Fluoglacial - Tendances Négatives

STORY OF A JUNKIE (1984)



Now we’re off to Alphabet City where the girls are loose, the cops are crooked, the dope is strong and the crack heads shit anywhere because the curb your dog signs don’t apply to them.

L'ambiance est plantée, ceci n'est pas une production TROMA habituelle mais une plongée réalisée par LECH KOWALSKI dans la crasse du Lower East Side du début des années 80 avec comme guide, John Spaceley, une sorte de glam punk borgne, santiags blanches, t-shirt "Benito Mussolini" et skate sous le bras troué. Pas de déguisement, pas d'acteurs, ici tout est vrai, rien de TRAINSPOTTING. John rôde, maraude, marche, coure, roule, escalade le long des avenues A B C, C B A et ainsi de suite. Il croyait venir de sa Californie à NY pour réussir, et sa seule réussite consiste à trouver chaque nuit une nouvelle veine.



Condamné à errer, traitant avec les négros et les latinos du coin, puis parfois, un coup de feu... Un dealer en moins. Un coup de couteau dans la cage d'escalier. Et de deux. Les sirènes rappliquent puis disparaissent, et ça recommence. Le décor est désespérant, la situation pas mieux. File de camés dans une impasse, qui attendent leur dose par le judas de la porte, comme à la caisse du supermarché. "Shooting galleries" où tout le monde fuit la réalité autour d'une table. La zone est en dehors des lois, rythmée à l'electro-rap de l'époque. Le film est un documentaire choc qui pourrait faire office de suite à STREETWISE (réalisé la même année). Vraiment à voir.




THREE O'CLOCK HIGH (1987)


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STREETWISE (1984)



Ce documentaire a été tourné dans les rues de Seattle en 1983, par Martin Bell, avant même que les straight edge de BROTHERHOOD ou les drogués de NIRVANA aient fait leurs premières répètes. On suit la vie de plusieurs ados voire pré-ados (ça va de 12 à 20 ans) vivant tant bien que mal sur le béton. Pour certains c'est un choix, ils sont encore en contact avec leur monoparent, pour d'autres, la vie en a décidé autrement (chassés de chez eux, père en taule, etc.). "Rat" est le plus jeune de la bande de downtown, chaussé de ses patins à roulettes, c'est le symbole même du loubard débrouillard. Il mange à même les poubelles, pratique agressivement la manche, drague les cousines et escalade les immeubles à tout va.

Pour les filles, c'est moins rose, la prostitution étant leur seule solution. Certaines refusent l'avortement. Certains sont gays. Certains ne veulent plus croire en Dieu. Pas vraiment de drogue dure, le crack n'est pas encore apparu. Mais des t-shirts JETHRO TULL ou DEF LEPPARD, ça oui. Le futur très sombre de ces enfants perdus est en total contraste avec leur bonne humeur et leur sincérité, même s'ils ne sont jamais à l'abri d'un drame. Dewayne par exemple, qui se suicidera avant la fin du tournage. Un doc intéressant.

Rat: "You can take the 'ho off the street, but you can't take the street off the 'ho."



MIRACLE MILE (1988)



Il reste 70 minutes avant la fin du monde. Tu vas faire quoi? L'affiche électro-choc est en réalité un peu pompeuse. L'histoire d'amour au centre du film prend un peu trop de place à mon goût, et dissipe la peur primale et le chaos que le scénario aurait pu engendrer. Alors, c'est l'histoire d'un mec... Harry (Anthony Edwards), qui rencontre une meuf, Julie (et pas Sally, elle est rousse et moche). La première image du film est ironiquement un cours sur l'évolution de l'espèce, les 2 tourtereaux se rencontrent dans un musée sur la préhistoire, dans lequel ils vont crever d'ailleurs ah ah ah, MAIS CHUT! Donc Harry, dans l'euphorie des premiers ébats pose un lapin de 4h à Julie. Il se pointe à sa cafèt' vers 4h du mat, à l'angle du fameux Miracle Mile de Los Angeles (Celle-là même où Sean Kingston a tourné son clip, "bioutifoul gueuurlz"). La cabine sonne, il décroche. Et là c'est le drame. Un mec plein de crack lui annonce qu'une attaque nucléaire est imminente, dans exactement 1 heure et 10 minutes. Harry croit d'abord à une blague jusqu'à ce qu'il entende le mec se faire buter à l'autre bout du fil. Panique dans sa tête.



Dans la cafeteria se trouve une haute fonctionnaire de l'Etat, à l'aide de son téléphone portatif (les premiers avec l'antenne et tout), elle confirme l'information. Panique dans le bar. Direction le pôle sud, pour échapper aux mauvaises ondes, pendant qu'Harry part récupérer sa gonzesse. Bon, ça parait assez grotesque comme ça, mais c'est toute une atmosphère étrange qui se met en place (nuit déserte à L.A.), appuyée royalement par la bande son synthétique de TANGERINE DREAM, il faut le dire. Un air de Jim Jarmousse plane pendant la totalité du film. Le "climate of fear" s'installe calmement, en prévision du "meltdown" final, et au petit matin, lorsque tous les citoyens ont eu vent de la nouvelle, c'est le "society system decontrol" complet. Le feu partout, des vitrines sans vitres, des skaters en caleçons qui volent des télés, des viols en pleine rue, des crashs de voitures agrémentées de fusillades, CHAOS TOTAL. Le couple réussit à se faufiler en haut de la grande tour où un hélicoptère les attend, et puis, l'apocalypse... Un film agréable (le seul de Steve De Jarnatt), mais qui aurait pu être 70 fois mieux.

ROADIE (1980)



Travis Redfish (Meat loaf) vit dans un trou paumé du Texas, au sein d'une famille quelque peu dérangée. Le père se déplace uniquement dans un siège mécanique toutes options et regarde 15 télés en même temps pour ne rien louper, un geek avant l'heure. Puis la vie de Redfish va basculer, lorsqu'un bus de tournée va tomber en panne pas loin de chez lui. Expert en mécanique et bricolage, ils ne pouvaient pas mieux tomber. Ensorcelé par la numéro un des groupies, Lola (Kaki Hunter), il va d'abord emmener le groupe jusqu'à Austin comme convenu, puis va se laisser embarquer sur toute la tournée, de Los Angeles à New-York, sous la pression de Mohammed le manager (Don Cornelius de l'émission SOUL TRAIN lui-même!), pour devenir le numéro un des roadies.

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S'en suit multiples péripéties, gags loufoques et répliques cultes, dans lesquels MEAT LOAF, la bière aidant, excelle. On y voit des prestations de BLONDIE (Debbie Harry est particulièrement... BONNE!... en tant qu'actrice), d'ALICE COOPER le démon, mais aussi de ROY ORBISON et HANK WILLIAMS entre les traditionnelles bastons générales des bars rednecks. Bref, c'est réalisé par Alan Rudolph (WELCOME TO L.A.), c'est marrant, on navigue dans l'effervescence sonore de la fin des années 70 (le concert à L.A. est bien comique, et pas si éloigné de conneries "avant-gardistes" de l'époque), dans les USA et la bande son de CHEAP TRICK défonce. Texas or bust!



LEAN ON ME (1989)


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BRUBAKER (1980)


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BACHELOR PARTY (1984)


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THE WRAITH (1986)


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THE BURBS (1989)



Le film parfait où il ne se passe rien mais où les protagonistes font tout pour qu'il se passe quelque chose. Mayfield Place, un lotissement bien propre et carré, fidèle au fin fond des USA. Ray (Tom Hanks) est en congé maladie, et a décidé de NE RIEN FAIRE pendant une semaine. Art (Rick Ducommun), son voisin et ami, n'en finit pas de l'emmerder et d'espionner le voisinage. Et Mark (Bruce Dern) est un vétéran du Viet Nam, déglingué, comme on en voit souvent dans le genre. Ils s'inquiètent tous trois de la disparition de Walter, un voisin moustachu et douteux. Convaincus que les nouveaux arrivant d'Europe de l'Est (les Klopeck) sont l'incarnation du mal (ils ne sortent pas la journée et des phénomènes étranges ont lieu depuis peu), ils décident de mener une folle enquête autour de la villa fantôme se dressant en face de chez eux...



Une dose de mongolerie rarement atteinte pour une comédie à suspense vraiment réussie. Le trio d'acteurs fonctionne à merveille. L'environnement ensoleillé et plongé dans les années 80 est parfait (on peut voir Corey Feldman déambuler en short Vision Street Wear sous fond de Van Halen). Les gags sont gros. L'aspect horreur n'est pas grossier mais suggéré, c'est quand même réalisé par JOE DANTE (Gremlins, Twilight Zone...). La fin est explosive et surprenante. Tom Hanks et sa tête d'idiot du village finit de nous convaincre que ce film est un classique!