décrété.

Pendant ce temps, Daniels dérape, malgré son numéro de Cliffhanger sur la falaise. Flashbacks, hallucinations, et souvenirs de plus en plus oppressants, son passé de G.I. et sa découverte de Dachau (glacial et malsain), l'omniprésence de sa femme décédée (chéri, j'ai baigné les enfants), plus un panel de personnages qui viennent l'embrouiller, lui, ainsi que le pragmatisme du spectateur. C'est là qu'on peut repenser à SHOCK CORRIDOR de Samuel Fuller, un homme sain entouré de fous peut-il s'en sortir indemne ? Et nous, pouvons nous sortir indemnes de 2h17 de film (+15mn de pubs)... L'enquête qui patauge va révéler la vraie identité de Daniels après de nombreux détails accablants, dont une conversation musclée sur la violence humaine entre le KAPO et Daniels, qui renvoie DiCaprio à la Nietzsche.

Dr. Naehring (Max Von Sydow) est-il un ancien nazi ? Quelle est la signification des pin's AH que porte chaque gradé ? La lobotomie est-elle pratiquée dans ce phare à l'abri des regards ? Vaut-il mieux vivre en monstre ou mourir en homme de bien ? C'est qui George Noyce ? Combien de petrodollars le petit Martin va t-il engranger ? Malgré quelques assoupissements, c'est un gros film américain avec plusieurs interprétations, autres qu'une simple histoire de vengeance, de conspiration ou de camisole, agrémenté de bien belles et frissonnantes scènes (la forêt, le cimetière, les rats, les cendres, le BÂT. C). Les érudits qui ont tout capté dès le début peuvent s'amuser à complexifier l'intrigue qui rejoint sur de nombreux points l'ambiance d'IDENTITY, l'excellent thriller schizophrène de James Mangold. Brutal.

JOHN CAGE - Root of an unfocus

Commentaires
1. Le mercredi 3 mars 2010 à 22:13, par Xinh
2. Le mercredi 3 mars 2010 à 23:06, par christelle
3. Le jeudi 4 mars 2010 à 10:56, par azerty
4. Le jeudi 4 mars 2010 à 19:09, par Le Patron
5. Le lundi 8 mars 2010 à 10:08, par Hutch
6. Le lundi 8 mars 2010 à 18:38, par Starsky
7. Le lundi 8 mars 2010 à 19:19, par Le Patron
8. Le lundi 8 mars 2010 à 21:21, par un film dérangeant qui tiens bien en haleine....
9. Le mardi 9 mars 2010 à 10:27, par Hutch
10. Le mardi 9 mars 2010 à 22:44, par Woah
11. Le samedi 13 mars 2010 à 22:32, par Girl Fight
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