MARQUE PAR LA HAINE en français, ouais ça en jette plus, ce film de Robert Wise (le réalisateur de WEST SIDE STORY) raconte la vraie histoire du boxeur Rocky Graziano, bien avant les grimaces de Stallone. La grimace devait être un trait de caractère du bonhomme car Paul Newman, ici dans son premier grand rôle, en rajoute un max aussi. Basé sur l'autobiographie du champion, on suit l'épopée du kid qui grandit dans les rues de NY dans les années 30. Petit loubard trainant en bande et filant des chocolats à tout le monde (c'est son père qui a commencé), son parcours violent et sans règles le conduit naturellement à Rikers Island et dans la US army en 42, où il continue à frapper matons et officiers.

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C'est là qu'il se fait remarquer pour sa droite perforante et son mode de combat non orthodoxe. Un bidasse l'engage dans le club de boxe de la caserne. Il s'en sort bien et rentre dans son Lower East Side adoré, continue à faire l'amateur de haut niveau en ramassant l'oseil. Et puis il rencontre sa femme qui lui fait troquer son costume de brute de la rue contre celui du fiancé casanier, mariage, enfant, et bla et bla et bla. Et malgré son passé de voyou qui le rattrappe vite, il devient champion du monde des poids moyen en 1947. Newman est excellent, sa femme Pier Angeli magnifique, la rue est sale et sombre, l'humour bien présent (avec l'une des premières apparitions de Steve McQueen en maniaque de l'opinel). Tout ça fait de ce film un réel classique.