Fluoglacial - Tendances Négatives

There's so many of us !



FEAR, The Record, 1982. (Slash)

Et les lyrics signés Lee Ving (New York est OK si tu aimes les saxophones, Bœuf Bolognaise, Chair fraiche, J'aime vivre dans la ville, Nique Noël, Faisons la guerre, ...).




FEAR, The Record, 2012. (The End)

Quel intérêt de réenregistrer son meilleur album en moins bien 30 ans après ?

Gardons plutôt en souvenir le feu sur le plateau du Saturday Night Live en 1981:



ψυχρότητα



FOUTRE



Le label Euthanasie continue son travail de déterrage du patrimoine punk français en sortant une fois de plus un groupe de son cru. FOUTRE venaient de Tours et ses environs (concert à Vouvray et compagnie), à 1 heure de route d'Orléans, là où se trouvait le célèbre label Chaos en France, qui les avait foutu sur leur première compile. Croyez-vous. Bah ouais. Un journaliste de Rock'n'Folk ne pouvait d'ailleurs pas chroniquer cette compile autrement, "monstrueuse" !

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This is Forever



Après ICEAGE et WAR, le jeune Elias Bender Rønnenfelt a monté un nouveau groupe de rock. Ça s'appelle MARCHING CHURCH. En fait, ce projet existe depuis environ 3 ans, 3 titres figuraient sur la compile "Grå Fraktion" sorti en 2010 chez Posh Isolation, le label derrière la majorité des disques atteints de malfonction qui sortent du Danemark. La même année sort "At night", un premier maxi post-black metal encore plus bancal qu'un concert de Iceage, c'est dire. Non j'abuse un peu. Sur ce nouveau 4 titres, "Throughout the borders", notre petit chanteur à la croix de fer a compris que les pistes lentes lui réussissaient mieux. Les guitares se sont légèrement accordées, et le chant a gagné en clarté et hurle à la mort. Il a réécrit "Stang among" qui se transforme en un putain d'hymne de rock nordique (malgré un petit clin d’œil latin très étrange à la fin). Fini le "black metal indus" qui sert à rien, "All these arms" ressemble à de la oi! minimaliste et dépressive. Copenhague Violence ? Si les chansons de "New Brigade" marchaient, marchaient, à travers le pays, celles de Marching Church forcent les frontières. D'ailleurs, "Throughout the borders" est clairement le tube avec un refrain qui sonne comme une vieille guillotine rouillée. Un froid sec saisit la nuque. Le disque se clôture (en barbelé) par une ballade pop pour les filles, qui constituent désormais une partie non négligeable du public "post-punk". Iceage devrait d'ailleurs sortir un nouvel album au début de l'année 13.



After ICEAGE and WAR, young Elias Bender Rønnenfelt just set up a new rock band. It's called MARCHING CHURCH. In fact, this project has been around for 3 years, 3 tracks appeared on the compilation "Grå Fraktion" released in 2010 by Posh Isolation, the record house behind most bands that come with malfunction from Denmark. The same year, they released "At night", a first "post-black metal" seveninch, as wobbly as an Iceage show... No, I'm overstating. On this new 4 tracks 7", "Throughout The borders", our little singer with the iron cross realized that he's more kicking on slow tracks. The guitars are slightly granted, and the voice has gained clarity and is screaming to death. So he rewrote "Stang among" and turned it into a fucking Nordic rock anthem (despite a very strange latin note at the end). Gone is the "industrial black metal" stuff which was quite useless, "All these arms" is like minimalist and depressive oi! music. Copenhagen Violence ? "New brigade" songs were marching, marching, accross the land, but now, the Marching Church forces the borders. "Throughout the borders" which gives its name to the EP is clearly the hit song with its chorus that sounds like an old rusty knife. A dry cold grips the neck. The record closes without barbed wire but with a pop ballad for girls, who are now a significant part of the post-punk audience. Iceage should also release a new album in early year 13.



Oi!-Wave since 1994


Miseris & Malis



Les SLUG GUTS doivent en avoir marre de la soupe hippie de TAME IMPALA made in Perth. Ils écrasent leurs disques psychés et triangulaires au guidon de leurs motos de tourisme, et en chapeaux ronds bien que non bretons. A travers leur ville de Brisbane, les "tripes de limace" refont vivre la tradition rock australienne des BIRTHDAY PARTY ou RADIO BIRDMAN. Le blues du Smith & Wesson quoi. "Playin' in time with the deadbeat" est leur troisième album, après "Down on the meat" et "Howlin' gang", et déjà le deuxième sur Sacred Bones Records (toujours eux). Leur son ramène d'ailleurs le label, qui se perdait un peu dans le LSD, à la réalité de la rue. Le single "Stranglin' you too" et sa face B "Suckin' down" sont bien engagés contre les g, et contre la positivité béate de l'indie rock. Toutes les pistes se ressemblent un peu, sûrement dû au batteur de rockabilly qui tourne au ralenti, mais vu que c'est très bien ça ne pose aucun problème. Riffs de guitares sifflants, cuivres dévissés, voix de mec à l'agonie, paroles négativistes, la totalité très sombre est couronnée par une putain de reprise de "Order of death" de PIL, chanson jadis utilisée dans le film cyber-punk HARDWARE. Un disque pour les rocheurs, les vrais en noir, qui fument des clopes.





SLUG GUTS must be sick of the TAME IMPALA hippie soup made in Perth. They crush their psyche and triangular records under the wheels of their cruising bikes, with their round hats although they're not Britains. Through their hometown of Brisbane, the "slug guts" make a tribute to the Australian rock tradition of RADIO BIRDMAN or the BIRTHDAY PARTY. Smith & Wesson blues, you know what it's like. "Playin' in time with the deadbeat " is their third album, after "Down on the meat" and "Howlin' gang" and already the second one on Sacred Bones Records (always them). Anyway, their sound brings the label, which was a bit lost into LSD, to the reality of the streets. The single "Stranglin' you too" and its B-side "Suckin' down" are committed against the g's, and against the blissful positivity of indie rock. All tracks look the same, probably due to the rockabilly drummer, but because it's very good, there's no problem with that. Piping guitar riffs, screwed brass, dying voice, negativistic lyrics, all this condensed darkness is crowned by a fucking cover of "Order of Death" by PIL, a song used once in the cyber-punk movie HARDWARE. A record for rockers only, those who smoke fags.




Tout se recoupe puisque Jimi Kritzler, guitariste de SLUG GUTS, s'est allié avec Tara Green, une Berlinoise fan de Dogs In Space, pour un projet encore plus goth et désespéré (si c'était encore possible). WHITE HEX joue avec la mort et rappelle le déménagement à Berlin des natifs de Sydney, CRIME & THE CITY SOLUTION, au milieu des années 80. Sauf que eux louent une bat cave. Même proposition morbide, ultra lente, le côté garage effacé et le côté post-punk accentué. L'album de 6 titres est ironiquement appelé "Heat" et est sorti sur l'excellent label italien AVANT!. La guitare de Jimi, sans être Hendrix, fait encore toute la différence et élève cette voix de fille triste (qui sont priées au passage d'arrêter un peu d'inonder la scène) à un autre niveau que celui de sa chambre. Nous voilà enfin débarrassés de l'été, ouf !



Any is overlapping, Jimi Kritzler, SLUG GUTS' guitarist, has teamed up with Tara Green, a Berliner fan of Dogs In Space, for an even more goth and desperate project (if it was even possible). WHITE HEX plays with death and recalls the moving to Berlin of the old Sydney band, CRIME & THE CITY SOLUTION, when in the mid 80s. Sure they rent a bat cave. They share the same morbid proposition, ultra slow, cleared off the garage side and post-punk higlighted. The 6 tracks album is ironically called "Heat" and was released on the excellent Italian label AVANT!. Jimi's guitar, while not being Hendrix, still makes a difference and raise the sad girl voice (who are asked to stop starting a band each week) to another level. We have finally been released from summer, phew!

L'esprit Cobra



Des cyclistes transfusés? c'est ça l'esprit Cobra! Des muscles atrophiés? c'est ça l'esprit Cobra! Entre Sylvester Stallone en 1986 et Riccardo Ricco en 2008, un groupe de Grasse se dresse. Comme eux, il se surnomme COBRA. Duo formé en 1984 (?) dans ce sud-est culturellement abandonné, COBRA possède une seule devise: outrage et destruction. Après les aventures d'Astérix au Pays du Blues, le serpent attend 2001 pour semer la dynambiance et sortir son premier album, "Involution". Déjà des titres affolants: J'aime regarder les filles qui marchent sur des seringues (sur la plage), Ta culture m'emmerde, Pédés et drogués... C'est South Central dans les Alpes-Maritimes. Et c'est punk, black metal, hard rock, fusion, voire même dance. Les refrains en français percutent: "sucer - des routiers - dans les WC - des highways". Et ils prient même Satan pour finir de choquer le méditerranéen.



La subversion atteint le Nord avec leur deuxième album "Le pont des extrêmes", en 2006. Toujours une pochette catéchiste étrange et cette voix plaintive et agressive à la fois, 06130 en force. L'absence Des lieux associatifs pour les jeunes soucie COBRA, un thème qui leur est cher, musicalement plus uniforme (punk/hardcore), le disque est moins dangereux, même si COBRA nous dévoile tout de même d'inquiétants Secrets en partie révélés... L'évangile selon Saint-Loubard et ses mots clés (metal punk bières haine occultus peur satan) ne plaît visiblement pas aux "médias metal" qui descendent le disque et le comparent même parfois à Bérurier Noir ou à du rock identitaire (?). Dur.



Peu importe, en avril dernier, COBRA revient avec son troisième album "Les clefs de l'inquiétude" (disponible pour 6.66€) appuyé par un clip puissant: Nihilistes. Le disque enterre TRUST et le hard rock français grâce à des riffs métalliques et de gros morceaux méchants comme Le glaive de Satan ou L'auberge de la dernière chance, ode horrifique à la France d'en bas du bas, celle qui transpire sous les bras et ne se lave pas, les restaurants où l'on mange torse nu, les nightclubs où l'on danse pieds nus, les pantalons en panthère et les bottes en polyester... Hexamide, symbole de l'Aumisme, rappelle au souvenir de Gilbert Bourdin, dont la secte du Mandarom est toujours établie dans les forêts du Verdon. Parodie ou pas, c'est un putain d'album! C'est Cobra et c'est comme ça, et ceux qui sont pas contents, qu'ils aillent tous se faire enc*ler !





America the Beautiful


Sacred Bones 068-071



Au début je me suis dit, The horror de POP. 1280 symbolise tout ce que le hardcore a donné de pire dans la deuxième moitié des années 80: les albums noise de Black Flag, Melvins, Lard, Nomeansno, Seattle. Puis en le réécoutant, je me suis dit la même chose.

At first I thought, The horror from POP. 1280 symbolizes the worse things that hardcore has given to us in the second half of the 80s: the Black Flag noise period, Melvins, Lard, Nomeansno, Seattle. Then, listening it again, I thought the same thing.

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Love & other crimes