Fluoglacial - Tendances Négatives

Education Francaise ?



On n'a jamais autant lu et entendu cette putain d'expression de "jeunes gens modernes" depuis cet été et le soi-disant renouveau de la scène française (couplé au documentaire d'Entrisme qui porte le même nom pour brouiller les pistes). Lescop fait la couverture partout, les gens redécouvrent La Femme, des collectifs portent le nom de "Nouvelle New Wave", la fièvre touche même Nice ou Biarritz, et ce malgré la grosse panne d'inspiration ambiante. Il n'y a plus aucune frontière entre 'underground' et mainstream, tout est pop. La preuve avec cette compilation qui sortira chez Sony le 5 novembre prochain, son titre: "Éducation Française". Un réel plaisir de découvrir les nouvelles têtes chantantes de notre beau pays, et tous ces clips conceptuels au filtre jauni. Merci, vous nous avez bien fait marrer ! (avec la participation de The Kid Alone)

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La corde ou le gaz ?


Disney Boys


CCCPunk



La Russie possède aussi ses groupes de post-punk, comme chaque pays occidental. INVERSE, totalement inconnu au bataillon vient de sortir son premier album, A record. Ces quatre jeunes de St Petersburg jouent quand même depuis 2005, l'époque où les EDITORS faisaient la pluie et le beau temps. Le chant est malheureusement un peu faible et dessert un peu leur rock alternatif sombre, qui tire parfois sur la shoegaze (les morceaux sont bien trop longs bordel). C'est pas calqué sur les années 80, c'est souvent maladroit, et même si t'es pas un adolescent suicidaire, il y a un truc exotique qui fait bien passer la sauce, telle une réunion d'actionnaires présidée par Vladimir Poutine.

INVERSE - Strawberry

Russia also has its post-punk bands, like every Western country. INVERSE, totally unknown to us has just released his first album, A record. These four youngsters from St Petersburg play since 2005 yet, a time when EDITORS dominated the indie scene. The singing is unfortunately a bit weak and harms their dark alternative rock a little, which sometimes takes on shoegaze (the songs are much too long, damn). This is not modeled on the 80's, it's often clumsy, but even if you're not a suicidal teen, there's a trick that makes them sound exotic and it goes well, as a shareholder meeting chaired by Vladimir Putin.

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Pastures & Terraces


Hooked on Holland


NITS 1979




NITS 1980




NITS 1981



A moy que chault



Cet album résume parfaitement l'univers torturé de l'individu se cachant derrière YUSSUF JERUSALEM. Le feu d'abord, les sorcières brûlées sur les bûchers pendant le glorieux moyen-âge, l'époque préférée du jeune jurassien. Dans son intro, il rend hommage à Blood Axis en démontrant son agilité en musique néo-classique et euro-folk. Ensuite, il convainc les dernières filles qui n'avaient pas encore ôté le disque de la platine de le faire, le mal se lève, et rugie du black mosh metal lo-fi. Puis c'est le calme garage country après la tempête, Through winter's darkest day. L'épique The path of Paladin symbolise son coming-out jeu en réseau que tout le monde attendait. Sa reprise d'ABSURD, Gates of heaven (bien meilleure que l'originale) témoigne de l'amour inconditionnel qu'il voue à l'incorrectance politique. Le reste de l'album est dédiée aux filles, à base de fin du monde poppy et de rupture amoureuse catchy, mais dans un style toujours désabusé. C'est ni plus ni moins que le Chris Isaak de Saint-Ouen. YUSSUF JERUSALEM ainsi que les CRETEENS (ouais) sont en concert à PANTIN samedi 11 en 8. hajde!



Triple A



7 ans que ça dure et c'est toujours aussi bien. Onwards to the wall est le nouveau 5 titres de A PLACE TO BURY STRANGERS. Ici pas de "ballade capiteuse et sensuellement morbide de la sirène lynchéenne" (© Les Inrocks), ni de clip déguisé en musulman fun, mais la longévité et la rigueur shoegaze euro-new-yorkaise. So far away est beau comme il faut. Nothing will surprise me est le titre qui vient à l'esprit lorsqu'on zyeute la programmation d'un festival Super!. Accélération sur la fin. Un groupe dur qui dure, malgré son nom ambigu.

A PLACE TO BURY STRANGERS - So far away

Seven years lasting and it's still going strong. Onwards to the wall is the new maxi of A PLACE TO BURY STRANGERS. There's no "heady, sensual & morbid ballad of the lynchean siren" here (© The Inrocks), or disguised muslim fun, but the longevity and severity of euro-NY shoegaze. So far away is fine as it should. Nothing will surprise me is the title that comes to mind when you check the program of Super! fests. Acceleration to the end. A group that lasts, despite its ambiguous name.

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Augenblick

AZERTY



La première chanson de History est encore un adieu. Bon Dieu que c'est beau. In real life Molly Nilsson emploie le langage internet pour dire IRL qu'être en ligne n'est pas vivre, quitte à choisir la solitude. Elle enchaîne avec une reprise d'Allan Roberts, You always hurt the one you love, sur un beat balearic, enfin un son zouk romantique pour les ruptures amoureuses hivernales. "I'm the hooligan of your heart" est la remarquable métaphore d'un des tubes de ce disque (sur un tempo rapide !) : I hope you die. Hiroshima street est sans doute le meilleur morceau de ce dernier et quatrième album de la berlino-suédoise. Tout en pop fataliste. Si Molly n'est pas chez elle, appelle-la sur Skype, elle est sûrement à Hotel home. Où alors elle doit redécouvrir la house et chanter la City of Atlantis, mythe récurrent à Detroit. Molly est partout, Molly est total. Moins pompier, QWERTY rappelle un peu l'electro-nostalgie de Jan Hammer, mais surtout son addiction à l'ordinateur. Un tour de pendule et on touche déjà le Skybound et la fin de cette pièce maîtresse de mélancolie occidentale. Molly toujours #1.


Molly Nilsson - Hiroshima Street

The first song of History is a farewell again. God it's beautiful. In real life Molly Nilsson uses the internet language to say IRL being online is not live, even if it means to choose loneliness. She follows with an Allan Roberts' cover of You always hurt the one you love on a Balearic beat, finally a romantic zouk to listen during winter heartbreaks. "I'm the hooligan of your heart" is the great metaphor of a new hit (with a fast tempo this time!): I hope you die. Hiroshima street is probably the best piece of this fourth album from the Swedish-berliner. This is pure fatalist pop. If Molly is not at home, call her on Skype, she's certaintly at Hotel home. Or maybe she's rediscovering house music and sings the City of Atlantis, the recurring myth in Detroit techno. Molly is everywhere, Molly is total. Less pompous, QWERTY is somewhere reminiscent of the electro-nostalgia of Jan Hammer, but especially reminisces her addiction to computer. A clock tower later and we'er already reaching Skybound and the end of this masterpiece of westerner melancholia. Molly is still #1.