Fluoglacial - Tendances Négatives

Du Rennst!


Danser Glacial


01 - TELEX - Dance to the music
02 - P!OFF - Ich kann kein französisch (Dansez)
03 - DRINKING ELECTRICITY - Discord dance
04 - STEPHAN - Wir wollen tanzen gehen
05 - RADIO BERLIN - Dance the youth
06 - ROLAND BOCQUET - Dancing
07 - I.M.S. - Dancing therapy
08 - NEWCLEUS - Cyborg dance
09 - PET SHOP BOYS - Domino dancing

Une sélection musicale pour le blog Être assis ou danser
La version découpée est disponible ici.

Bien cordialement.



Julien Prévieux est un type qui a passé ses années 2000 à envoyer des lettres de non-motivation aux offres d'emploi trouvées dans la presse, comme si ces offres lui étaient personnellement adressées. Certaines sont doucement naïves, d'autres surréalistes, leur point commun est de mettre en évidence l'absurdité des termes employés et de refuser le culte de la compétitivité. Les entreprises, qui lisent une candidature sur cent, parfois lui répondent, souvent c'est un robot qui s'en charge voire une non-réponse. Je ne pense pas que ce soit de l'Art mais en tous cas c'est 'achement marrant. Cet exercice a été compilé dans un recueil paru en 2007 aux éditions ZONES, ouvrage entièrement consultable sur leur site. Je vous ai quand même glissé les trois meilleures ci dessous. (Julien Prévieux a dû trouvé un travail depuis...)

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Voir Paris (couler) et mourir



« Sur le mur de la Cour du Havre, à plus d’un mètre du sol, on peut lire sous un trait large peint à l’huile : “crue de 1910″. On dit aujourd’hui que, par la grâce des ingénieurs des Eaux-et-Rivières susceptibles de hauts et bas, Paris est désormais à l’abri d’un tel débordement. Et je dis que c’est triste. L’idée de mourir un jour sans avoir eu la chance de voir Paris noyé à hauteur de béret m’est intolérable. Les bagnoles qui puent, qui vroument, les mammifères de bureau vibratiles, les pépés grommeleux à bout de chien chieur, les amoureux par deux, les Nippons touristiques, contempler toute cette vase d'humanité pour quelques heures enfouies sous l’eau lisse et tranquille de la Seine éternelle, dans le silence où passe une mouette étonnée qui se pose sur la crête émergée d’un parcmètre englouti et voit passer trois képis flottant vers Rouen et les mers atlantiques, ah, merde à Dieu, mourir après je veux bien, voir Naples avant, je m’en fous. »

Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis, Pierre Desproges, 1985.

SURF PUNKS (1981)





El futuro no existe



DOMESTICA est un label espagnol qui ne croit pas en l'avenir. Carles et Jordi préfèrent éviter la plage et les rues festives de Barcelone pour débusquer des raretés synthétiques dans leur cave humide. La réponse européenne à Minimal Wave. Pour l'instant ils ont trois sorties (en LP évidemment) à leur actif, et une dizaine à venir en 2012. La première est un tri dans la discographie de MODERN ART, aka Gary Ramon, un anglais qui a sorti bien trop de K7 dans les années 80. Circuit lights revient sur la période 1982-1986 du gars. Still life, le premier titre, n'a rien à voir avec les HORRORS, ni avec tous les groupes de maintenant qui se mettent aux sonorités vintage. Chœurs de vierge et danse froide, c'est limpide. Il y a beaucoup de titres au format techno (6, 7, 8 minutes), bien électroniques et lunaires, ils passent très bien le long des autoroutes allemandes. Disque épuisé.

MODERN ART - (Trying to find) The hidden world
MODERN ART - Search for a soul

DOMESTICA is a spanish record label that does not believe in the future. Carles and Jordi prefer to avoid beach and festive streets inna Barcelona for tracking down synthetic rarities in their wet basement. This is their european answer to Minimal Wave. For now, they have three records out (in 12" of course), and a dozen coming in 2012. The first is a sorting from the rich MODERN ART discography, aka Gary Ramon, an Englishman who released too many tapes in the 80s. Circuit lights comes back over the 1982-1986 period of the guy. Still life, the first song, has nothing to do with THE HORRORS, nor with all the current bands who now begin to sound vintage. Virgin choirs and cold dance, it's limpid. There are many techno format tracks (6, 7, 8 minutes), very electronic and lunar, they go very well along the German autobahn. It's already sold out.

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LE MONOCLE NOIR (1961)



Le Monocle Noir est le premier film de la série des monocles réalisé par Georges Lautner, l'homme qui éleva le roman d'espionnage au titre d'art français de la gaudriole. Ce film comme ceux qui suivront, L'Œil du Monocle (1961) et Le Monocle Rit Jaune (1964), est tiré des romans du résistant Gilbert Renault, dit Rémy, (né à Vannes!) qui publiera une tripotée d'ouvrages après guerre. Lautner lui, cassera le sérieux des romans en les transformant en comédies policières loufoques. Le roi des loufoques présidera d'ailleurs les trois castings: Paul Meurisse alias le commandant Théobald Dromard dit Le Monocle.



Le synopsis est le suivant: Villemaur (Pierre Blanchar), un marquis excentrique, convie des nostalgiques du nazisme dans son château afin de leur révéler un secret: Gorman, le dauphin du IIIème Reich n'est pas mort! Qui dit secret dit agents, ils grouillent dans le château et la partie de cluedo mortel (préfigurant le génial Les Barbouzes) va confondre tout le monde. Où est passé l'agent soviétique? Qui a tué Monique la secrétaire? Dromard est-il aussi aveugle qu'il le dit? Les nazis vont-ils revenir au pouvoir? Que fait la police? Elle arrive pas de panique. Avant ça, Elga Andersen, la belle plante, jouera du poignard tandis que Dromard, avec l'aide de Tournemire (Bernard Blier ouais) et Torchu (Jacques Marin et sa moustache patriote) aidera les képis à la capture des fascistes, sauvés, vive la France ! À noter, le film a été tourné en Bretagne (Ploërmel, Josselin et les ruines d'Elven), une raison de plus pour visionner ce bijou du patrimoine, merci René Château.



Tête de Boeuf


Dreamland



Je crois que TRUST (rien à voir avec Bernie Bonvoisin) est le premier groupe qui arrive à faire de la musique de fête foraine profonde et émotionnelle (même s'il y avait déjà eu Robert Miles dans les années 90). Le duo est formé d'un type de Toronto, à la voix très érotomane, et par une des deux meufs d'Austra, celle qui porte des lunettes sans verre. Leur premier morceau commercialisé, Candy walls, était vraiment beau, malgré un clip de type publicité pour Urban Outfiters. Depuis, ils ont pris un gros virage trance-pop. Leur dernier single, Bulbform, a toujours ce truc de très addictif. Peut-être le côté gangsta cold wave. Par contre, une grosse moitié des morceaux de l'album, TRST, est à jeter dans la poubelle verte, celle qui ne recycle rien. J'imagine que Gloryhole fait un carton dans les backrooms. Ils s'amusent même avec la new beat sur This ready flesh. L'album n'est toujours pas sorti au fait, comme Lana Del Rey.

TRUST - This ready flesh
TRUST - Chrissy E
TRUST - Dressed for space

I think TRUST (nothing to share with the french band) is the first band that succeeds in making deep and emotional funfair music (even if there had been Robert Miles in the 90s). The duo consists of a guy from Toronto, with a very stalker voice, and one of the two chicks from Austra, the one that wears glasses without glass. Their first marketed single, Candy walls, was really beautiful, despite a video clip that could have been an Urban Outfiters ad. Since then, they took a big trance-pop turn. Their latest single, Bulbform, still got this very addictive thing. Perhaps the gangsta cold wave vibe. On the other side, more than half pieces of TRST is still to throw in the green bin, the one that does not recycle anything. I guess Gloryhole is a boner in the back rooms! They even play with the new beat on This ready flesh. This album is still not released in fact, as for Lana Del Rey.

From Sigmaringen with Love



« Le monde sera seulement tranquille toutes les villes rasées! Je dis! C'est elles qui rendent le monde furieux, qui font monter les colères, les villes! plus de music halls, plus de bistros, plus de cinémas, plus de jalousies! plus d'hystéries!... tout le monde à l'air! le cul à la glace! vous parlez d'une hibernation! cette cure pour l'humanité folle!... »

D'un château l'autre, Louis-Ferdinand Céline, 1957.