Fluoglacial - Tendances Négatives

SILENI (2005)


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Industrial Music for Industrial People



L'introduction du nouvel album de LUFTWAFFE est aussi inquiétante qu'un vol de Focke Wulf au beau milieu de la nuit. Sur Cultural hell, on ne sait plus si ces cris sont poussés par un homme ou par un animal. La première partie de Ere I perish est très brutale, bruitiste et martiale, dans la tradition américaine qui va de NON à BLOOD AXIS, noyée dans les pensées d'Yvonne Aimée prédisant l'arrivée de milliers d'hommes verts (de gris). Après The scourge of the cords, la musique mute en neofolk fluide tel un Messerschmidt au dessus des nuages, se rapprochant de l'Europe, de DEATH IN JUNE et de STRENGTH THROUGH JOY. Le duo de Chicago arrive à conserver de belles mélodies tout en les mélangeant à l'apocalypse latente (Love one another). Il est d'ailleurs possible qu'ils dorment dans des cercueils. Ce disque est sorti sur Old Europa Café et sonne déjà l'hiver dans les têtes.

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Hey fuckers !

SOS Nazisme



Traiter le passé comme actuel et l’actuel comme passé me semble une mauvaise manière de préparer l’avenir. Notre vigilance à l’égard du passé nazi a plusieurs fonctions. L’une, indispensable, est de ne pas laisser s’en estomper le souvenir ni s’en perdre la leçon. Une autre est le contraire : elle est d’en refouler certains aspects, faute de pouvoir les avouer ou les assumer. Une troisième fonction enfin, et c’est en pratique la plus importante, est de les revivre au présent sur le mode imaginaire et artificiellement héroïque, de conserver au nazisme un statut de danger actuel, d’y rattacher toutes sortes de phénomènes du monde contemporain, de manière à entretenir le mythe qu’il existe encore dans l’humanité de cette fin du XXème siècle et vraisemblablement pour longtemps non pas un seul mais deux totalitarismes de poids sensiblement égal.

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Enfin l'Automne

CHOPPER (2000)


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Plutôt la mort que la souillure !



"Jean marchait ; les clichés du media d'État repassaient dans sa tête, et il savait que le matériau du spectacle, c'était des hommes, c'était des femmes, dont on avait volé la substance pour la réduire à des images.
Sur le grand boulevard, Jean s'arrêta devant un kiosque à journaux. Les mêmes photos toujours, guerres, politiciens, cataclysmes, meurtres et en prime, blafardes, d'innombrables revues de cul proposant des putes dénudées en quadrichromie, seins aguicheurs, fesses racoleuses, désormais concurrencées par les revues pédés avec culturistes en slip de cuir noir à la une. "Achetez et branlez-vous!" criait la section imprimée de la civilisation de l'image ; Jean se détourna et reprit sa marche, accompagné de toujours plus d'images, images de film, de télé, de papier, images sonores des radios, images des magazines au texte écrasé par le graphisme lus à Beaubourg, images des bédés-pour-adultes - sexe et violence - parcourues au Bazar de la culture assis par terre le dos à un comptoir, et des romans américains où chaque ligne se voulait une image... Dans ce flot ininterrompu d'images que le monde crachait sur lui, jamais Jean ne trouvait une pensée, une réflexion, ni la marque de ce qu'avait été l'homme jadis, jadis - peut-être.

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Womb Raiders



Y'en a un peu marre de tous ces groupes de dickheads qui font un coup du stoner rock, un coup du rock psyché, en mélangeant les années 60, les années 70, sans aucune gêne, sous prétexte d'être un putain de groupe indie (cf. le dernier album de BLACK ANGELS). THE SWORD rappelle aux fans de musique à guitare que le terme DOOM existe toujours et qu'ils ne sont pas prêts à adoucir leurs riffs pour passer à la Route du Rock. Même si c'est nettement moins métallique que leurs deux excellents disques d'avant, on leur accorde aussi le droit de vouloir séduire des filles, Warp riders ne perd pas la rythmique incisive du groupe. La voix est toujours Osbournisée à fond. Chronomancer I & II préparent bien le destin tragique qui nous attend tous. Une alternance de hits à chanter dans un break Volvo et d'odes pour creuser des puits dans le désert. Kemado.

THE SWORD - Arrows in the dark

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Sacré Henry !

DETROIT ROCK CITY (1999)


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