Fluoglacial - Tendances Négatives

Boris, why always Boris ?



C'est quoi cette pochette de merde? On dirait un disque de BENABAR. Ou un concert de catch. Bienvenue dans le hardcore circus. Remarque on y est tous, surtout toi si tu es déjà rendu à la 3ème ligne. Les slogans gribouillés sur le papier ne font pas appel à une connaissance accrue d'Arlette Gusse mais plutôt au New-York des années 90, celui de LEEWAY aussi bien que celui de MOBB DEEP. Musicalement, TRAPPED UNDER ICE galopent toujours entre ces 2 groupes, à un haut niveau de rue, groove accéléré avec du chant placé où tu veux, c'est toi qui décide. C'est vraiment le CROWN OF THORNZ des années 2000. GEMINI et DEATH CLOCK TICKING sont biens, sans surprise. DIRTY MONEY, je sais pas. J'ai toujours eu du mal. Même si le chanteur est un vrai bout-en-train, sa voix criée me hérisse toujours autant. Comme TUI, avec en plus des breakdowns consensuels genre KNUCKLEDUST, ils donnent dans la torture mentale sur HOLLOW SHELL, puis dédicacent leurs disparus dans 2007 WAS A BAD YEAR. Baltimore/Londres, c'est sur DEAD & GONE. A quand un album de TRAPPED UNDER ICE bordel ??

Hell is here



NEW AGE records, le label straight edge culte des années 90, revient en force ces derniers temps. Producteur de groupes charniers entre la fin des années 80 et le millieu des années 90: UP FRONT, TURNING POINT, STRAIN, MOUTHPIECE, STRIFE, TRIAL, UNBROKEN ou les mortels XCHORUSX, la liste est longue. On aurait tort de leur coller l'étiquette de hardcore chiant dû à certaines de leurs sorties en plastique, on la leur fait pas à l'envers quoi. Dernièrement, ils se remettent à signer des groupes plus ou moins intéressants. TODAY AND EVERYTHING AFTER fait partie de la 1ère catégorie. Pas de tatouages à foison ou de bras croisés sur les photos, leur hardcore new school puissant (comme on disait en 93), parle de lui-même.

"We are not ex members of some shitty band that didnt matter...
We're stoked on hardcore and our scene as much as ever."


Un savant mélange du groove de MOUTHPIECE, de la profondeur de UNBROKEN et de la puissance de TRIAL. "Hell is here" est donc un disque NEW AGE à 100%. Les morceaux sont courts, les riffs métalliques incitent à la haine, le chant est dosé, les mosh parts particulièrement efficaces et ce son sifflant si typique de l'écurie. Quelques passages sont un peu pénibles (comme le modern hc) mais le côté 90's travaillé les effacent. "Hell is here", "Riot in the morgue" et "You keep my hatred for this world alive" arrivent en tête de ces 15 titres. Ils nous disent adieu en reprenant "Slave new order" de SEPULTURA, au cas où l'on s'interrogeait encore sur leur sexualité. C'est chaud en Virginie.

TAEA - Riot in the morgue
TAEA - Broken bond

Humanity is history



02:14, 29/08/1997. Date du jugement dernier, où Skynet devenu autonome, lancera ses missiles vers Moscou. 3 milliards de morts et le début de ce qu'on appellera la guerre contre les machines. Si vous ne maitrisez pas TERMINATOR 2, je ne peux rien pour vous (je ne leur en veux pas non plus d'avoir piqué le concept de DANSE FROIDE!). Bref, après une démo et un EP très bruts et violents, ces putain d'anglais MENACENT le hardcore et rattrapent leur retard face aux USA avec "End time prophecies" (sorti sur DEAD AND GONE). La fin des temps est présente du début à la fin. Visuellement d'abord, la couvrante faite sous acide est signée Edward J. Repka, qui a aussi travaillé pour DEATH, MEGADETH, ULTRADEATH et des tonnes d'autres groupes metal ou punk (la photo "flambeurs" de l'insert façon "Demonstrating my style" de MADBALL tranche un peu avec d'ailleurs).

  DEAL WITH IT - Streets of rage II

Ensuite, le chant mutant de Michael Carver nous surprend à chaque morceau, ses lyrics à la fois prophétiques et alarmistes annonçant l'apocalypse (War against the machines, Black sun, Terrorstorm (avec son clind'oeil au "Sunday bloody sunday" de U2 et son envolée heavy metal). La sensibilité krishna (Atlas shrugged, Temple mount, Shah-Mat) nous renvoie directement à CRO-MAGS, leur première source d'inspiration musicale et philosophique. Oh Yeah. La terreur sainte est caressée dans l'intro de "Streets of rage II", le DMS enterré, CLEVO n'est jamais loin quand on parle de hardcore malin. Puis, "Generation" dresse un triste constat de cette jeunesse préférant consommer une chemise RG-512 que cet album de DEAL WITH IT. Une incision métallique, moins impulsive que leurs 1ers enregistrements, mais toujours aussi convaincante. 22:58 minutes qui donneront espoir à ceux qui rêvent à l'annihilation de ce monde (pendant une mosh part). Grandiose.

  DEAL WITH IT - Terrorstorm

Headwalker Texas Rangers



Nouvel EP attendu pour BITTER END de San Antonio. Le NYHC tendance molle n'est plus vraiment au goût du jour, bienvenu dans le monde maléfique du speed metal! Comme d'hab depuis quelques temps, les EP's sont de plus en plus sommaires, à base d'une intro, d'un titre qui tourne sur myspace depuis des semaines et d'un nouveau morceau. Merci DEATHWISH. Le tube de ce 45 tours est évidemment "Purgatory", dédicace à Limoges peut-être, pour une bombe metal hardcorisée. Ça mitraille sec. Passages fous remarqués à 1:50, 3:25, 3:46 et surtout une fin mordante à 4:51, au moment où personne ne s'y attend. Le chanteur a de nouvelles intonations de type Roger A.F. et le son se rapproche d'ailleurs d'un "One voice" ou même d'un "Liberty and justice...". La preuve sur "Power struggle", un peu longue. On court tous après le temps, et après leur prochain LP.



POWER TRIP représentent la ville de Dallas, plus connue chez nous en raison d'un feuilleton TV lobotomisateur que de sa scène alternative souterraine. Ils ont en gros les mêmes influences que BITTER END, c'est à dire le meilleur du hardcore New-Yorkais (CRO-MAGS, LEEWAY, BREAKDOWN, CRUMBSUCKERS, THE ICEMEN) avec la pointe de metal pour se mettre bien (EXODUS, NUCLEAR ASSAULT). Crossover. Et autant dire que cette DEMO 2008 éclabousse. Introduction fulgurante, bonne voix, bonne gestuelle, bons lyrics infestés, bons riffs engagés contre Dieu, bonne dévastation en mid-tempo. Le break d'"Acid trip" est dingue. C'est sauvage et réel. Who needs friends when money's on the mind? (On peut aussi changer "money" par "women", A. comprendra)

NANTES PRIDE


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All the leaves are brown, and the sky is black...



Rien change. Après une démo violente, ALPHA & OMEGA sort un 7 pouces attendu sur 6131 records, titulé "Devil's bed". Face A, 2 nouveaux morceaux. "No more pain" et ses intonations très proches de ce fameux George de BLACKLISTED. "Silent ground" continue sur cette lancée de metal froid et vindicatif en casquette. Face B, la démo 3 titres est réactualisée. La voix ressort mieux et se démarque bien du reste de la faune, dommage que cette batterie de type CANNIBAL CORPSE tache la blancheur des Nike. C'est cependant toujours très loin devant sol rampant.



Leurs mamans n'en reviennent pas de leur très mauvaise décision. Mais VIOLATION font les choses. Ils arrivent à créer une musique aussi maléfique que des violeurs d'enfants morts résidant à Cleveland. Le tube "No solace" diffusé préalablement sur myspace pour assiéger la masse ouvre de fort belle façon "Devoured", produit de 1917. L'intro de "Disillusionned" les fait courir dans la même catégorie que ALL OUT WAR. Les guitares crunchent de façon thrash metal à fond sur "That which has no end" ou "Low and behold". Un solo est même offert pendant "Disembodied". "Nuclear frost" ramène un groove dévastateur dans la machine, inhérent au hardcore des années 2000. On reprend la singerie avec "Degenerate" et "No life awaits" et leurs rythmiques complètement diablesques. Ces jeunes ont du passer leur scolarité à écouter et lire les lyrics de KREATOR, POSSESSED et les premiers albums de SEPULTURA et ENTOMBED. Pendant que leurs potes faisaient du skate en écoutant OFFSPRING. Gloire à eux.

COLD WORLD


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Rires & Chansons

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Pussy Pussy Pussy !


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Hardcore 2008 : Les formats longs

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