Fluoglacial - Tendances Négatives

Welcome to Fucktown !



SHYNE - You're welcome (Gangland)




RICK ROSS - High Definition (Rich forever)




CHIEF KEEF - I don't like (Finally rich)

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No Futur



Y'a t-il un point commun entre Booba et Bad Brains ? Au premier abord aucun, et pourtant, leurs nouveaux albums respectifs (et derniers on l'espère) viennent de sortir à une semaine d'intervalle et parlent tous deux du Futur.

La cover: Voilà 3 albums que Booba nous propose la même photo, ou presque. Le plan s'est élargi depuis 'Panthéon', et après un passage de face pour '0.9' c'est son meilleur profil qu'il remet en avant, le biceps gauche (comme sur 'Ouest Side' oui). Que dire sur la direction artistique de cette pochette. Le F tourné à l'envers de façon subversive peut s'interpréter comme une manière de regarder en arrière pour mieux aller de l'avant. En fait, on pourrait s'amuser au jeu des 7 erreurs avec Panthéon. Des tatouages en plus, la marque de la montre ? Le bonnet pour l'hiver. Côté Bad Brains, c'est Shepard Fairey qui s'est occupé de la couv, tant qu'à faire. Ils nous propose une variante fun du lion qui orne leurs disques depuis 1995 et 'God of love', peut-être leur album le plus médiocre. Le lion fait le con avec la Terre et se prend l'éclair de H.R. (aka Huntin' Rod, le chibre en chasse) car il ne faut pas déconner avec le Karma, c'est OGK qui le dit. Ou alors le lion règnera sur la Terre dans le futur et dans ces cas là, c'est Bad Brains qui remporte le premier match de l'egotrip.

Les titres: Wesh Morray est apparemment un équivalent de Oui Bobby, et Tombé pour elle n'est pas une reprise de Pascal Obispo, mais ça aurait pu, si Pascal avait grandi dans la rue. Booba est complètement atomisé par l'inspiration de nos rastas new-yorkais qui ont réussi à caser les noms de chansons Rubadub, Yes I et Jah Love sur le même disque, avec un Suck sess en bonus. Il se replie lui aussi sur des valeurs sûres à initiales, O.G., 1.8.7. ou autres Kalash, Rolex voire même 2Pac.



Les lyrics: How many beautiful girls do you know ? chante H.R. sur Popcorn, le morceau le plus énervant du disque. Cette problématique les rapproche un peu de Booba. Je pense qu'ils nourrissent le même amour pour les meufs matérialistes et la même inquiétude concernant le mariage gay. Pour le reste, "Futur" alimente 1500 pages sur le forum Booska-P où vous pourrez d'ailleurs donner votre avis sur la ligne la plus fulgurante de Maki Sall Music: "Tir de roquette-quette-quette, grosse quéquette-quette-quette" ! Pour le reste, outre les inspirations venues de magazines de montre ou de voiture pour homme mûr, l'essence textuelle se partage entre le swag de Laurent Voulzy, celui de Sacha Distel, la chatte à ta grand-mère, celle de ta mère, ta sœur, ta fille et ta cousine.

Les chants: Rien ne va plus !

La musique: Les Bad Brains n'ont rien composé de potable depuis Quickness, c'est à dire depuis 23 ans. Et le compteur est définitivement bloqué je crois. La fusion-reggae-punk à son pire. Booba est au-delà de la musique, même s'il s'essaie au reggae en clin d'oeil aux New-Yorkais sur "Jimmyyyyy". Au-dessus de la musique comme des clashs, seul le cash compte, comme David Guetta aux USA. Mais qu'allez vous donc faire de tous ces deniers ?



La philosophie: Pour Booba, cela se résumerait à quelques mots: "Faire du caramel - Putes à baiser - C'est la vie - Fuck la télé - Rien à foutre". Plus près de leurs semblables, Bad Brains résument leur vision du monde en deux couplets sur Jah Love: "It's not the clothes that you wear, It's not the style of your hair, It's not the way that you walk, It's not the way that you talk. It's Jah, Jah-Jah love" et sur Fun: Lets have fun, lets have fun, We all need fun. And this music is fun, school is fun, Love is fun". Bah oui. Ecoute BB B2O. Même en Meurthe-et-Moselle on peut s'amuser.

Voilà un article qui sert bien à rien hein ? Comme bien d'autres. Personne n'a plus d'avis sur Bad Brains depuis qu'ils sont devenus des icônes babz, normal, mais tout le monde se sent maintenant obligé d'émettre un avis sur Booba, l'icône des branchés (homosexuels ou non). Celui qui cabotine avec Daphné Bürki sur le plateau du Grand Journal ou apparaît dans des fanzines artistiques à 10€ ! Puis allez, pourquoi pas un petit Coran illustré à partir des punchlines de Rohff ?

OI!


Double Double

La fin de l'espèce.



"Quelqu'un est mort, non pas quand il cesse d'aimer mais quand il cesse d'haïr."

Fuzati est donc toujours vivant et se pavane même sur une pochette dada. Ça fait 8 ans que le 'meilleur rappeur versaillais' (pas trop difficile en même temps) n'avait rien sorti. Il devait être en couple, se mettait bien, puis elle s'est barrée avec un de ses potes... Klub Des Loosers s'est alors remis à la tâche, ruminant les textes les plus tristes possibles en vue de son second testament. C'est pas la fin des temps mais "la fin de l'espèce" qui sort sur Les Disques du Manoir. "L'indien", le maudit, s'est-il fait lâché par les apôtres de la 'street culture' ? Ou l'inverse. Orgasmic étant parti, c'est Fuzati qui produit les sons pleins d'âme (un album instrumental était d'ailleurs sorti, 'Spring tales') et la sauce resplendit sur 'Volutes', un putain de morceau. "Si l'amour est une série, j'ai dû rater une saison". Les attaques de Fuz balancent toujours à Paris extra-muros. "Destin d'hymen" suivi de "L'animal" nous amènent sur le terrain du spleen porno, un truc qu'il maîtrise bien mais qui sent un peu le foutre séché.



"J’enfonce mes doigts dans l’origine du monde, lui fais lécher...", après le smooth "Encore merci", le titre éponyme façon slam au piano (je supporte pas trop cette initiative) pue bien la rancœur et la frustration, c'est vraiment l'étape d'après "Vive la vie" qui était empreint d'un cynisme plutôt printanier. Là y'a vraiment plus d'espoir. C'est comme un Caraco qui porterait des polos et parlerait que de cul. Le flot a toujours le même flux, mais c'est pas ça qui nous intéresse de toute façon, le nœud est déjà sur la corde. Le rap classe-moyenne avec pistolets en plastique manquait. "A quoi bon traverser le monde? On retourne toujours dans sa rue", pas de "carte postale" donc, pas d'enfant non plus, et pas de meuf (si c'est pour finir cocu), encore moins de fun, bienvenue en 2012. Vas-y chiale baby chiale chiale, tu vas chialer!



Embolie, choc, infection.


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Salami Tactics



K-DEF alias "le damné de New Jérusalem" comme titrait GASFACE lorsqu'ils distribuaient le kung-foutre non sur arte mais sur papier, en 2006 déjà. Le producteur oublié des 90's (du binôme meurtrier, REAL LIVE) est épaulé par le label Redefinition pour sortir cet album instrumental nommé Night shift. Pas de reprise de The Names mais des compositions félines du plus haut niveau, il forme définitivement la 4ème roue de la Bentley smooth du rap NY avec Buckwild, Pete Rock et Lord Finesse. Le reste est aléatoire.

K-DEF aka "the damned of New Jerusalem" as GASFACE titled in 2006, when they were not only delivering the cumg-fu on Arte channel but also on paper. The lost producer of the 90's (from the killing binomial REAL LIVE) is supported by Redefinition records to put out this instrumental album called Night shift. No The Names' cover but high level feline compositions, he definitively shapes the fourth wheel of the Bentley smooth of the NY rap with Buckwild, Pete Rock and Lord Finesse. The rest is random.

K-DEF - Escapizm (feat. Rob O)
K-DEF - Sparkle

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God & Trade



BUMPY KNUCKLES (alias Freddie Foxx) est le mec le plus sauvage du rap new-yorkais avec Blaq Poet (dont le dernier disque est une belle bouse). Aidé du disc-jockey STATIK SELEKTAH et d'un unique invité (Noreaga), il met tout le monde bien tranquille. Le titre proposé serait la bande-son de Joss Beaumont, s'il avait été mercenaire à Long Island. Malagawi's burning.

BUMPY KNUCKLES - Lyrical workout (ft. Noreaga)


ROC MARCIANO sera sauvé en 2012 s'il continue à se la donner comme ça sur des beats effrayants. Greneberg est un petit maxi qui doit déjà tourner en boucle sur la planète Nibiru. Les géants arrivent fils.

ROC MARCIANO - Jaws

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Quotas




Le Trime Paie



Dans LUNATIC il y avait déjà deux visions bien distinctes. Celui qui élevait l'homme vers le ciel (ALI) et celui qui l'abaissait sous terre (BOOBA). Pas la peine de chercher lequel résistera à l'épreuve du temps et sera soumis à l'éternel. C'est son deuxième album (depuis "Chaos et Harmonie" en 2005), ALI prend le temps tandis que son pendant obscur est déjà rendu à son cinquième. La logique du disque est d'en faire un classique, avec peu de featurings, pas simplement un enchainement de tubes/chutes de studio. Constance et sérénité, dans le son et les sonnets, c'est toujours ceux qui répandent l'amour ou ceux qui dépendent de la haine.

Une réalisation 45 Scientific qui déifie Géraldo dès le premier morceau, Soleil levant, la réponse évidente à "Temps mort". La part de progrès s'appelle "Le rassemblement" et l'ambiance est définitivement à la Positive énergie plutôt qu'à la Mafia. L'espace temps s'est cristallisé en l'année 3 zéros, tout coule de source. Le message est un effort de paix (sans calumet), une touche d'espoir au sein d'une époque de mort. Plus question de maille, c'est 1 pour la rue, 2 et 3 pour Allah. La stricte réalité transpire toujours sur Piège de cristal, Tsunami ou Opérationnel. Shoote l'ignorance en pleine tête. Le flow d'XAliX est une bénédiction, les mots et les rimes se faufilent dans tous les sens avec sens, même lors des 8 minutes de Gratitude, tu ne peux pas haïr. Laisse ton âme se décrasser.

ALI - Soleil levant
ALI - Positive énergie
ALI - Piège de cristal