Par ROD,
lundi 5 juillet 2010 à 23:18 ::SYNTH/COLD
VILLA NAH a le chic pour composer des standards electro pop aussi gay qu'addictifs (se reporter à SOFT CELL, ULTRAVOX, DURAN DURAN, HUMAN LEAGUE, GARY NUMAN et tous leurs amis). Le son européen parfait, émouvant, sobre, glacé, homo érectile, bien que venant d'Helsinki. Origin donnerait presque envie de se découvrir une passion soudaine pour la photographie, ou pour la transexualité. Le produit des 12 titres est original, un bon mélange de la musique technologique d'aujourd'hui et des génies du refrain d'hier. La qualité n'est jamais démodée.
Par ROD,
mercredi 30 juin 2010 à 13:15 ::SYNTH/COLD
Frustrated with the direction electronic music was headed, one man decided to create the sound he so badly craved. Qui aurait cru que le renouveau EBM viendrait du Texas. Houston, //TENSE// propose un funk blanc vraiment génial en 2010. Les influences sont nettes: les débuts de NITZER EBB, MINISTRY et FRONT LINE ASSEMBLY. Très industriel et sexuel (Marianna y est pour quelque chose), entre WAX TRAX et l'Angleterre. Life is so shooort, alors pourquoi s'obstiner à faire du son de merde quand le meilleur est sorti il y a 25 ans. Super dansant (Sin Realite) et super dark (Perpetual swim). Apparat cuir, martialité, aliénation, distorsion et son strictement électronique. Robert pique un titre à DEPECHE MODE (Work hard) et carrément la rythmique de Warm de CABARET VOLTAIRE sur Mine too. Il ose même le marcel en laine. 10 titres en 45 minutes. L'album s'appelle Memory, le label DESIRE. Debout et danse.
Par ROD,
dimanche 6 juin 2010 à 01:02 ::SYNTH/COLD
L'alternative à XENO & OAKLANDER vient de Belgrade. SIXTH JUNE ramène la Serbie sur le devant de la scène par l'intermédiaire de froides déflagrations. J'aurais très bien vu Milosevic exécuter une petite danse froide sur Everytime. 11 titres mélancoliques influencés par les groupes electromantiques anglais du début des années 80. La voix de Lidija donne une tournure fatale à ce disque et Alan Laslo Wilder au synthé fait le reste. Oh no, it's freezing! Le morceau dans leur novolang donne même envie d'aller plus loin vers l'Est... Afraid of lies est le hit. Sensible mais sens du chorus et rigueur du rythme aussi. Écoute-le dès maintenant pour te protéger de la joie des gens.
Je crois que la tracklist de A MAN & A MACHINE VOL.2 se passe de commentaires. Tous ces groupes, et ces morceaux, de la fin des années 70 au milieu des années 80, ont fait dansé l'homme blanc et le font encore. La sélection n'est pas si évidente que ça. LE MAQUIS n'a pas mis machinalement les titres phares des groupes, au contraire. La pointance est toujours présente dans les références. Certaines choses expérimentales au son douteux que je ne citerai pas auraient pu être oubliées. (L'armée Flexi-Pop s'en est déjà chargé) Pour le reste c'est du classique robotique, que tu dois connaître, apprends le passé pour maitriser le présent et maudire le futur. La COLD side l'emporte facilement sur la WARM SIDE par un score de 7 à 5. Mais comment en aurait-t-il pu être autrement ?
Après le terrain vague et la zone, l'architecture, forcément. L'urbanisme galopant, qui fournit l'inspiration de tous les groupes que MINIMAL WAVE a réédité ces quatre dernières années. Matricule MW019. DAS DING est un hollandais qui faisait des cassettes de robot dans les années 80. Le nom vient encore de John Carpenter, toujours lui. La musique vient d'ailleurs. Sur H.S.T.A. y'a 8 titres (dont certains introuvables). C'est sombre mais dansant quand même. Entre CABARET VOLTAIRE et FAD GADGET. Le gonze chante rarement. Le premier titre de la démo de 82 s'appelait Oradour-sur-Glane. Ça marque.
Par ROD,
samedi 17 avril 2010 à 14:01 ::SYNTH/COLD
Sentinelle, seul dans le froid. J'écoute cet album jour et nuit. La température de mon corps devient négative. Tout effort pour lutter est vain. Y'a de la maçonnerie par là-dessous, du subliminal, faudrait demander aux fans de Lady Gaga une analyse ésotérique de cette merde. XENO AND OAKLANDER représentent la quintessence de la synth-pop. À la fois mélancolique et industrielle, comme l'œuvre de MARTIAL CANTEREL. Les synthés sont puissants, la voix de la soumka divine (elle me rappelle DESIRE), chacun des 12 titres est une perle. Les sexes alternent, tout comme les langues, français et anglais.
Les brooklynites ont combiné tous les meilleurs singles de l'année 1982 : ANDY OPPENHEIMER, DRINKING ELECTRICTY, JEFF & JANE HUDSON, NINE CIRCLES, SYSTEMATICS et tous les autres. Danse froide sous une lune qui pleure. Il y a même des relents plus dark parfois qui pourraient rappeler le clan de XYMOX. Noir et romantique. Tout reste purement électronique, finement nostalgique. Franchement, c'est encore mieux qu'avant.
Par ROD,
dimanche 21 mars 2010 à 16:30 ::SYNTH/COLD
Douglas Pearce, Robert Smith et Ian Curtis sont sur un bateau. Naufrage assuré, sauf pour les oreilles. Judge by twelve, carried by six est le premier réel album de BLESSURE GRAVE, un groupe (un gars, une fille) de San Diego qui ne voit jamais le soleil. 16 morceaux glaciaux offerts par RELEASE THE BATS. Le chant provient d'un caveau de cimetière, la batterie (charles) martèle bien, et l'ambiance générale rappelle les années folles de la cold wave britannique (1980-1983). Je regrette déjà l'hiver. Apprend à aimer la corde et prend ton ticket pour l'abattoir of love.
Par ROD,
dimanche 7 mars 2010 à 16:00 ::SYNTH/COLD
1922-1975 / 2009. Voici un hommage d'une heure au génie italien Pier Paolo Pasolini. Coffret DVD limité et livré avec une amulette magique par le label RUSTBLADE. Magie noire quand tu nous tiens... SONGS FOR A CHILD contient 14 morceaux à tendance froide et industrielle ce qui n'est pas si inattendu et inapproprié que ça lorsqu'on connait l'œuvre torturée du maître. C'est COIL qui ouvre l'oraison avec son classique Ostia (The death of Pasolini), tout simplement parfait. BAHNTIER choisit l'indus ambient pénible tandis que la neo-pop de SPIRITUAL FRONT se caresse sur My erotic sacrifice. Pour AH CAMA-SOTZ, se reporter à BAHNTIER, qui comme ALIO DIE, allie discours de l'artiste maudit et sombres mélodies atmosphériques.
TEATRO SATANICO s'est cru à la Porcherie et vomi une espèce de trip-hop pourri, ils mériteraient la sodomie façon Canterbury. IN SLAUGHTER NATIVES et sa percussion martiale rehausse un peu l'intérêt de cette compilation même si elle tombe ensuite à l'abandon. CONDANNA n'apporte pas grand chose aux évangiles, tout comme le rituel de BLACK SUN PRODUCTIONS. N'est pas St Mathieu qui veut. Ce sont les décombres de Dresden empilés par NUEVA GERMANIA et le nouveau classicisme de FROZEN AUTUMN qui viendront à la rescousse (même si je ne vois plus trop de rapport avec P.P.P.). La fin sur du power-electronics est navrante, le Théorème est à revoir... Tout ça nous aura toutefois permis de redécouvrir Ostia... Pino Pelosi Salo !