"D'une manière générale, sadisme, masochisme, etc., ne constituent pas pour moi des vices mais seulement des moyens d'atteindre une plus intense réalité. En amour, tout me paraît toujours trop gratuit, trop anodin, trop dépourvu de gravité; il faudrait que la sanction de la déconsidération sociale, du sang ou de la mort intervienne, pour que le jeu en vaille réellement la chandelle. Ainsi les pratiques où se trouve mise en oeuvre la souffrance physique, quoique donnant dans une certaine mesure à l'amour sa gravité, ne peuvent que me dégoûter, du moment que je sais qu'elles resteront quelque chose de factice et que je n'oserai les pousser, telle Lucrèce jusqu'au suicide ou, telle Judith, jusqu'à l'égorgement."

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