Fluoglacial - Tendances Négatives

BOUVARD ET PECUCHET (1989)



Jean Carmet et Jean-Pierre Marielle en pleine séance de spiritisme dans l'adaptation télé du classique de Flaubert. Dans cette 'encyclopédie de la bêtise humaine', deux compères veulent tout savoir par les livres, mais finissent par ne plus rien comprendre et rater chacune de leurs tentatives dans le réel. Jean-Daniel Verhaeghe réunit le même duo que Joël Séria dans le mythique "Les Deux Crocodiles" et fait péter les répliques de folie. Magistral.

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Ô nom de Dieu de bordel de merde !



" Le sérieux a pris le dessus: dès qu'un film sort, la santé mentale des producteurs dépend des chiffres de la première séance du mercredi. Il m'est arrivé d'être invité à des fêtes célébrant un succès faramineux. J'y étais aussi à l'aise qu'un rouget sur un terrain de golf. Cet univers, les préoccupations qu'il reflète, me sont résolument étrangers. Je n'y entends rien. Lorsqu'on me parle du distributeur d'un film, je pense immédiatement au distributeur de bonbons sur le quai du métro. Nous étions d'une génération désinvolte. Il y avait moins de comptes à rendre aux financiers, aux banques, aux télévisions, aux assurances; les pressions vis-à-vis du succès et les responsabilités étaient moindres. Nous étions aussi moins exposés qu'aujourd'hui, où les médias font leurs gros titres sur le premier comédien aux chaussures délacées ou ne buvant pas que de l'eau - être en une de Ciné Monde n'avait aucun impact sur notre carrière. Je suis certain qu'aujourd'hui on apprend aux élèves des cours de théâtre à faire la promotion de leurs futurs rôles. "

Le grand n'importe quoi, Jean-Pierre Marielle, 2011.
(Picture: Sex-Shop, 1972)

SCHNOCK #1


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36 FILMS POUR TOI

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Dédicace au blog "La Caverne des Introuvables" pour sa destruction de l'industrie cinématographique et sa mise à disposition de perles rares en version française ou sous-titrée. Des films tueurs dont j'ai ou je voulais parler, clique sur les titres pour les attraper et sur "ARTICLE" pour voir ce que j'en ai bavé.

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SEX-SHOP (1972)

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LA TRAQUE (1975)



Si tu fais chier Jean-Pierre Marielle, t'iras faire du bilboquet avec son plus grand doigt. Et ce chef d'œuvre (n'ayons pas peur des mots) de Serge Leroy prouve bien ce que j'avance. Helen Wells (Mimsy Farmer, égérie giallo de la décennie 70) se retrouve dans la campagne normande pour y visiter une longère. La belle Américaine séduit Mansart (Jean-Luc Bideau), futur conseiller régional, et se fait remarquer par les frères Danville (Philippe Léotard et Jean-Pierre Marielle !), deux beaufs finis ! Deux ferrailleurs bourrus et pervers. Ce qui nous vaut encore de la cultance dans les répliques et une scène de bousculade en auto bien dérangeante.



Le matin suivant, une battue au sanglier est organisée dans la propriété de Monsieur Sutter (Michael Lonsdale), puissant bourgeois local. Mansart et les Danville participent, ainsi que le capitaine Nimier (Michel Constantin), Rollin (Paul Crauchet) notaire, Chamond (Michel Robin) assureur, et Maurois (Gérard Darrieu), le garde forestier accusé d'attouchements sur jeunes filles... Casting de choc. Le décor est planté. Ayant forcé sur le litron, les huit chasseurs s'engouffrent dans les bois. Et un pauvre lapin fait les frais du taux d'alcoolémie de Marielle.



Helen quant à elle, se promène en attendant son taxi, quand les Danville la surprennent, perdent le contrôle, puis la violent dans une grange abandonnée sous le regard dépité de Chamond. Ni vu ni connu. Une fois refroqués, les deux porcs rejoignent les autres. Mais problème. Ils ont oublié un de leur fusil là-bas. Quand le jeune Danville (Léotard) y retourne, la fille est encore là, il l'enlace et le coup part. Plein ventre. La fille s'échappe et LA TRAQUE est lancée. La franchouillardise dans toute sa dégueulasserie nous saute à la gueule. Du notaire au garagiste, tous sont mouillés si la fille parle. Les manigances s'enchainent alors à vitesse grand V.



Après avoir appris que le coup de feu n'était pas un accident et quelques violentes dissensions, tous décident finalement de faire front ensemble, comme Nimier l'exige (laissant le frère Danville à l'agonie). Vaincre ou périr. La traque devient la mission, les gaziers ressemblant de plus en plus à des mercenaires qu'à des chasseurs. La métaphore militaire est d'ailleurs présente durant tout le film avec des clins d'œil appuyés aux dossiers scabreux de l'Armée Française : Seconde Guerre mondiale, Algérie, Indochine.



On rejoint donc, sous des allures de "survival" à l'américaine, l'esprit pamphlétaire des films d'Yves Boisset et une critique acerbe de la bourgeoisie (comme Claude Chabrol le faisait déjà), et plus largement un tableau sur la capacité de vice de l'homme. Chacun y allant de sa vile magouille pour préserver ses intérêts personnels. Je vous laisse imaginer la fin, cruelle, après quelques bons rebondissements (malgré la courte durée totale: 1h30). Un film impressionnant, spectaculaire, psychologique. Tu ferais quoi, toi, dans les mêmes circonstances ?



CALMOS (1976)

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LES MOIS D'AVRIL SONT MEURTRIERS (1987)



Mon père disait toujours que les gens du Nord donnent l'impression d'être froids, mais c'est pas vrai. On les croit froids mais c'est de la dignité. Et c'est cette dignité qui a disparu dans les années 60... Y'a plus d'idéal. Tout c'que j'peux faire dans la tristesse de cette vie sans toi ma p'tite fille, c'est faire ce que je crois juste, en dépit du mal. Mais c'est démodé. Les gens n'savent plus qu'aucune balle ne puisse faire souffrir autant qu'un amour perdu.

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Joël Séria (1971-1977) : Révolution sexuelle dans les chaumières

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Le cinéma français des années 70 dans toute sa splendeur. Politiquement incorrect, libre et sauvage. Joël Séria en est l'un des principaux artisans. Avec seulement 6 films à son actif, sa collaboration avec Jean-Pierre Marielle et ses dialogues surpuissants de type Audiard version sexe, il défonce les barrières morales tout juste bousculées en 68. Pas de nouvelle vague, pas de manières. Juste une réalité provinciale qui fait mal!

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