Fluoglacial - Tendances Négatives

Subcultures Subtilisées


Les années rock, les années rap, puis les années lol.


Riot Against Rock !


A.C.A.B. : ALL COPS ARE BASTARDS (2012)



Voyage au bout de la nuit avec les flics d'«ACAB»

Il est certain que ce film déplaira à tous les amateurs de manichéisme moralisateur de quelque sensibilité idéologique qu'ils soient. Car ce qui prévaut dans le brillant long métrage de Stefano Sollima c'est avant tout l'ambiguïté. Ambiguïté des personnages, ambiguïté des situations mises en scène, ambiguïté du message politique et social transmis aux spectateurs...

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OI!


LIVE... SUBURBIA: The Quest for Cool



Ce livre pourrait être celui de plein de kids, américains ou pas, passés du bi-cross agressif au skate, du heavy metal au hardcore, du punk au straight edge,... entassés dans des caisses pour bouger aux concerts, chillant devant des vidéos de skate, dans des chambres de potes, des parkings... un skate sous le bras, un seveninch sous l'autre... L'histoire de la quête du cool à travers la période bénie de l'adolescence. Une génération sacrifiée ? Au-delà d'un segment de marché en tous cas, une aventure unique et obligée. Ce livre est d'ailleurs l'occasion de nous poser la question: IS THERE LIFE AFTER YOUTH ?

This book could have been the journal of a lot of kids, American or not, went from aggressive BMX to skate, from heavy metal to hardcore, from punk to straight edge... packed in cars moving to shows, watching skate videotapes, chilling in mate's bedrooms, in parking lots... a skateboard under the arm, a 12" below the other... This is the story of the quest for cool through the blessed period of teenage. A lost generation? More than a market segment, an unique and unavoidable adventure. This book is also an opportunity to ask us the question: IS THERE LIFE AFTER YOUTH?


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Konbini KO


Ne confondons pas tout.






Loubards sans fards, Odile Naudin, 1982.

Skinhead Farewell


NEDS (2010)


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Skinheads 1969



It makes feel you proud !

Deutsche-Armorikanische Freundschaft



Aller à l'étranger pour un concert ça f'sait un moment que ça m'était pas arrivé. Mais bon c'est la jeunesse, le fun quoi merde. Après un vol de 45mn (qui équivaut à Wedding-Neukolln en S-Bahn), j'y suis, Scandinavie, skøl ofen strut. L'aéroport de Copenhague est un putain de labyrinthe, trop de futur. Nous sommes maintenant 3, ce qu'on peut appeler un crew, et nous marchons vers la victoire... non, vers la ville. Le métro est curieusement crade, comparé à la ville. Nous n'irons pas à Christianshavn pour vérifier, notre hôte nous l'a dit clairement "never trust a hippie". Pas de fri-hash pour les froggies. DONC. Ce soir D.A.F. jour à la fac... Premier choc quand on arrive au lieu du concert. Il y a des hôtesses partout, un tapis rouge sur de longs escaliers de patron, bordel. C'est un congrès du SPD? Où sont les Ferrero Rocher? (Un truc fou: un mec de l'entretien a passé la soirée ENTIÈRE dehors avec un balai à ramasser les mégots que personne ne jetait évidemment par terre. Taré.) Le groupe qui joue quand on entre est TWICE A MAN. Ils sont parfaits pour l'ambiance! La synth-pop expérimentale 80 de ces suédois s'est transformé en groupe-à-papa de musique de chambre gothique toute mollassone (et pas mollynilsson). En un mot: inutile.

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ICONOCLAST (2011)



Z-Bar, Berlin, 10.09.2011, Avant-première.

Boyd zone. 240 minutes de documentaire, il faut être prêt. C'est tout juste suffisant pour alimenter tous les penchants de Boyd Blake Rice, "l'artiste le plus dangereux du monde"... Avant tout, il faut savoir que Boyd est son vrai blase, son père tellement frustré d'avoir dû porté un nom de meuf toute sa vie (Beverly) lui a donné le prénom le plus viril qui soit, ça nous renseigne beaucoup sur l'identité future du personnage. Et pourtant, sa première mode adolescente sera celle du glam, longue mulette et platform boots en Sud Californie, ses héros sont New York Dolls. Il est déjà dans son bunker mental quand en projet de fin d'année, pendant que ses camarades de classe construisent une table ou une étagère, Boydy ramène d'énormes planches pour confectionner la croix de Jésus.

Boyd zone. 240 minutes documentary, you must be ready. It's just enough to feed all the fondnesses of Blake Boyd Rice, "the most dangerous artist in the world" ... Above all, we must know that Boyd is his real name, his father so frustrated to have carried a girl name all his life (Beverly) gave him the most virile name to be, it tells us much about the future identity of the character. Nevertheless, his first teenage trend will be glam, brushed hair and platform boots in SoCal, his heroes are New York Dolls. He's already in his mental bunker when during the school year-end project, while his classmates are building tables or shelfs, Boydy brings huge planks in class to make the Jesus cross.

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A LA MODE EN 1979



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DILAPIDE TA JEUNESSE: Punk & New Wave in Deutschland



De l'autre côté de la ligne Maginot, le punk sortit du ventre de l'Allemagne par césarienne. Plus tardif que les précurseurs anglo-américains, plus corrosif que ses homologues français, les jeunes du Rhin ont surpris tout le monde dans les Ardennes ! Nous sommes en 1977, dans un pays où les terroristes d'ultra gauche (RAF et compagnie) font la pluie et le beau temps, et paradoxalement toujours baigné dans son passé nazi. Quand des gugusses comme Chrislo Haas, Gabi Delgado ou Tommi Stumpff vont débarquer pour foutre la merde, la swastika de Sid Vicious fera très pale figure ! La kultur alors enkylosée dans le marasme prog-rock est cadenassée par les petits profs hippies. Dans le climat politique tendu du rideau de fer, 3 villes vont s'embraser de 1977 à 1982: Dusseldorf, Hambourg et Berlin.

Très vite, une constante se retrouve dans chaque pôle: l'omniprésence de la violence. Les concerts sont des exutoires haineux autant pour les groupes que le public (le lancer de projectiles en deuxième sport national après la mannschaft), certains fascionistas n'hésitent pas à descendre dans le tas pour planter du gras. Tout le monde est ennemi: les popeux, les hippies, les teds (fortement représentés en Germania), les drogués, puis plus tard les vendus de la NDW (Neue Deutsche Welle). C'est soit l'argent, soit la rue. Pas de compromis. Du côté de Rodenkirchen, au Ratinger Hof ou à la Carsh-haus, c'est l'émeute continuelle teintée de sado-masochisme.



Sitôt la première vague des groupes punk rock anglicisés passée, les enfants qui se souviennent de France Gall chantant les louanges de l'ordinateur sur la Nr.3 accèdent enfin aux studios. La technique n'effraie pas ces nouveaux fauves qui hurlent leur amour du béton et de l'acier à travers l'énergie forte d'une musique qui n'hésite plus à utiliser les machines dans tous les sens possibles. L'impase punk-prolo-pub est transcendée. Leur weltanschauung n'exclue en aucun cas l'humour, noir, tueur pour certains. Les confrontations permanentes n'excluent pas non plus les fraulein qui sont à la tête de groupes de plus en plus nombreux. Des communautés intra-villes se forment, les influences ne sont pas musicales (pas de redite à l'english) mais se situent chez les surréalistes, dans l'activisme viennois (Otto Mühl) ou les écoles picturales (Neuen Wilden).

Des personnages clés animeront ce réseau triangulaire et lui donneront le maximum d'aufklarüng. Ils s'appellent Kippenberger à Berlin (peintre et boss du club So36), Alfred Hilsberg (fondateur de ZICKZACK, LE label du mouvement) à Hamburg, Kurt "Pyrolator" Dahlke (fondateur de L'AUTRE label, ATA TAK) à Dusseldorf, Muscha et Trini Trimpop (qui ont apporté la vidéo, et Toten Hausen), Franz Bielmeier et son RONDO, Peter Hein de Fehlfarben puis d'autres hommes de l'ombre comme Jaki Eldorado ou Peter Hein. Ils témoignent tous dans ce bouquin de Jürgen Teipel livré fin 2010, le plus puissant sorti de l'écurie ALLIA (consacré en grande partie à l'analyse du phénomène DAF). C'est parti. Verschwende deine jugend!

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SADOBABIES (1988)



Ce documentaire télé-réalité de 30mn est bien dans l'esprit du classique Streetwise et des travaux de Penelope Spheeris. Nancy Kalow interviewe de jeunes adolescents désocialisés ayant trouvé refuge dans les anciens bâtiments de la Polytechnic high school, détruite en 1987. La cohabitation entre skins, punks, zulus, hippies, trendies et artistes de rue en tous genres passe bien à l'écran. Celle avec les flics et leurs chiens un peu moins. Présence du non-futur. Chaque teen n'est pas là pour la pose, après diverses expériences désastreuses, en famille, en établissement "adapté" ou ailleurs, abusés sexuels, drogués, voleurs, petits criminels suicidaires, le squat et son monde parallèle semble être leur dernière échappatoire. Rapper en buvant des 40oz, faire des graffitis, se faire des scarifications ou passer leur rage sadique sur des baigneurs font parti de leurs multiples occupations quotidiennes, afin de repousser la mort à plus tard. Viens zoner avec les fugueurs de SF.



Runaways in San Francisco
PART 1
PART 2
PART 3

Konflikt !!

DOGS IN SPACE (1986)


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Devinette

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SNATCH: Le charlatanisme culturel

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30 ans de Skinhead Kultur en France

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En déambulant sur l'Internet, je suis retombé sur de vieux articles de l'infameux site Droogi qui sévissait à l'aube des années 2000. Le mec avait tenté de réunir biographiquement tous les groupes skins apparus en France de la fin des années 70 à la fin des années 90, quelque soit leurs idées. Au final, ça donne 2 énormes fichiers PDF avec des putain d'anecdotes que vous pouvez consulter ici :

- PARIS
- PROVINCE

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Evil !

AWAYDAYS (2009)

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SKINHEADS: Ennemis pour l'éternité (Acte III)


ACTE III: Crise Identitaire & Réhabilitation (1999-2008)

Les années psychologie. Et le constat que derrière la violence brute, il y a un petit coeur à bretelles qui bat. Le cinéma s'élève, du moins essaie, et on obtient de belles réussites. Les réalisateurs reviennent aux racines ou tentent autre chose, et dans les deux cas, ça vaut le coup d'oeil.

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SKINHEADS: Ennemis pour l'éternité (Acte II)


ACTE II : Être nazi ou ne pas être (1989-1998)

Au début des années 90 va apparaître toute une série de films, plus ou moins merdiques, laissant un même constat: les skinheads sont tous des abrutis, fanatiques du 3ème Reich. Et évidemment, le premier "joyau" du genre vient des Amériques et s'appelle originalement...

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SKINHEADS: Ennemis pour l'éternité (Acte I)

ACTE I : Prémisses & Renouveau (1963-1982)

Les skinheads derrière l'écran ne se résument pas à des documentaires politiques, musicaux ou footbalistiques. En 3 actes, je vais vous parler de "vrais" films où les vilains chauves occupent une place récurrente, voire même les rôles principaux, et ça commence très tôt...

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THE SLOG MOVIE (1982)


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Skinheads 1988

Oi!


SUR LES PAVÉS : La réponse à ANTIFA



Le DVD "ANTIFA: Chasseurs de skins" sorti il y a quelque mois, et réalisé par Marc-Aurèle Vecchione (auteur de WRITERS) mettait en image une partie de ce qui avait été dit sur le 187 Forum (le forum d'OGK (Mafia Trece, Southcide 13)) à propos de la bande des Red Warriors et des embrouilles de territoire ayant eu lieu du milieu des années 80 au début des années 90 (Voir aussi le DVD "BLACK DRAGON GANG" sorti en 2007). Ou comment les bandes de redskins, ducky boys et zulus avaient chassé les "fachos" de Paris.



Véracité des propos ? Exagération ? Révisionnisme ? La vérité sur toutes ces histoires est toujours délicate. Chacun y va de son couplet. N'était concerné qu'une poignée de personnes dans la masse populaire d'une capitale, évoluant de plus dans une époque révolue depuis 15 ans. Avec aucun contre-poids ou vision neutre et actualisée, ce DVD n'apparaissait pas sérieux voire pas crédible du tout. SUR LES PAVÉS (je ne sais pas qui est à l'initiative de ce reportage) ira, lui, chercher les témoignages des skinheads pour se faire une opinion plus concrète et complète sur le sujet. Ça sort le mois prochain, et contrairement à ANTIFA, ce sera gratuit.

FELON (2008)

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The Evolution of a Cro-Magnon, John Joseph, 2007.

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Si vous avez suivi Hey You! (John Joseph est interviewé dans le #13 téléchargeable dans la colonne de droite), si vous suivez le blog, si vous avez suivi la musique underground de ces 25 dernières années, le nom Cro-Mags doit résonner dans vos caboches. Groupe légendaire et intemporel créé à l’orée des 80’s et maintes fois écorché (comme toute gloire du rock) jusque dans les années 90. Ce livre est le livre du chanteur, John Joseph (nom d’emprunt pour échapper à la police). Et c’est bien plus qu’une biographie de groupe, c’est l’histoire d’un mec, d’une musique, d’une bande de jeunes, d’une révolution spirituelle, et surtout d’une ville, New York.

L’histoire d’un mec à sa place nulle part excepté dans les rues, toujours en fuite, qui utilise la violence puis la musique comme exutoire. Car comme les vrais savent, que ce soit dans la musique ou l’art en général, l’adversité reste le moteur le plus efficace de la créativité. Le livre est bourré d’anecdotes, d’expressions, de langage atypique et de personnages tous plus dingues les uns que les autres. JJ manie l’arrogance et l’humour à merveille, il sait jouer avec la puissance des mots pour nous rendre addictifs à la lecture. La sincérité qui s'en dégage fait de cet ouvrage un putain de classique pour n’importe quelle âme vivant dans ce monde plein de haine. Le résumé et le décryptage que j’en ai fait est long et mérite d’autant plus d’attention, mais plutôt que de lire mes délires, COURS ACHETER LE LIVRE. (www.punkhouse.org)


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I. Peace and love ?

1967. John McGowan a 5 ans, les forces vives sont au Vietnam, les forces passives sont sous acide, lui et ses 2 frères vivent avec leurs parents dans un appart du Queens. Seulement son père a trop regardé RAGING BULL et comme De Niro, le boxeur déchu, alcoolique, frappe sa femme, de plus en plus fort. Scénario classique. Les gosses sont placés en centre d’accueil puis Eugene l’aîné, est envoyé à Long Island pendant que John et le petit Franck atterrissent chez les gentils Sheridans à Brooklyn, avant de connaître l’enfer à partir de 1970.

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N.Y.H.C. : A DOCUMENTARY (1995-2008)

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