Fluoglacial - Tendances Négatives

Pylon Record




N O N



Entre deux farces, Boyd Rice continue de sortir des disques. Là, ça faisait quand même 10 ans depuis "Children of the revolution" que NON n'avait pas fait résonner ses tambours. Fini les odes ambient en hommage à la Grèce Antique ou aux biceps romains, "Back to Mono" revient dynamiter tout ça en bruitant d'entrée la mélodie pop de "Turn me on, dead man" (avec l'aide de Z'EV). Les deux pistes suivantes sont produites par Wesley Eisold, l'ancien chanteur de American Nightmare puis de Cold Cave, tout se recoupe. "Watusi" est un aliénant inédit de 1978, et le titre éponyme, daté de 2009 déjà, tape dans l'indus le plus oppressant. Quelques cris de femme (live) plus tard, vouées à obéir au signal uniquement, et c'est reparti avec "Man cannot flatter fate" où la grosse machinerie bruitiste est de sortie. C'est d'ailleurs amusant de comparer avec "Scream", un autre inédit de 1979, la différence de fréquence et le résultat sonore que permettait, ou plutôt ne permettait, pas la technologie de l'époque. Stridence clearwater revival. Il faut attendre quand même 10 morceaux avant d'entendre le vieux Boyd gueuler à la gloire du feu sacré. L'album se referme sur une reprise rafraichissante de "Warm leatherette", ça va, même Laibach le fait ! Quant à cette pochette merdique, elle sent légèrement la fin de règne...



Between two pranks, Boyd Rice continues to put out records. There, it was 10 years, since "Children of the revolution", NON didn't make its tambourines resonate. No more ambient odes in honor of the ancient Greece or Roman biceps, "Back to Mono" comes to blow everything with bruitism even in between the pop melody of the first song, "Turn me on, dead man" (with help from Z'EV). Both following tracks are produced by Wesley Eisold, former vocalist of American Nightmare and Cold Cave, all overlaps. "Watusi" is an alienating unreleased track of 1978, and the title track, from 2009 yet, bangs some oppressive industrial style. Some woman screams (live) later, doomed to obey the signal only, and it goes again with "Man cannot flatter fate" where heavy noisy machinery is in the output. It's funny to compare with "Scream", another lost track from 1979, the difference of frequency and the resulting sound that allowed, or rather allowed not the technology of that time. Stridency clearwater revival. We still must wait 10 pieces before hearing the old Boyd yell to the glory of the sacred fire. The album closes on a refreshing cover of "Warm Leatherette", but hey, even Laibach does it ! As for this shitty layout, it slighty feels the end of reign...



VIVENZA: Bruit et Charbon



"Qui parle ? Jean-Marc Vivenza, musicologue et philosophe basé à Grenoble, peu médiatisé et souvent incompris. Au milieu des années 70, il créé GLACE, le premier groupe « industriel » au sens pur. Toujours actif malgré son sang froid, descendant direct du constructivisme russe et du futurisme italien, Vivenza fait chanter la matière afin de « restaurer le concret et révéler la réalité ». Très rare en interview, il a accepté de nous détailler sa démarche (en douze pages !), dont voici résumé le mode d’emploi." Ceci est l'intro de mon article sur VIVENZA pour le dossier Standard Magazine #37, "La Grande Classe Ouvrière", toujours en kiosques. Et voici ici sa démarche dans le détail, et l'entretien en intégralité qu'il a accepté de livrer en Août dernier. Merci à C. Rotorelief.

A lire au doux son asservissant de la PLAYLIST #33: LE TRAVAIL REND SOURD

Quelle formation musicale possédez-vous ?
J’ai suivi dans ma jeunesse des cours au conservatoire, puis me suis orienté très vite vers la musicologie et la création sonore expérimentale. A l’époque, on était en 1974, l’IRCAM/GRM avait créé des branches en province. C’est ainsi que je me suis retrouvé inscrit dans un cycle de composition sur la musique électro-acoustique. Puis vint GLACE, première formation de musique “industrielle” que j’ai fondée en 1976 à Grenoble avec deux autres amis participants des cylcles du GRM, un collectif qui cherchait vraiment à sortir des sentiers battus en musique en proposant un discours très novateur sur le plan sonore (synthés, bruits, appareils électroniques). Inutile de préciser que nous avons été regardés comme des extra-terrestres avec notre démarche vraiment peu conventionnelle, qui n’était ni de la musique savante ni du rock....une sorte d’ovni musical en somme !

Vous avez grandi dans quel environnement ?
Mon père travaillait dans les Usines Électriques Merlin-Gerin situées à Grenoble, qui donnèrent à la France des années 50/60 tout son réseau électrique. On habitait en HLM juste derrière l'usine où travaillait mon père (mère au foyer évidemment comme dans toutes les familles italiennes de cette époque !)

Lire la suite

THE HUNGER (1983)


Lire la suite

Icing People



BORGHESIA - Clones

Pour fêter la mort de Tito, Borghesia se forme à Ljubljana en 1982. Contrairement à leurs compatriotes yougoslaves, euh non slovènes, de Laibach, le groupe ne joue pas du tout d'EBM totalitaire à ses débuts, mais un mélange de funk blanc et d'electro ambiant. Ce deuxième album, jadis publié par Galerija ŠKUC Izdaja en 1984 est réédité par le label californien (oui, oui) DARK ENTRIES. Aurait-il quelque chose à voir avec le label hollandais créé 15 ans plus tard ? La modernité de leur son pourrait le faire croire. 11 titres qui commencent à fond (Pier 46) mais qui se perdent un peu trop dans les pensées atmosphériques dirigées vers des histoires d'amour secrètes et homosexuelles.

BORGHESIA - Pier 46

To celebrate Tito's death, Borghesia formed in Ljubljana in 1982. Unlike their fellow Yugoslav mates, uh no, Slovenian, Laibach, in the beginning the band didn't play totalitarian EBM at all, but a mixture of white funk and ambient electronics. This second album, formerly published by Galerija ŠKUC Izdaja in 1984 is reissued by the Californian (oh yeah) label DARK ENTRIES. Could 'Clones' have something to do with the Dutch label created 15 years later ? The modernity of their sound might suggest. 11 tracks that start madly (Pier 46) but lost a little led by atmospheric thoughts of secret and homosexual love stories.

Lire la suite

Festin d'Acier



Le label SERENDIP organise son troisième festival du 5 au 14 octobre. Ça se passe dans des lieux répondant aux doux noms de "Fonderie de l'Image", "Gare Expérimentale" ou "Générateur", à Paris et dans sa banlieue proche. Outre des installations, performances, ateliers, séances de cinéma expérimental, vous pourrez assister aux concerts de LE SYNDICAT, 30 ans de lutte rectale, suivi du hollandais carpenterien DAS DING, le 5 octobre à partir de 20h.
Quant à la soirée Klub Mutante du 12 octobre, la déshommisation commencera dès 22h avec les génies de IN ATERNAM VALE, le spatial homo-disco de DEN HAAN et la légende electro inconnue, HYPNOBEAT. Voilà le topo. L'info totale sur leur site: Serendip Arts.



KanzerSkud



<< Laibach voulait ajouter une touche Beauf Franchouillarde à leur aventure artistique, ils ont donc demandé aux plus médiocres artistes francais de passer une audition et de jouer DIE LIEBE. Les enfoirés coluchiens: Eddy Mitchell, Lara Fabian, Michel Sardou, Jean-Jacques Goldmann-Sachs... se sont presentés. Parmi eux se trouvait un espion du Mossad... Il voulait infiltrer le groupe néo-nazi Laibach. Mais, ne pouvant résister à la Puissance Fasciste de la musique de Laibach, il se met à psalmodier une chanson sioniste de Jean-Louis Costes "Rabbi Jacob, j'ai un Scud dans le Cul!"... C'est alors, qu'il est démasqué, arrêté et livré à Laibach par Johnny Hallyday. Notre Johnny National sera recompensé par Milan Fras pour donner une touche Franchouillarde Beaufisante à leur aventure conceptuelle. Ainsi est né le collectif artistque fasciste: JOHNNY LAIBACH. Johnny avait bien préparé son coup, portant le Brassard des Sudistes Americains, il revendiquait ouvertement son héritage raciste d'extrême droite! Congratulations JOHNNY REBEL... Welcome to LAIBACH KUNST!!!! Déboussolé, Eddy Mitchell prendra le maquis après avoir commis la profanation de Carpentras. Il deviendra le boucher des Balkans sous le nom de Radovan Karadzic. Michel Sardou fera des vidéos anti-musulmanes avec Death In June, quant à Jean-Jacques Goldmann-Sachs, il moisirait dans les sombres cachots slovènes.... >>




COSTES & SEBASTIaN : Noise R Us



Mai dernier, entre les deux tours des présidentielles, Costes et SebastiAn avaient préparé un attentat au Point Éphémère à l'occasion de la sortie du 'plus gros livre' écrit sur le bonhomme: "L'art brutal de Jean-Louis Costes", chieur d'une centaine d'albums, snuff movies, peintures et autres écrits corsés depuis 86. Le poète porno et le DJ touche française s'étaient déjà associés en 2008 mais leur présence en duo sur scène reste assez rare pour le signaler. Jacques Brel DIY vs. Vladimir Cosma 2.0 ? Peu importe, puisque seul l'amour compte, "c'est ça l'amour, enculer toujours" comme le chante Jean-Louis. J'ai posé quelques brèves questions aux deux lurons après ce concert dont vous ne saurez pas s'il était subversif ou subventionné. En avant l'anti-musique.

Lire la suite

LIVE... SUBURBIA: The Quest for Cool



Ce livre pourrait être celui de plein de kids, américains ou pas, passés du bi-cross agressif au skate, du heavy metal au hardcore, du punk au straight edge,... entassés dans des caisses pour bouger aux concerts, chillant devant des vidéos de skate, dans des chambres de potes, des parkings... un skate sous le bras, un seveninch sous l'autre... L'histoire de la quête du cool à travers la période bénie de l'adolescence. Une génération sacrifiée ? Au-delà d'un segment de marché en tous cas, une aventure unique et obligée. Ce livre est d'ailleurs l'occasion de nous poser la question: IS THERE LIFE AFTER YOUTH ?

This book could have been the journal of a lot of kids, American or not, went from aggressive BMX to skate, from heavy metal to hardcore, from punk to straight edge... packed in cars moving to shows, watching skate videotapes, chilling in mate's bedrooms, in parking lots... a skateboard under the arm, a 12" below the other... This is the story of the quest for cool through the blessed period of teenage. A lost generation? More than a market segment, an unique and unavoidable adventure. This book is also an opportunity to ask us the question: IS THERE LIFE AFTER YOUTH?


Lire la suite

Freak City



DJ Criminal est le robot dessinateur derrière la firme Freak City Designs, localisée dans la grande ceinture de Bordeaux, cité radioactive de par son logo. Il n'a besoin de s'associer à aucun humanoïde de la com' pour faire hurler son métal. Ses logos, couvrantes, affiches, sérigraphies et designs en tous genres se répandent dans les égouts de la contre-culture depuis 2005. Il vient juste de torcher la nouvelle bannière anti-estivale de Fluoglacial. Alors, sens-toi libre de le contacter si tu as un biz à lui proposer.

DJ Criminal is the cyborg drawer behind the Freak City Designs firm, located in the great belt of Bordeaux, the city with a radioactive logo. He does't need to associate with any humanoid from the communication field to spread his heavy metals. His logos, covers, posters, serigraphs and designs of all kinds are spilling in the sewers of the counter-culture since 2005. He just wrapped up the new anti-summer banner for Fluoglacial. So, feel free to get in touch with him if you want to talk business.

www.freakcitydesigns.com



Philosopher à coup de marteau



Après quelques errements fluorescents, un premier essai dans l'électronique sous le dossard de KOGURA et un autre projet nommé CORPS EXQUIS, le jeune et actif rennais s'est rasé la nuque et la moustache pour aller à l'essentiel. Il s'appelle désormais COLDGEIST, pose dans les blockhaus et propose une musique électronique autoritaire, sèche et froide (évidemment). A l'instar de Gesaffelstein, et de bien d'autres, ses premiers morceaux respirent fort le déodorant de The Hacker, Axe Detroit-Rotterdam-Berlin. Ne parlons pas de plagiat pour ne froisser personne, tout ça provient des machines, toujours est il que le son de COLDGEIST a grandi (depuis 1 an) et peut ramener facilement Rennes dans la roue de la techno française. Je ne valide pas vraiment le choix de son unique remix (Paradisco de Charlotte Gainsbourg; il faudrait un jour bloquer les velléités créatives de tous les fils et fille de) mais des morceaux comme Au crépuscule, Lunar Excavation, Supernova ou l'introduction de The aftermath mettent tout le monde par terre. Allez les labels, décrochez vos téléphones intelligents.




After a few fluorescent maunderings, a first attempt in the electronics under KOGURA and another project called CORPS EXQUIS, the young active man from Rennes shaved his nape and mustache and went to the essentials. He's now called COLDGEIST, poses in bunkers and offers a clamping, dry and (obviously) cold electronic music. Not unlike Gesaffelstein, and many others, his first tracks got a strong smell of The Hacker deodorant, Axis Detroit-Rotterdam-Berlin. Not talking about rip-off, to not offend anyone, it all comes from the machines, the sound of COLDGEIST grew up (since 2011) and can easily bring back Rennes in the wheel of French techno. I don't really approve the choice of his unique remix (Charlotte Gainsbourg's Paradisco; one day the creative impulses of every daddy's sons and daughters should be prohibited) but tracks like Au crépuscule, Lunar Excavation, Supernova or The aftermath introduction put everyone down the floor. Come on record labels, hang up your smart phones.




La fête est finie.



Maintenant qu’Étienne Daho préfère écrire des chansons pour Lou Doillon, son homologue sombre (baptisé jadis Étienne Dachau) a définitivement pris le pas sur le dandysme musical à la française. Quoi Sébastien Tellier ? (A voir ce que Lescop proposera sur son premier album). Après l'intro 3.0 "Exhibition", qui pouvait laisser pressentir un album "mature" de future-pop romantique dont certains extraits faisaient peur, "Invisible" rassure d'entrée. C'est toujours Geoffroy D. pour DERNIÈRE VOLONTÉ. La voix est au top du triste, les effets et les sonorités plus travaillés, les synthés toujours aussi clavecins, tandis que les quelques notes martiales qui ont survécu se fondent dans cette nouvelle pop musique en béton. Les lyrics fluets servent à porter la mélancolie dans des enchaînement assez fatals comme "La fête est finie", "Le chant de la pluie", "Le quai de la gare". D'ailleurs, la mélodie du "chant de la pluie" vient d'un autre morceau qui m'échappe, bordel (Martial Canterel?). S'il faisait froid dans la tête de Daniel Darc; il pleut dans le cœur de Geoffroy. "Un claquement de doigts" muni d'un beat façon Dipset laisse place au titre éponyme: "Mon meilleur ennemi". Parfait. Ce troisième album de l'ère post-industrielle donnera envie à tout le monde de s'engager dans la légion et de devenir homosexuel (ou au moins d'aller faire un tour au musée d'histoire naturelle).

DERNIÈRE VOLONTÉ - Le chant de la pluie

Now, Etienne Daho prefers to write songs for Lou Doillon, his dark counterpart (formerly known as Etienne Dachau) has definitely taken over the French dandyism music. Sebastien Tellier what ? (Just wait for the Lescop full-length). After the fat electronic intro, "Exhibition", which could let foresee a "mature" romantic future-pop album some extracts were startled, but "Invisible" reassures us. It's always Geoffroy D. for DERNIÈRE VOLONTÉ. The voice is always on top, sounds and effects are tighter than before, synths still look like harpsichords, while the few martial notes that have survived are melted in this new concrete pop music. The lyrics are slender to bear the melancholy in rather fatal sequences like "La fête est finie", "Le chant de la pluie", "Le quai de la gare". Moreover, the "chant de la pluie" melody comes from another song that I can't recall, damn. It was freezing in the Daniel Darc's head, now it's raining in the Geoffroy's heart. "Un claquement de doigts" with a beat so Dipset gives way to the title track: "Mon meilleur ennemi". Perfect. This third album from DV's post-industrial era will tempt everyone to engage in the legion and become homosexual (or at least to visit the natural history museum).



Grown Younger



LUST FOR YOUTH fait partie de cette petite clique subversive de Copenhague qui tourne autour de Posh Isolation Records et donne dans la noise, l'industriel et le power electronics. Le duo (Norrivde et Rahbek), qui a viré sa part féminine, se retrouve aussi derrière des projets répondant aux doux noms de Viking Jews, Sexdrome, Caucasian Colony ou encore War, dont j'avais parlé . Sur ce deuxième album, Growing seeds (sorti chez Avant! comme le précédent "Solar Flare"), le groupe se radiophonise et ça marche, puisque leurs fichiers sont arrivés jusqu'à mon ordinateur. Un décalage entre le chant, le beat et les compositions, qui a du charme. Ils ont laissé tombé les rythmiques de Thor et les pistes sans titre de 8mn où ils se contentent de gratter un micro avec du papier de verre pour composer des hits électro-nordiques tristes: Behind curtains, Cover their faces ou des parodies de singles comme It's you et Champagne. Sombre et raw.

LFY - Behind the curtains
LFY - Neon lights appear
LFY - Solar flare

LUST FOR YOUTH takes part in that small subversive clique from Copenhagen that revolves around Posh Isolation Records and that's into noise, industrial and power electronics. The duo (Norrivde and Rahbek), who evicted their feminine side, are also behind projects that respond to sweet names as Viking Jews, Sexdrome, Caucasian Colony or War, which I wrote about here. On this second album, Growing seeds (released by Avant! like "Solar flare"), the band wants to be on radio and it works, since their files found their way to my computer. A shift between singing, beats and compositions that's charming. They dropped the Thor rhythmics and the 8 minutes untitled tracks where they just scrape a microphone with sandpaper to compose Nordic electro-sad hits: Behind curtains, Cover their faces or single spookfs like Modern life and Champagne. So Dark and so Danish.

Lire la suite

El futuro no existe



DOMESTICA est un label espagnol qui ne croit pas en l'avenir. Carles et Jordi préfèrent éviter la plage et les rues festives de Barcelone pour débusquer des raretés synthétiques dans leur cave humide. La réponse européenne à Minimal Wave. Pour l'instant ils ont trois sorties (en LP évidemment) à leur actif, et une dizaine à venir en 2012. La première est un tri dans la discographie de MODERN ART, aka Gary Ramon, un anglais qui a sorti bien trop de K7 dans les années 80. Circuit lights revient sur la période 1982-1986 du gars. Still life, le premier titre, n'a rien à voir avec les HORRORS, ni avec tous les groupes de maintenant qui se mettent aux sonorités vintage. Chœurs de vierge et danse froide, c'est limpide. Il y a beaucoup de titres au format techno (6, 7, 8 minutes), bien électroniques et lunaires, ils passent très bien le long des autoroutes allemandes. Disque épuisé.

MODERN ART - (Trying to find) The hidden world
MODERN ART - Search for a soul

DOMESTICA is a spanish record label that does not believe in the future. Carles and Jordi prefer to avoid beach and festive streets inna Barcelona for tracking down synthetic rarities in their wet basement. This is their european answer to Minimal Wave. For now, they have three records out (in 12" of course), and a dozen coming in 2012. The first is a sorting from the rich MODERN ART discography, aka Gary Ramon, an Englishman who released too many tapes in the 80s. Circuit lights comes back over the 1982-1986 period of the guy. Still life, the first song, has nothing to do with THE HORRORS, nor with all the current bands who now begin to sound vintage. Virgin choirs and cold dance, it's limpid. There are many techno format tracks (6, 7, 8 minutes), very electronic and lunar, they go very well along the German autobahn. It's already sold out.

Lire la suite

Deutsche-Armorikanische Freundschaft



Aller à l'étranger pour un concert ça f'sait un moment que ça m'était pas arrivé. Mais bon c'est la jeunesse, le fun quoi merde. Après un vol de 45mn (qui équivaut à Wedding-Neukolln en S-Bahn), j'y suis, Scandinavie, skøl ofen strut. L'aéroport de Copenhague est un putain de labyrinthe, trop de futur. Nous sommes maintenant 3, ce qu'on peut appeler un crew, et nous marchons vers la victoire... non, vers la ville. Le métro est curieusement crade, comparé à la ville. Nous n'irons pas à Christianshavn pour vérifier, notre hôte nous l'a dit clairement "never trust a hippie". Pas de fri-hash pour les froggies. DONC. Ce soir D.A.F. jour à la fac... Premier choc quand on arrive au lieu du concert. Il y a des hôtesses partout, un tapis rouge sur de longs escaliers de patron, bordel. C'est un congrès du SPD? Où sont les Ferrero Rocher? (Un truc fou: un mec de l'entretien a passé la soirée ENTIÈRE dehors avec un balai à ramasser les mégots que personne ne jetait évidemment par terre. Taré.) Le groupe qui joue quand on entre est TWICE A MAN. Ils sont parfaits pour l'ambiance! La synth-pop expérimentale 80 de ces suédois s'est transformé en groupe-à-papa de musique de chambre gothique toute mollassone (et pas mollynilsson). En un mot: inutile.

Lire la suite

ICONOCLAST (2011)



Z-Bar, Berlin, 10.09.2011, Avant-première.

Boyd zone. 240 minutes de documentaire, il faut être prêt. C'est tout juste suffisant pour alimenter tous les penchants de Boyd Blake Rice, "l'artiste le plus dangereux du monde"... Avant tout, il faut savoir que Boyd est son vrai blase, son père tellement frustré d'avoir dû porté un nom de meuf toute sa vie (Beverly) lui a donné le prénom le plus viril qui soit, ça nous renseigne beaucoup sur l'identité future du personnage. Et pourtant, sa première mode adolescente sera celle du glam, longue mulette et platform boots en Sud Californie, ses héros sont New York Dolls. Il est déjà dans son bunker mental quand en projet de fin d'année, pendant que ses camarades de classe construisent une table ou une étagère, Boydy ramène d'énormes planches pour confectionner la croix de Jésus.

Boyd zone. 240 minutes documentary, you must be ready. It's just enough to feed all the fondnesses of Blake Boyd Rice, "the most dangerous artist in the world" ... Above all, we must know that Boyd is his real name, his father so frustrated to have carried a girl name all his life (Beverly) gave him the most virile name to be, it tells us much about the future identity of the character. Nevertheless, his first teenage trend will be glam, brushed hair and platform boots in SoCal, his heroes are New York Dolls. He's already in his mental bunker when during the school year-end project, while his classmates are building tables or shelfs, Boydy brings huge planks in class to make the Jesus cross.

Lire la suite

Etrange Festival



Boyd Rice joue Dementia
L'Etrange Festival, Paris – 07/09/2011

Coucou tu veux voir mon Dwid ? A 25 euros le ciné-concert, on peut avoir un doute sur la réponse. Néanmoins, surprise de la soirée, Boyd, en uniforme, performera Dementia avec le toujours plus gros Dwid Hellion. Les affichettes collées au mur menant à la salle donne le ton : moyennant les 38 euros demandés par les éditions Camion Blanc, une chance est donnée d'approcher le Boyd pour une séance de dédicace d'un livre alimentant régulièrement les rayons occasion d'une grande librairie jeunesse française. La contre culture en 2011...
Autre info essentielle, la clim du forum des images a pété dans la journée...les jeunes gothiques et leurs appareillages vestimentaires se sentent visées, Ovidie aussi. Le début de soirée, largement improvisé, est une démonstration d'instruments en bois équitable et ferraille inqualifiable, Dwid étant incapable de nommer l'espèce de cage à oiseaux lui servant de harpe. Boyd enclenche une boucle de voix et la toile tombe. Super. Les deux zouaves passeront l'intégralité du concert derrière l'écran car jouer live « c'est pas très sexy ».
2 mois de travail pour ça... Des boucles interminables, souvent sans lien avec la nature des images et le rythme du récit, une interprétation très premier degré de l'atmosphère du film (pas de place au burlesque).... Ex-Drummer pour 8 euros, ça devait avoir plus de gueules (Arno 1, Boyd 0). Le plus triste est qu'il y a peu de chance que Douglas P. remonte le niveau lors de sa prochaine venue en Europe (le mois prochain).

Hello you want to see my Dwid? 25 euros a movie/show, one can doubt about the answer. However, the evening surprise, Boyd, dressed in uniform, will perform Dementia with the bigger and bigger Dwid Hellion. The wall posters leading to the room set the tone: for the 38 euros charged by Camion Blanc Editions, you have a chance to approach the Boyd for a book signing of a work regularly feeding the second-hand section of a large French Youth bookstore. Counter-culture in 2011...
Other important information, the Forum des Images AC broke down few hours before... young gothics and their clothing equipment feel marked, Ovidie too. The early evening, largely improvised, is a demonstration of instruments made ​​of fairtrade wood and unspeakable scrap metal, Dwid being unable to name the sort of bird cage serving as his harp. Boyd engages a loop of voice and the set falls. Brilliant... The two zouaves will spend the entire concert behind the screen because playing live "it's not very sexy."
2 months of work for this... Endless loops, often unrelated to the nature of the images and the rhythm of the story, a very literraly interpretation of the atmosphere of the film (no room for burlesque )... Ex-Drummer for 8 euros, must have got more nuts than that (Arno 1, Boyd 0). The sad of it all is that there is only a little chance that Douglas P. level up with his next Europe tour (next month).


иicolas de Hartzine.

THE WILD BOYS OF THE ROAD (1933)



Lire la suite

DROP DEAD


Lire la suite

:)

PEARLS BEFORE SWINE (1999)



Richard Wolstencroft est un réalisateur australien de mauvais films d'horreur. Fatigué du cinéma consensuel made in Hollywood, il décide de réaliser un film en adéquation avec ses auteurs préférés (Ellis, Sade, Céline, Heidegger, Bataille, Mishima, Nietzsche). Un mélange controversé de sexe, de violence et de fascisme transcendantal. Qui aurait pu mieux incarner le personnage principal de ce film que son idole d'alors, Boyd Rice, leader de NON. Je vous arrête tout de suite, tout est raté. Trop présomptueux pour être efficace, tout se transforme en parodie. Il y a rarement violence et encore moins choquance comme il est décrit partout sur la jaquette, mais un cafouillage d'idées et de plans sous forme de patchwork anti-pop. Piètre acteurs, monologues pédants et scénario flou: un tueur à gage adepte du S/M et fasciné par le nazisme doit éliminer un écrivain controversé, qui se révèle être lui-même (?!). Le petit budget n'est pas une excuse pour faire des choses pareils. Il y a des intentions louables, mais dans ces cas là, autant écrire un livre sur la mort du VRAI art... Bref, ça pose à fond (voir photos du tournage), et ça permet à Douglas Pearce (Death in June) de faire son unique apparition au cinéma, en receleur de revues érotiques !

Lire la suite

Playlist #26: Alles ist gut !



1979

01 - MALE - Polizei
02 - HANS-A-PLAST - Monopoli
03 - MITTAGSPAUSE - X-9200
04 - PYROLATOR - Nordatlantik

1980

05 - S.Y.P.H. - Modell
06 - HERMANN'S ORGIE - Neues
07 - DER PLAN - Hans und Gabi
08 - D.A.F. - Nacht arbeit
09 - DIE RADIERER - Angriff auf's Schlaraffenland
10 - IDEAL - Wir stehn auf Berlin
11 - PALAIS SCHAUMBURG - Kinder der tod
12 - ROTZKOTZ - Kein problem
13 - FEHLFARBEN - Das war vor jahren

1981

14 - DER KFC - Knülle im politbüro
15 - ABWÄRTS - Roboter in der nacht
16 - DIE DORAUS UND DIE MARINAS - Junger mann
17 - DIE PARTEI - Wo sind sie
18 - D.A.F. - Knochen auf knochen
19 - MATTHAIS SCHUSTER - Verlangen
20 - CHBB - Chou-frou
21 - XMAL DEUTSCHLAND - Schwarze welt
22 - KEINMENSCH! - KeinMenscH!
23 - THE TANZDIELE - Die lachenden idioten

1982

24 - DIE KAPAZITÄT - Kleine cryptic
25 - DIE KLOPFERBANDE - Barbare
26 - DUOTRONIC SYNTERROR - Phantasie
27 - MALARIA! - Eifersucht
28 - TOMMI STUMPFF & SILVIA - Ich bin nicht die


Verschwende deine jugend!

(DILAPIDE TA JEUNESSE: Le livre)

DILAPIDE TA JEUNESSE: Punk & New Wave in Deutschland



De l'autre côté de la ligne Maginot, le punk sortit du ventre de l'Allemagne par césarienne. Plus tardif que les précurseurs anglo-américains, plus corrosif que ses homologues français, les jeunes du Rhin ont surpris tout le monde dans les Ardennes ! Nous sommes en 1977, dans un pays où les terroristes d'ultra gauche (RAF et compagnie) font la pluie et le beau temps, et paradoxalement toujours baigné dans son passé nazi. Quand des gugusses comme Chrislo Haas, Gabi Delgado ou Tommi Stumpff vont débarquer pour foutre la merde, la swastika de Sid Vicious fera très pale figure ! La kultur alors enkylosée dans le marasme prog-rock est cadenassée par les petits profs hippies. Dans le climat politique tendu du rideau de fer, 3 villes vont s'embraser de 1977 à 1982: Dusseldorf, Hambourg et Berlin.

Très vite, une constante se retrouve dans chaque pôle: l'omniprésence de la violence. Les concerts sont des exutoires haineux autant pour les groupes que le public (le lancer de projectiles en deuxième sport national après la mannschaft), certains fascionistas n'hésitent pas à descendre dans le tas pour planter du gras. Tout le monde est ennemi: les popeux, les hippies, les teds (fortement représentés en Germania), les drogués, puis plus tard les vendus de la NDW (Neue Deutsche Welle). C'est soit l'argent, soit la rue. Pas de compromis. Du côté de Rodenkirchen, au Ratinger Hof ou à la Carsh-haus, c'est l'émeute continuelle teintée de sado-masochisme.



Sitôt la première vague des groupes punk rock anglicisés passée, les enfants qui se souviennent de France Gall chantant les louanges de l'ordinateur sur la Nr.3 accèdent enfin aux studios. La technique n'effraie pas ces nouveaux fauves qui hurlent leur amour du béton et de l'acier à travers l'énergie forte d'une musique qui n'hésite plus à utiliser les machines dans tous les sens possibles. L'impase punk-prolo-pub est transcendée. Leur weltanschauung n'exclue en aucun cas l'humour, noir, tueur pour certains. Les confrontations permanentes n'excluent pas non plus les fraulein qui sont à la tête de groupes de plus en plus nombreux. Des communautés intra-villes se forment, les influences ne sont pas musicales (pas de redite à l'english) mais se situent chez les surréalistes, dans l'activisme viennois (Otto Mühl) ou les écoles picturales (Neuen Wilden).

Des personnages clés animeront ce réseau triangulaire et lui donneront le maximum d'aufklarüng. Ils s'appellent Kippenberger à Berlin (peintre et boss du club So36), Alfred Hilsberg (fondateur de ZICKZACK, LE label du mouvement) à Hamburg, Kurt "Pyrolator" Dahlke (fondateur de L'AUTRE label, ATA TAK) à Dusseldorf, Muscha et Trini Trimpop (qui ont apporté la vidéo, et Toten Hausen), Franz Bielmeier et son RONDO, Peter Hein de Fehlfarben puis d'autres hommes de l'ombre comme Jaki Eldorado ou Peter Hein. Ils témoignent tous dans ce bouquin de Jürgen Teipel livré fin 2010, le plus puissant sorti de l'écurie ALLIA (consacré en grande partie à l'analyse du phénomène DAF). C'est parti. Verschwende deine jugend!

Lire la suite

Robot Dynastie

ON!

Servomécanique

THREADS (1984)


Lire la suite

DHARMA GUNS (2011)


Lire la suite

Machine Morricone

Kulturpessimismus



Voici la non-chronique d'un disque introuvable. "Der verborgene Gott" est le 3ème album d'ART ABSCONs, un obscur allemand (portant un masque horrifique) donnant dans le neo folk expérimental quelque part dans une profonde forêt, entre CURRENT 93 et SCORPIO WIND. La version digitale de ce disque devrait sortir prochainement sur Hau Ruck!. En revanche, vous pouvez patienter avec les deux meilleurs morceaux de "An himmel mit feuer", l'album précédent, et devant ce doux clip promotionnel. Le Dieu caché après le feu dans le ciel, cela nous promet encore de puissants concepts philosophiques.

ART ABSCONs - Der 13. gast
ART ABSCONs - Fur immer hier

Love+Rockets

Geekers of the Truth



C'est le truc qui m'excite le plus dans le doux ciel étoilé de la Techno. Une grosse météorite en fusion percute les étoiles qui brillent toutes de la même intensité conforme. Elle s'appelle GATEKEEPER. "Optimus maximus" avait déjà ouvert un tunnel dans l'espace temps, mais "Giza" se projette complètement dans une autre galaxie. Imagine un disco formellement interdit aux Stellas et aux Guidos, fondu dans un EBM conçu par des mathématiciens cools. Aucun morceau en dessous de l'autre, précision martiale qui change le profil de MEROK records. Le duo a sorti une VHS des clips du disque (un truc de fils de pute limité à 100 exemplaires tu penses bien) mais tout est dispo sur Vimeo de toute façon. Outre l'analogie quelque peu merdique avec un Tron vintage, leurs vidéos ressemblent à du René Magritte en mouvement. Tout ça nous invite agréablement à la dématérialisation complète avant 3797.

GATEKEEPER - Chains
GATEKEEPER - Giza
GATEKEEPER - Mirage

Lire la suite

Mélodie en Sous-Sol



J'ai déjà parlé plusieurs fois de Sean McBride, New Yorkais aux origines européennes. Après avoir sorti un des meilleurs albums synthétiques de tous les temps, accompagné de Liz Wendelbo (qu'il a sûrement dû rencontré au camping de La Route du Rock en 92), OAKLANDER sans XENO revient à son premier projet, MARTIAL CANTEREL. Il s'est aussi appelé MORAVAGINE fut un temps, ça aide à situer le personnage. Je n'ai pas compté précisément mais ceci doit être son 6ème ou 7ème long format. Plus que prolifique dans le fond de son donjon, il réussit à créer une fois de plus sur "You today" une musique hyperboréenne de très haute qualité. C'est son disque le plus fin et le plus abouti (même s'il a perdu un peu en noirceur virile). Malgré son fanatisme analogique, l'automate doué de sensibilité ne tombe jamais dans la caricature ou la pale copie et parvient à trouver des notes et des rythmiques qui foncent droit à la tête et au ventre. 11 titres de génie. Lisez son interview sur Hartzine.

MARTIAL CANTEREL - Occupy these terms (LIVE)
MARTIAL CANTEREL - You today (CLIP)
MARTIAL CANTEREL - Secret stories (MP3)

Playlist #24: Hiver 81



01 - ENDE SHNEAFLIET - Twist on the tombstones
02 - A POPULAR HISTORY OF SIGNS - Crowds
03 - IAN NORTH - We're not lonely
04 - GINA X PERFORMANCE - Babylon generation
05 - B.TROOP - Fade away
06 - CERAMIC HELLO - Theatre matrix
07 - NO MORE - In a white room
08 - CHRISTOF GLOWALLA - Science fiction
09 - VOICE FARM - Modern things
10 - LOGIC SYSTEM - Person to person
11 - MEKANIK KOMMANDO - Microbes
12 - ANDI ARROGANTI - Warten auf die Stasis
13 - SCATTERBRAIN - Crosses of Verdun
14 - A BLAZE COLOUR - Means to an end

Cérémonie du Ski

DEATH IN JUNE : 30 years of carrion



L'infameux groupe anglais monté en 1981 et mené par l'homme masqué, Douglas Pearce, célèbre ses 30 ans en 2011. Comme un soldat qui dort est un soldat mort, le journaliste italien Aldo Chimenti a compilé un volumineux ouvrage hommage à ce projet qui dure. 420 pages de textes et photos malheureusement disponibles uniquement dans la langue de Giulio Cesare Evola pour l'instant. Le livre s'intitule "Nascosto Tra Le Rune". Il y a un CD caché parmi les runes qui compile anciens morceaux et une interview radio décontractée, découpée en 6, et réalisée avant la sortie de The rules of thirds. Vous pourrez la sloucher tranquillement en cliquant sur le lien plus bas et y apprendre d'où vient ce nom, ces symboles, pourquoi le masque, l'ambiguïté, l'homosexualité et bien d'autres secrets de polichinelle. Pour que la fête soit complète, jetez donc un œil sur les vieux entretiens du groupe avec la presse et le fanzinat français, ça vaut plusieurs j'aime ça.

Interview MP3

ART ROCK, 1984
BEST, 1984
PREMONITION, 1991
ESPOIRS ÉPHÉMÈRES, 1992

Nouvelle Bretagne



Quand un disque de cold wave est chroniqué dans Ouest France, ça rigole pas. Le quotidien français à plus gros tirage m'a appris avant WIERD la sortie de l'album 8 titres de DENNER. Même si ce disque n'a pas grand chose à voir avec les productions électroniques en lycra coloré du label, c'est encore le lobby brooklynite qui fait main basse sur toute émergence de son froid. Les 3 waldgängers semblent pourtant s'être auto-produit. Nouvelle-Bretagne, un sacré programme façon Nova Akropola. Si les new-yorkais avaient eu le bon goût de mettre un menhir ou un phare en couvrante, on aurait pu les confondre avec un groupe fabriqué à Rennes en 1979.

Leur son est à la croisée de TRISOMIE 21 et de MARQUIS DE SADE/COMPLOT BRONSWICK, les esthètes modernes de l'époque. Leur chanteur s'appelle Gilles Le Guen, exprime sa peine en français et dans un anglais assez spatial, ce qui prête une fois de plus à confusion. Guitares souspleen pour de longues et langoureuses minutes baignées de lyrics naturalistes. I sold my bones, Speak low et In limbo sont des déclarations d'amour à la tristesse. La solitude frappe à ta porte, tu ferais mieux d'aller ouvrir.

DENNER - Speak low

LAIBACH: VICTORY UNDER THE SUN (1988)



Un documentaire puissant de Goran Gajic, qui montre comment un groupe de musique a su émerger d'un pays (la Slovénie) sous le dictat de l'URSS, et infiltrer la culture de l'Ouest en usant de tactiques totalitaires et en élevant la politique comme Art suprême. L'époque la plus fulgurante du groupe, de sa création (1980) à l'album "Opus Dei" (1987), est ponctuée d'interventions d'intellectuels, de philosophes, d'ouvriers, de citoyens slovènes, et des célèbres clips, entretiens et discours des membres du groupe, où la rigueur et le sérieux ne laissent aucune brèche au hasard et aux problématiques de la Guerre Froide. Ceux qui n'ont pas saisi l'art de la controverse, la dialectique provocante et l'humour latent de ce chef d'œuvre d'Art Total ne comprendront jamais rien. LAIBACH EST UNE MISSION QUI DEMANDE DU FANATISME !

Lire la suite

No Resistance



ABSOLUTE BODY CONTROL revient avec du nouveau matériel afin de rétablir le sens de l'histoire et ce, 3 ans après le terrible Wind(re)wind dont j'avais parlé ici. Désolé les gars, mais la pochette de Shattered illusion est tellement engagée contre l'art pictural, que j'ai mis celle du EP d'avant, qui essaie au moins de rendre leurs trombines fun. Sorrow est la première déflagration du disque, remixé ailleurs par TRISOMIE 21 et Daniel Myer. Toujours ce mélange des 3 disciplines reines des machines, synth-pop EBM minimaliste. Surrender no resistance est le meilleur je pense. La voix de Dirk Ivens est toujours dosée, aspergeant de sensualité les synthés glacés d'Eric Van Wonterghem. 10 titres en tout. De l'aliénation (Stardust fever) à l'émotion (Into the light). Pourchassez cet album. L'Industrie Belge a encore de belles années devant elle.

ABC - Surrender no resistance

Saint-Terror !

CHRISTIANE F. (1981)



Lire la suite

Decline of the West



Un des meilleurs albums de synth-pop, de 1981 (ex æquo avec "Speak and Spell"), vient d'être réédité par Virgin. Il est agrémenté de 20 morceaux bonus en plus. Comme la version de 2006, le box set comprend les 3 joyaux électroniques I'm your money, Are everything et Decline of the west, l'hymne de la BRITISH ELECTRIC FOUNDATION, fondée par Martyn Ware et Ian Craig Marsh après leur départ de THE HUMAN LEAGUE. On a ensuite toutes les démos de l'album et des expérimentations bruitistes pas indispensables. Pour illustrer l'élégance européenne de ce disque, un superbe documentaire d'une heure est aussi incorporé dans la boîte. Il n'a pas encore été effacé de youtube mais ça ne va pas durer. Direction Sheffield. (Yes we need this) fascist groove thang !

HEAVEN 17 - Penthouse and Pavement (2010)

THE STORY OF PENTHOUSE & PAVEMENT (PART 1)
THE STORY OF PENTHOUSE & PAVEMENT (PART 2)
THE STORY OF PENTHOUSE & PAVEMENT (PART 3)
THE STORY OF PENTHOUSE & PAVEMENT (PART 4)

LE CIMETIÈRE DES VOITURES (1983)


Lire la suite

Cold bless us all.



Voilà ce qu'aurait donné l'album de HURTS si, le soin qu'ils mettent à s'habiller, ils l'avaient mis dans la réalisation d'une musique technologique pertinente. Dans leur dernier clip, DETACHMENTS jouent aux soldats de la Première Guerre Mondiale. Le morceau est merdique mais ça change quand même des filles qui se promènent dans les bois. La musique indépendante sans triangle existe encore. Les 11 titres sont chouettes. Les blokhas de Londres font un usage soutenu de leur synthétiseur, Audio video en témoigne d'entrée de jeu. Leurs chansons méca-lancoliques rappellent les choses actuelles de chez WIERD RECORDS mais aussi beaucoup FAD GADGET. Ils nous prouvent même leur admiration pour CYBOTRON et l'electro pur et dur (You never knew me, H.A.L.) tout en conservant un recul de dandy cynique en M65 jacket (Art of viewing, Holiday romance). C'est mieux que bien. (Malgré la pochette impossible)

DETACHMENTS - Audio video
DETACHMENTS - H.A.L.
DETACHMENTS - Holiday romance

Lire la suite

Do you believe in Cold ?


Wierdos



Depuis quelques temps, les branchouilles de Brooklyn all play synth et singent le son européen des années 80. C'est bien, ça change de leur sempiternel indie rock lo-fi de merde. Même si comme tout bon hipster, ils revendront leur style la saison prochaine pour mieux seoir à la tendance. En attendant, tout ce que sort le label WIERD échappe au sidatorium. La K7 Open water d'ÉPÉE DU BOIS par exemple, perpétue l'âpreté électronique de MARTIAL CANTEREL (XENO & OAKLANDER). C'est un peu le prince noir de toute cette bande et du coup tout le monde sonne comme lui. Ce projet X est plus industriel et chaotique que le suscité, mais l'absence d'émotions passe sans problème.

Lire la suite

No Present



MW022. Veronica Vasicka n'est pas une artiste corporelle hongroise mais la boss de Minimal Wave records dont vous pouvez lire une interview ici. Après une série de compilations et les derniers 33 tours dont j'avais parlé , elle a eu la riche idée de rééditer quelques morceaux du sublime duo DEUX. Les lyonnais avaient déjà sorti un CD discographique il y a quelques années (Agglomerat) donc pas de surprise dans les 10 titres de Decadence. Leurs classiques sont tous présents mais ça fait vachement vibrer de réentendre Décadence ou Le camion ainsi que la voix de Cati Tête. Une musique synthétique épurée et candide, à la française. Bonne ambiance euh.

Lire la suite

PLAYLIST #22 : Smurf in the Goulag



01 - SAD LOVERS & GIANTS - White Russians
02 - CRISIS - Back in the USSR
03 - LENINGRAD SANDWICH - Russians
04 - N.V. LE ANDEREN - Serbski U.S.S.R
05 - L'INFANTERIE SAUVAGE - Je pense à la Russie
06 - BORGHESIA - Nocne setnje
07 - WARUM JOE - Datcha
08 - VISAGE - Moon over Moscow
09 - N.O.I.A. - Hunger in the East
10 - SIZIKE - Cudni ples
11 - ELISA WAUT - Russia
12 - MODERNE - Vers l'Est
13 - INFORMATICS - Satellite to Russia
14 - MARTIAL CANTEREL - Eastern Europe
15 - BLACK STROBE - Moscow reisen

STEPPE ONE

Industrial Music for Industrial People



L'introduction du nouvel album de LUFTWAFFE est aussi inquiétante qu'un vol de Focke Wulf au beau milieu de la nuit. Sur Cultural hell, on ne sait plus si ces cris sont poussés par un homme ou par un animal. La première partie de Ere I perish est très brutale, bruitiste et martiale, dans la tradition américaine qui va de NON à BLOOD AXIS, noyée dans les pensées d'Yvonne Aimée prédisant l'arrivée de milliers d'hommes verts (de gris). Après The scourge of the cords, la musique mute en neofolk fluide tel un Messerschmidt au dessus des nuages, se rapprochant de l'Europe, de DEATH IN JUNE et de STRENGTH THROUGH JOY. Le duo de Chicago arrive à conserver de belles mélodies tout en les mélangeant à l'apocalypse latente (Love one another). Il est d'ailleurs possible qu'ils dorment dans des cercueils. Ce disque est sorti sur Old Europa Café et sonne déjà l'hiver dans les têtes.

Lire la suite

Best Of Trash.



Vers 1995-1996, la chaîne M6 commence à diffuser tard dans la nuit, le jeudi en général, toutes sortes de clips alternatifs plus ou moins merdiques venus des USA. Pour les collégiens comme moi qui n'avaient pas MTV, ne soupçonnaient pas encore l'existence d'Internet et avaient un accès et des connaissances musicales limitées, ce fut l'ouverture de nouveaux horizons. Une aubaine d'avoir assisté sur une chaine de télé grand public à ce qu'on ignorait encore à l'époque, l'invasion du mainstream, le rêve américain et son pourrissement, qui tournaient à bloc sur nos VHS usagées. Entre dictature du fun et mouvance mauvais garçons, quinze ans plus tard, allume M6 à la même heure et observe l'alternative... Du milieu des années 90 à l'aube des années 2000, voici par quelles grandes phases le son électrique et rebelle des jeunes a évolué.


LA DÉMOCRATISATION DU HARDCORE


Lire la suite

Feel it, TENSE is here

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Frustrated with the direction electronic music was headed, one man decided to create the sound he so badly craved. Qui aurait cru que le renouveau EBM viendrait du Texas. Houston, //TENSE// propose un funk blanc vraiment génial en 2010. Les influences sont nettes: les débuts de NITZER EBB, MINISTRY et FRONT LINE ASSEMBLY. Très industriel et sexuel (Marianna y est pour quelque chose), entre WAX TRAX et l'Angleterre. Life is so shooort, alors pourquoi s'obstiner à faire du son de merde quand le meilleur est sorti il y a 25 ans. Super dansant (Sin Realite) et super dark (Perpetual swim). Apparat cuir, martialité, aliénation, distorsion et son strictement électronique. Robert pique un titre à DEPECHE MODE (Work hard) et carrément la rythmique de Warm de CABARET VOLTAIRE sur Mine too. Il ose même le marcel en laine. 10 titres en 45 minutes. L'album s'appelle Memory, le label DESIRE. Debout et danse.

//TENSE// - Work hard short life


Une Dernière Volonté ?

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Demain n'existe plus, je l'ai fait disparaître... Le nouvel album de Geoffroy D. commence plus pop que jamais. Que de chemins parcourues et de champs de batailles traversés depuis "Commémoration" et "Obéir et mourir". Avec "Devant le miroir", la musique martiale et bruitiste du tourangeau s'était transformée en une electro-pop de haute voltige. Sur Immortel, DERNIÈRE VOLONTÉ achève la mutation. Le chant transcendant, la puissance du tambour et les synthés minimalistes sont toujours la marque de fabrique indélébile du commando. Même si l'ensemble est beaucoup plus propre et électronique, les textes plus génériques, l'identité est toujours là. C'est encore plus froidement romantique qu'un tête à tête voilé entre Laurence Ferrari et Mahmoud Ahmadinejad. Impossible n'est pas français (une maxime oubliée chez les afrikaners). Le résultat est digne d'un Etienne Daho des sous-sols (Peut-être!) ou d'un TAXI GIRL industriel (masterisé par Eric Débris!). Rien à aimer. La nuit revient dans les têtes.

Nos sources sont dans l'obscurité. C'est ce qui nous conduit à une créativité sans égal.

DERNIÈRE VOLONTÉ - Mon orage
DERNIÈRE VOLONTÉ - À jamais

Taxi pour Berlingrad

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

BERLIN EN 22 MOTS
Pas d'introduction ni de conclusion, juste quelques impressions.

Lire la suite

Débarquement!

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

L'alternative à XENO & OAKLANDER vient de Belgrade. SIXTH JUNE ramène la Serbie sur le devant de la scène par l'intermédiaire de froides déflagrations. J'aurais très bien vu Milosevic exécuter une petite danse froide sur Everytime. 11 titres mélancoliques influencés par les groupes electromantiques anglais du début des années 80. La voix de Lidija donne une tournure fatale à ce disque et Alan Laslo Wilder au synthé fait le reste. Oh no, it's freezing! Le morceau dans leur novolang donne même envie d'aller plus loin vers l'Est... Afraid of lies est le hit. Sensible mais sens du chorus et rigueur du rythme aussi. Écoute-le dès maintenant pour te protéger de la joie des gens.

SIXTH JUNE - Mrak

Lire la suite

L'Âge des Querelles

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

AT PRESENT NOTHING IS POSSIBLE ... OUR ONLY TRUE LIFE IS IN THE FUTURE

L'évolution réussit à BLOOD AXIS. Born again sort enfin (merci TESCO Germany) et de nouveaux horizons sonores se présentent. Faut dire que depuis 2002, et leur split avec LES JOYAUX DE LA PRINCESSE, le groupe de Michael Moynihan était resté calfeutré dans son dolmen. Tout ce qui est (re)sorti fut de la redite. L'axe du sang est désormais sorti du neo-classique martial de Gospel of inhumanity pour couler vers une veine plus profolk et mélancolique. La voix de Moynihan n'a plus rien à envier à Pearce, Rice, Wakeford et les autres corbeaux de l'underground musique païenne. Ses mots-parlés me font planer. Tout comme ces refrains entonnés féériquement par Annabel Lee.

THE PATH.

Nous sommes plongés dans une matrice médiévale pendant 12 titres, où se croisent dialectes anciens et instruments traditionnels (Mâdhu, Wulf and Eadwacer). La lignée est assurée par ce beat continuel et assommant, ainsi que par les sombres mélodies synonymes d'une beauté oubliée (The Dream). C'est tout sauf de la musique faible. Force, rigueur, racines, émotion : Contre-Courant. Après un rappel historique puissant (Hard Iron Age) le morceau le plus radiophonique du disque est performé (Churning and Churning). Mmm. The Vortex se passe de discours, tellement prenant. The Path parachève en moi l'idée que je me fais de ce disque. Véritable ode aux guerriers du temps. Le Prieuré de Sion peut sucer ça.

Lire la suite

GHOSTS... OF THE CIVIL DEAD (1988)


Lire la suite

Playlist #20 : Complexe Industriel

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

[Sélection EBM réalisée pour le blog Peur Bleue]

Presse le bouton.

01 - LIAISONS DANGEREUSES - Mystère dans le brouillard (1981)
02 - SNOWY RED - Don't lose control (1981)
03 - ESPLENDOR GEOMETRICO - Moscu esta helado (1982)
04 - TOMMI STUMPFF - Crève petit con (1982)
05 - DIE KRUPPS - Neue helden (1982)
06 - ABSOLUTE BODY CONTROL - Automatic II (1983)
07 - SPK - Walking on dead steps (1983)
08 - PORTION CONTROL - Go-talk (1983)
09 - STRATIS - Herzlos (1984)
10 - LAIBACH - Panorama (1985)
11 - À;GRUMH... - Drama in the subway (1986)
12 - KLINIK - Go back (1986)
13 - PSYCHE - The crawler (1986)
14 - PANKOW - Sickness takin' over (1987)
15 - FRONT LINE ASSEMBLY - Obsession (1988)
16 - SIGNAL AOUT 42 - Pro patria (1989)
17 - LEAETHER STRIP - Torment me! (1990)
18 - DRP - Brainhunter (1990)

VIOLENTLY ALIVE

Homme, Machine, II.

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Je crois que la tracklist de A MAN & A MACHINE VOL.2 se passe de commentaires. Tous ces groupes, et ces morceaux, de la fin des années 70 au milieu des années 80, ont fait dansé l'homme blanc et le font encore. La sélection n'est pas si évidente que ça. LE MAQUIS n'a pas mis machinalement les titres phares des groupes, au contraire. La pointance est toujours présente dans les références. Certaines choses expérimentales au son douteux que je ne citerai pas auraient pu être oubliées. (L'armée Flexi-Pop s'en est déjà chargé) Pour le reste c'est du classique robotique, que tu dois connaître, apprends le passé pour maitriser le présent et maudire le futur. La COLD side l'emporte facilement sur la WARM SIDE par un score de 7 à 5. Mais comment en aurait-t-il pu être autrement ?

Lire la suite

DECODER (1984)

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Lire la suite

Minimal Waves

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Après le terrain vague et la zone, l'architecture, forcément. L'urbanisme galopant, qui fournit l'inspiration de tous les groupes que MINIMAL WAVE a réédité ces quatre dernières années. Matricule MW019. DAS DING est un hollandais qui faisait des cassettes de robot dans les années 80. Le nom vient encore de John Carpenter, toujours lui. La musique vient d'ailleurs. Sur H.S.T.A. y'a 8 titres (dont certains introuvables). C'est sombre mais dansant quand même. Entre CABARET VOLTAIRE et FAD GADGET. Le gonze chante rarement. Le premier titre de la démo de 82 s'appelait Oradour-sur-Glane. Ça marque.

DAS DING - Reassurance ritual

Lire la suite

The Meaning of Cold

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Sentinelle, seul dans le froid. J'écoute cet album jour et nuit. La température de mon corps devient négative. Tout effort pour lutter est vain. Y'a de la maçonnerie par là-dessous, du subliminal, faudrait demander aux fans de Lady Gaga une analyse ésotérique de cette merde. XENO AND OAKLANDER représentent la quintessence de la synth-pop. À la fois mélancolique et industrielle, comme l'œuvre de MARTIAL CANTEREL. Les synthés sont puissants, la voix de la soumka divine (elle me rappelle DESIRE), chacun des 12 titres est une perle. Les sexes alternent, tout comme les langues, français et anglais.

Les brooklynites ont combiné tous les meilleurs singles de l'année 1982 : ANDY OPPENHEIMER, DRINKING ELECTRICTY, JEFF & JANE HUDSON, NINE CIRCLES, SYSTEMATICS et tous les autres. Danse froide sous une lune qui pleure. Il y a même des relents plus dark parfois qui pourraient rappeler le clan de XYMOX. Noir et romantique. Tout reste purement électronique, finement nostalgique. Franchement, c'est encore mieux qu'avant.

XENO & OAKLANDER - Cold forever
XENO & OAKLANDER - Preuss

As we were in '98 !


Serbia Pop


Deäth in Märch

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Douglas Pearce, Robert Smith et Ian Curtis sont sur un bateau. Naufrage assuré, sauf pour les oreilles. Judge by twelve, carried by six est le premier réel album de BLESSURE GRAVE, un groupe (un gars, une fille) de San Diego qui ne voit jamais le soleil. 16 morceaux glaciaux offerts par RELEASE THE BATS. Le chant provient d'un caveau de cimetière, la batterie (charles) martèle bien, et l'ambiance générale rappelle les années folles de la cold wave britannique (1980-1983). Je regrette déjà l'hiver. Apprend à aimer la corde et prend ton ticket pour l'abattoir of love.

BLESSURE GRAVE - The cycle
BLESSURE GRAVE - In my mind

Lire la suite

IL EST VIVANT

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

1922-1975 / 2009. Voici un hommage d'une heure au génie italien Pier Paolo Pasolini. Coffret DVD limité et livré avec une amulette magique par le label RUSTBLADE. Magie noire quand tu nous tiens... SONGS FOR A CHILD contient 14 morceaux à tendance froide et industrielle ce qui n'est pas si inattendu et inapproprié que ça lorsqu'on connait l'œuvre torturée du maître. C'est COIL qui ouvre l'oraison avec son classique Ostia (The death of Pasolini), tout simplement parfait. BAHNTIER choisit l'indus ambient pénible tandis que la neo-pop de SPIRITUAL FRONT se caresse sur My erotic sacrifice. Pour AH CAMA-SOTZ, se reporter à BAHNTIER, qui comme ALIO DIE, allie discours de l'artiste maudit et sombres mélodies atmosphériques.



TEATRO SATANICO s'est cru à la Porcherie et vomi une espèce de trip-hop pourri, ils mériteraient la sodomie façon Canterbury. IN SLAUGHTER NATIVES et sa percussion martiale rehausse un peu l'intérêt de cette compilation même si elle tombe ensuite à l'abandon. CONDANNA n'apporte pas grand chose aux évangiles, tout comme le rituel de BLACK SUN PRODUCTIONS. N'est pas St Mathieu qui veut. Ce sont les décombres de Dresden empilés par NUEVA GERMANIA et le nouveau classicisme de FROZEN AUTUMN qui viendront à la rescousse (même si je ne vois plus trop de rapport avec P.P.P.). La fin sur du power-electronics est navrante, le Théorème est à revoir... Tout ça nous aura toutefois permis de redécouvrir Ostia... Pino Pelosi Salo !


BONUS ENNIO MORRICONE

Scarpe rotte (1965, Uccellacci E Uccellini)
Titoli di testa (1965, Uccellacci E Uccellini)
L'ultima corrida (1968, Teorema)

Industrial Complex



L'EBM c'était quand même autre chose du temps de l'URSS.


Playlist #18 : Année Zéro



Invitation au Suicide Folk

01 - DERNIÈRE VOLONTÉ - Ouverture
02 - DEATH IN JUNE - Break the black ice
03 - IN MY ROSARY - Little death
04 - STRENGTH THROUGH JOY - Absolute power
05 - BLOOD AXIS - Storm of steel
06 - ROSES NEVER FADE - Runaway
07 - LES JOYAUX DE LA PRINCESSE - Le petit garçon
08 - DERNIÈRE VOLONTÉ - Un refrain solitaire
09 - HARVEST RAIN - Most northerly midnight
10 - OF THE WAND & THE MOON - My black faith
11 - VON THRONSTAHL - Gloomy white sunday
12 - IN MY ROSARY - A naked cloud
13 - SOL INVICTUS - Long live death

Snowy Red

HIVER.

In Cold We Trust

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Lire la suite

Histoire des Robots



THE GREAT BRITISH SYNTH : À la fin des années 70, des groupuscules d'artistes électroniques comme THE HUMAN LEAGUE, CABARET VOLTAIRE et THROBBING GRISTLE s'inspirent de KRAFTWERK et J.G. Ballard en rêvant au son de l'avenir face à la morne Grande-Bretagne. L'apparition en 1979 de GARY NUMAN à Top of the Pops annonce l'invention de la synth-pop, qui fournira la nouvelle bande-son d'une Grande-Bretagne rentrant dans l'impitoyable ère des années 80. DEPECHE MODE, quatre garçons de Basildon, incarnent alors le nouveau son, tandis que les groupes post-punk comme ULTRAVOX, SOFT CELL, ORCHESTRAL MANOEUVRES IN THE DARK et YAZOO amènent la synth dans les pages de NME et en couverture de Smash Hits. 1983, les PET SHOP BOYS et NEW ORDER prédisent l'avenir de la musique électronique avec la dance...

Documentaire inédit diffusé sur la BBC en Octobre dernier.

PART 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10

Berlin 61/89

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Lire la suite

The Order of Death

Paris sous les bombes

GESAFFELSTEIN : Le blindtest

BLINDTEST OBSOLÈTE. [Voir Interview]

01 JOHN CARPENTER - ASSAULT ON PRECINCT 13 (1976)
02 JEAN-MICHEL JARRE - OXYGEN, PT.2 (1977)
03 YELLOW MAGIC ORCHESTRA - TECHNOPOLIS (1979)
04 THE HUMAN LEAGUE - BLACK HIT OF SPACE (1980)
05 ORCHESTRAL MANOEUVRES IN THE DARK - THE NEW STONE AGE (1981)
06 ABSOLUTE BODY CONTROL - FIGURES (1983)
07 TRANS-X - LIVING ON VIDEO (1983)
08 DEUX - SEX & TROUBLE (1984)
09 METROPAKT - C.T.I. (1985)
10 CABARET VOLTAIRE - WARM (1985)
11 DEATH IN JUNE - THE CALLING (MK II) (1985)
12 A SPLIT SECOND - FLESH (1987)
13 ARABIAN PRINCE - PROFESSOR X (1989)
14 DELKOM - VIVA LA DROGA (1990)
15 SUBURBAN KNIGHT - THE ART OF STALKING (1990)
16 AUX 88 - BREAK IT DOWN (1996)
17 ALAN BRAXE - INTRO (2000)
18 URAL 13 DIKTATORS - TOTAL DESTRUCTION (2000)
19 EXZAKT - DARK MIND (2001)
20 UMWELT - OVERWORK (2004)
21 MILLIMETRIC - COLD WAR (2005)
22 DAFT PUNK - TECHNOLOGIC (VITALIC remix) (2005)
23 SEBASTIAN - WALKMAN (2006)

CARNETS NOIRS Acte II (partie III)



AU CŒUR DE LA MANUFACTURE
Pulsations industrielles, expérimentations concrètes et rythmes électroniques

Je zappe le chapitre ORAISONS FUNÈBRES qui causait de la vague batcave française (NEVA, JAD WIO, LES TÉTINES NOIRES en tête) pour plonger au cœur du 2ème gros chapitre du livre, L'INDUSTRIEL. Et en premier lieu l'électronique dedans l'indus.

DIE FORM est clairement nombre un dans cette matrice. D'abord l'œuvre d'un seul homme, la forme naît à Bourg-en-Bresse en 1977. Après plusieurs démos-objets, conçues à partir de percussions métalliques, le projet va progressivement électroniser son son. Création du label BAIN TOTAL puis sortie du mythique "Die puppe" en 1982. 4 albums plus tard, le style devient plus musclé et EBM. Dans les années 90 (5 albums) la musique de DIE FORM se spiritualisera avant un retour purement indus dans les années 2000. Projets parallèles : ELEKTRODE, D.F. SADIST SCHOOL.

Lire la suite

CARNETS NOIRS Acte II (partie II)



L'ÂGE D'OR DES MUSIQUES FROIDES
Entre rigueur et romantisme, le style chic et cérébral des années 80

Ce long chapitre de près de 90 pages a pour thème central les formations cold-wave francophones, style oppressant et gris très révélateur des années 80. La scène française a été elle, beaucoup plus large et diversement influencée (électro, indus, rock, punk) que celle d'outre-manche, avec comme références entre autres: THE CURE, TUXEDOMOON, MINIMAL COMPACT, VIRGIN PRUNES ou JOY DIVISION.

Comme d'habitude sur le continent européen, les précurseurs sont belges. Le collectif Mouvement Oblik influencé par DEVO et KRAFTWERK naît. Composé de Daniel B. (FRONT 242) et du futur boss de Play It Again Sam (PIAS), c'est son 3ème membre éminent qui nous intéresse, fondateur de POLYPHONIC SIZE en 1979. Musique synthétique légère bientôt agrémentée d'un chant féminin et nourrie de paroles pointues, une multitudes de EP's et 3 albums sortent avant la fin en 1991.



Lire la suite

CARNETS NOIRS Acte II (partie I)



Comme annoncé dans la chronique de l'Acte I, l'Acte II des CARNETS NOIRS pointe ce qu'il s'est passé dans la musique froide au niveau français et plus largement francophone ces 30 dernières années. Et comme dans le précédent volume, on peut regretter l'absence de discographie en fin d'ouvrage, qui aurait ainsi permis de mieux s'y retrouver et d'ajouter plus de groupes (sont principalement abordés ici les groupes ayant sorti un ou plusieurs albums). En tous cas, il y a largement de quoi faire parmi les multiples épopées et anecdotes qui ponctuent ces 350 pages. On ne progresse plus uniquement par famille musicale mais par cycle, plus ou moins en corrélation avec l'époque, et ça commence par...


LE ROCK TRANSFIGURÉ
Liaisons dangereuses entre punk et new wave



Il y a avant tout STINKY TOYS, formé en 1976, qui pratique un rock punk dépressif influencé par le VELVET UNDERGROUND. 2 albums pas terribles et JACNO s'échappe seul dans le col du succès. Son mini album publié en 1979 rend une musique électronique et simpliste accessible à tous. Il sortira 3 albums dans cette mouvance electro-pop avec l'ex-chanteuse de STINKY TOYS, Elli Medeiros. Entre temps, il produit beaucoup (le 1er l'album d'ÉTIENNE DAHO, l'album de MATHÉMATIQUES MODERNES), notamment pour les labels CELLULOÏD et DORIAN, où l'on peut croiser Maurice G. Dantec et son groupe ARTEFACT. Puis il sombrera dans la chanson française et la variété à la fin des 80's, comme tout le monde.


Lire la suite

CARNETS NOIRS Acte I

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Voici un ouvrage épais et sombre, aux allures de manuel de magie noire, sous-titré "Musiques, attitudes, cultures gothiques, électroniques et industrielles". Les 2 premiers volumes (écrits collectivement et édités par E/DITE & K-INITE) sont sortis début 2006 et abordent la scène musicale froide internationale pour le vol.1 (250 pages), et exclusivement francophone pour le vol.2 (350 pages). Un 3ème volume destiné au rapport de ces scènes à la littérature et au cinéma est sensé sortir prochainement.

Le bouquin a pour vocation de présenter un panorama large (avalanche d'étiquettes mais sans trop rentrer dans les détails) des musiques goth, electro et indus. Il se présente comme une discographie romancée avec des anecdotes ici et là et quelques photos de qualité. L'époque couverte s'étale de la fin des années 70 au début des années 2000. On assiste donc à un survol de la naissance de ces musiques dites froides et à leurs mutations à travers 4 décennies. C'est relativement complet, pas pédant, ça concerne donc autant les connaisseurs que les découvreurs. Je me contenterai de résumer brièvement les 14 chapitres, regroupés, dans le vol.I, par famille musicale.


Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

POST-PUNK
Les balbutiements de la New Wave. La naissance du genre Gothique.

1977. La carrière éclectique de WIRE commence, les précurseurs anglais. On passe brièvement sur le minimalisme de SUICIDE, et tant mieux. Puis la musique rock plus noire des STRANGLERS et les débuts fulgurants de THE FALL. C'est l'heure où le règne de JOY DIVISION débute. L'heure aussi où les filles se la donnent, LENE LOVICH, NINA HAGEN et MALARIA! en Allemagne. C'est l'ébullition. ULTRAVOX découvre l'électronique et John Lydon monte PUBLIC IMAGE LIMITED après la mort des SEX PISTOLS. Même succès pour le groupe MAGAZINE monté par un ex-BUZZCOCKS.

L'Australie représente aussi avec THE BIRTHDAY PARTY, le premier groupe de NICK CAVE, ou les HUNTERS & COLLECTORS. C'est déjà le début des années 80 et la magie est partout. Les mélodies de NEW MODEL ARMY, KILLING JOKE, ECHO & THE BUNNYMEN et THE CURE donnent ses lettres de noblesse à l'après-punk, créant une déferlante froide sur le monde, le rock ne sera plus jamais comme avant.

Lire la suite