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mercredi 12 décembre 2012 à 10:01 ::LECTURES
« À l'époque où ce que nous appellerons l'âge historique se dégageait du crépuscule de la tradition, les Ana étaient déjà établis en différents États et avaient atteint un degré de civilisation analogue à celui dont jouissent en ce moment sur la terre les peuples les plus avancés. Ils connaissaient presque toutes nos inventions modernes, y compris l'emploi de la vapeur et du gaz. Les différents peuples étaient séparés par des rivalités violentes. Ils avaient des riches et des pauvres; ils avaient des orateurs et des conquérants; ils se faisaient la guerre pour une province ou pour une idée. Quoique les divers États reconnussent diverses formes de gouvernement, les institutions libres commençaient à avoir la prépondérance; les assemblées populaires avaient plus de puissance; la république exista bientôt partout; la démocratie, que les politiques européens les plus éclairés regardent devant eux comme le terme extrême du progrès politique et qui domine encore parmi les autres tribus du monde souterrain, considérées comme barbares, n'a laissé aux Ana supérieurs, comme ceux chez lesquels je me trouvais, que le souvenir d'un des tâtonnements les plus grossiers et les plus ignorants de l'enfance de la politique. C'était l'âge de l'envie et de la haine, des perpétuelles révolutions sociales plus ou moins violentes, des luttes entre les classes, et des guerres d'État à État. Cette phase dura cependant quelques siècles, et fut terminée, au moins chez les populations les plus nobles et les plus intelligentes, par la découverte graduelle des pouvoirs latents enfermés dans ce fluide qui pénètre partout et qu'ils désignaient sous le nom de vril. »
When what we should term the historical age emerged from the twilight of tradition, the Ana were already established in different communities, and had attained to a degree of civilisation very analogous to that which the more advanced nations above the earth now enjoy. They were familiar with most of our mechanical inventions, including the application of steam as well as gas. The communities were in fierce competition with each other. They had their rich and their poor; they had orators and conquerors; they made war either for a domain or an idea. Though the various states acknowledged various forms of government, free institutions were beginning to preponderate; popular assemblies increased in power; republics soon became general; the democracy to which the most enlightened European politicians look forward as the extreme goal of political advancement, and which still prevailed among other subterranean races, whom they despised as barbarians, the loftier family of Ana, to which belonged the tribe I was visiting, looked back to as one of the crude and ignorant experiments which belong to the infancy of political science. It was the age of envy and hate, of fierce passions, of constant social changes more or less violent, of strife between classes, of war between state and state. This phase of society lasted, however, for some ages, and was finally brought to a close, at least among the nobler and more intellectual populations, by the gradual discovery of the latent powers stored in the all-permeating fluid which they denominate Vril.
The coming race, Edward Bulwer-Lytton, 1871. (Picture: Daido Moriyama, 1988)
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lundi 22 octobre 2012 à 21:04 ::INTERVIEWS
La culture VHS revient en force. Et l'on se demande bien pourquoi. C'est ce à quoi Dan Kinem (DK) et Josh Johnson (JJ) tentent de répondre dans deux documentaires, vraisemblablement disponibles aux alentours de l'apocalypse, se dénommant: ADJUST YOUR TRACKING et REWIND THIS! Gondry can suck it. Centrés sur la manie de la collection pour le premier et sur l'ascension puis la chute du format VHS pour le second, ces films vont au delà de la simple et béate nostalgie. Une discussion croisée avec des 'tape diggers' plus futés qu'ils n'y paraissent.
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vendredi 28 septembre 2012 à 15:01 ::FILMS 90's
"A medical student sets out to recreate his decapitated fiancée by building her a new body made of Manhattan street hookers."
Pour les non-anglicistes, un étudiant en médecine (plutôt un scientifique de maison cher au cinéma de seconde zone), assiste à la mort affreuse de sa meuf, tuée par une tondeuse. Son combat: reconstituer le corps de sa fiancée dont il n'a gardé que la tête. Cette parodie de "Re-Animator", "Weird Science" et "Frankenstein" aurait pu être une sombre merde si elle avait été réalisée par un mec mauvais. Mais l'auteur de cet horror show n'est autre que Frank Henenlotter, patron des classiques "Basket Case" et "Brain Damage", à l'ambiance urbaine crade, malfamée et aux effets spéciaux inexistants. Cette quête du corps parfait nous propose une des meilleures scènes du genre: Jeffrey Franken conçoit un crack surpuissant qui fait exploser les prostitués et lui permet de récupérer leurs membres. Réflexion profonde sur les dérives de la chirurgie esthétique et l'abus de drogues dures... non je déconne. Après avoir croisé Rutger Hauer en t-shirt Batman et couru les boulevards de Manhattan infestés de junkies, le finish dégueulasse livré par Stuart Gordon ("Society") clôture le film le plus désaxé de Franky, élu meilleur divertissement des années 1990. Même Bill Murray le dit.
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mercredi 19 septembre 2012 à 16:41 ::FILMS 80's
Quand ce film de John Sayles est sorti en France, il a été sous-titré "Le premier extra-terrestre noir et branché". Dur ! Et bien qu'étant nominé au festival du film d'humour de Chamrousse (Isère), le film est loin d'être un nanar comme on aurait pu l'imaginer. "Brother" est le 4ème film de John Sayles, devenu depuis une figure du cinéma indépendant américain en endossant plusieurs casquettes: acteur, écrivain (The Anarchists Convention, Pride of the Bimbos), scénariste (Piranhas, The Howling) mais surtout réalisateur, auteur de fresques sociales américaines comme Matewan (1987), l'excellent City of Hope (1991) ou le succès Lone Star (1996). John, réal décomplexé, mariage d'un physique massif et d'une mine patibulaire, réinvente le classicisme à sa façon et le commentaire critique qui va avec. "Brother" représente un peu le bilan de la première partie de sa carrière, jadis scénariste dans l'équipe de Roger Corman.
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vendredi 7 septembre 2012 à 16:06 ::FILMS NOUVEAUX
Pourquoi les 'magazines de cinéma' ont-ils boudé Iron Sky ? «Parce que c'est pourri» n'est pas un argument valable, «parce que c'est nazi» est déjà plus plausible. Le film finlandais de Timo Vuorensola est déjà sorti dans plus de 25 pays (dont l'Allemagne) mais n'est pas encore dispo en France, où l'on a visiblement du mal à sortir les nazis du contexte 39-45. Dans cette science-fiction rétro-futuriste, les nazis débarquent cette fois de l'espace.
Why 'french film magazines' have snubbed Iron Sky? "Because it sucks" is not a valid argument, "because it's Nazi" is already more plausible. The Finnish Timo Vuorensola's film has been released in more than 25 countries (including Germany), but is not yet available in France, where it's noticeably struggling to get out the Nazis out of their WWII context. In this retro-futuristic sci-fi movie, the Nazis are this time coming from space.
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dimanche 15 juillet 2012 à 15:11 ::N'IMP
DJ Criminal est le robot dessinateur derrière la firme Freak City Designs, localisée dans la grande ceinture de Bordeaux, cité radioactive de par son logo. Il n'a besoin de s'associer à aucun humanoïde de la com' pour faire hurler son métal. Ses logos, couvrantes, affiches, sérigraphies et designs en tous genres se répandent dans les égouts de la contre-culture depuis 2005. Il vient juste de torcher la nouvelle bannière anti-estivale de Fluoglacial. Alors, sens-toi libre de le contacter si tu as un biz à lui proposer.
DJ Criminal is the cyborg drawer behind the Freak City Designs firm, located in the great belt of Bordeaux, the city with a radioactive logo. He does't need to associate with any humanoid from the communication field to spread his heavy metals. His logos, covers, posters, serigraphs and designs of all kinds are spilling in the sewers of the counter-culture since 2005. He just wrapped up the new anti-summer banner for Fluoglacial. So, feel free to get in touch with him if you want to talk business.
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mercredi 8 juin 2011 à 18:24 ::LECTURES
" ...leurs adversaires étaient des gens satisfaits de leur vie dans la tour, des représentants d'une nouvelle race qui ne voyaient aucun inconvénient à vivre dans un paysage anonyme de béton et d'acier, qui ne cillaient pas devant l'invasion de leur vie privée par des officines gouvernementales et des organismes de classement de fiches et d'analyse de données - mieux: qui accueillaient peut-être favorablement ces manipulations invisibles, certains de pouvoir les utiliser à leurs propres fins. Ils étaient les premiers à maîtriser un nouveau mode d'existence du vingtième siècle finissant. L'écoulement rapide des amitiés et connaissances, l'absence de contact réel avec autrui avaient tout pour les satisfaire; l'autonomie de leurs existences était complète puisque n'ayant besoin de rien, ils n'étaient jamais déçus.
D'un autre côté, leurs besoins réels se feraient peut-être sentir par la suite. A mesure que la vie dans l'immeuble deviendrait plus aride et plus dénuée de sentiment, l'éventail de possibilités qu'elle offrait s'élargirait. Grâce à l'efficacité du mode de vie qu'elle engendrait, la tour supportait, si l'on ose dire, l'ensemble de l'édifice social et en assurait à elle seule le fonctionnement. Pour la première fois dans l'histoire, il était inutile de réprimer les comportements asociaux, et les gens se trouvaient libres d'explorer tranquillement leurs déviations et leurs fantasmes.
C'est sur ce terrain que se développeraient les aspects les plus intéressants, et les plus importants, de l'existence des habitants. Bien à l'abri dans la coque de leur immeuble comme les passagers d'un long-courrier branché sur le pilote automatique, ils seraient libres de se conduire comme ils le voudraient, libres d'explorer les recoins les plus sombres qu'ils pourraient découvrir. De bien des manières, la tour représentait l'achèvement de tous les efforts de la civilisation technologique pour rendre possible l'expression d'une psychopatologie vraiment "libérée". "
High rise, James Graham Ballard, 1975. (Picture: Les Horizons, Rennes)
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lundi 6 décembre 2010 à 00:45 ::LECTURES
"RÉJOUISSEZ- VOUS
car, à partir d’aujourd’hui, vous êtes parfaits. Jusqu’à ce jour, vos enfants, les machines, étaient plus parfaits que vous.
Chaque étincelle d’une dynamo est une étincelle de la raison pure, chaque mouvement du piston est un syllogisme irréprochable. La même raison infaillible n‘est-elle pas en vous ?
La philosophie des grues, des pompes et des presses est claire et finie comme un cercle. Votre philosophie est-elle moins circulaire ?
La beauté d’un mécanisme réside dans son rythme précis et toujours égal, pareil à celui d’une pendule. Mais vous, qui avez été nourris dès votre enfance du système Taylor, n’avez-vous pas la précision du pendule ?
Seulement, le mécanisme n’a pas d’imagination. Avez-vous jamais vu un sourire rêveur recouvrir le cylindre d’une pompe pendant son travail ? Avez-vous jamais entendu les grues soupirer et se plaindre pendant les heures destinées au repos ?
Rien ni personne n'est plus à la place où il devrait être normalement; les hommes ne reconnaissent plus aucune autorité effective dans l'ordre spirituel, aucun pouvoir légitime dans l'ordre temporel ; les "profanes" se permettent de discuter des choses sacrées, d'en contester le caractère et jusqu'à l'existence même ; c'est l'inférieur qui juge le supérieur, l'ignorance qui impose des bornes à la sagesse, l'erreur qui prend le pas sur la vérité, l'humain qui se substitue au divin, la terre qui l'emporte sur le ciel, l'individu qui se fait la mesure de toutes choses et prétend dicter à l'univers des lois tirées tout entières de sa propre raison relative et faillible. « Malheur à vous, guides aveugles », est-il dit dans l'Évangile ; aujourd'hui, on ne voit en effet partout que des aveugles qui conduisent d'autres aveugles, et qui, s'ils ne sont arrêtés à temps, les mèneront fatalement à l'abîme où ils périront avec eux.
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lundi 31 mai 2010 à 00:50 ::FILMS 70's
Dédicace au blog "La Caverne des Introuvables" pour sa destruction de l'industrie cinématographique et sa mise à disposition de perles rares en version française ou sous-titrée. Des films tueurs dont j'ai ou je voulais parler, clique sur les titres pour les attraper et sur "ARTICLE" pour voir ce que j'en ai bavé.
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jeudi 5 novembre 2009 à 00:01 ::DOSSIERS
Il vit ! Nous dormons ! Mais pour combien de temps encore ? Né en 1948 seulement, on pourrait penser que John Carpenter ait déjà dépassé le siècle. Le cheveu blanc éclatant et les rides avancées témoignent du tourment présent dans la tête de cet homme. C'est l'anti-Spielberg comme il aime le rappeler, l'opposé du cinéaste familial qui a œuvré dans tous les genres, de la science-fiction à l'action, du fantastique au mystique, de l'horreur au dénonciateur... Et son œuvre ne s'arrête pas à l'image, en témoigne sa musique électronique minimaliste et angoissante, hyper en avance pour l'époque, il signe la plupart des b.o. de ses films.
Une compilation maison de ses bandes-son à écouter ICI.
Carpenter a réussi à unifier deux catégories filmiques en une, créant des AB movies toujours plus performants. Dès le début à mi-chemin entre la réaction et la subversion, entre les classiques et l'exploitation, ses westerns modernes restent la marque d'un perpétuel combat face à la machine Hollywood. Il disait avoir rencontré l'incarnation du démon dans sa jeunesse, mais qu'il ne s'étendrait pas sur le sujet tant que ses parents vivraient... En attendant le décès, viens donc faire un petit tour dans la bouche des ténèbres...
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mardi 28 juillet 2009 à 14:21 ::DOSSIERS
Emilio, c'est le fils aîné de la famille Sheen (Martin, Charlie), les irlando-espagnols qui ont donné leur vie au cinéma. Lui a gardé la consonance hispanique et la réputation de raté. Le jeune BG à la blondance arrogante n'avait pas vraiment la tronche de l'emploi au départ, si on ajoute en plus son rire de mouette en chaleur. Mais il se trouve que dans presque tous ses rôles, il incarne le mauvais mauvais garçon. Ado en crise, rocker, geek, punk, jock, loser, dealer, braqueur... Il aura tout fait et participé aux teen movies les plus marquant des 80's. C'est l'été et c'est le moment de remonter le temps.
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mardi 7 avril 2009 à 22:38 ::FILMS 80's
Sogo Ishii fout la merde. Ce film est un putain de bordel, la fable cyberpunk ultime. C'est un peu ce que serait devenu le monde sans Terminator. Des courses de moto à 3000 km/h façon DEATHRACE 2000, des concerts de punks ravagés (avec notamment THE STALIN), des armées de robots mutants, des dépravés, du sexe SM, et des explosions de rage et de métal dans tous les sens. Tokyo 2001, l'odyssée décadente. Punks et bikers unis contre un état nucléaire. Y'a rien à comprendre, c'est filmé comme une vidéo youtube, tout est pourri et crade, ça suinte la MST à chaque minute. Une autre culture et une autre manière de voir les choses. Intense.
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samedi 24 janvier 2009 à 06:40 ::FILMS 80's
Deux classiques du cinéma engagé pour la viande rouge. Deux histoires de scientifiques cochons qui n'attendent que la partouze. Deux films de Stuart Gordon adaptés de H.P. Lovecraft. ET DEUX SCÈNES CULTES. Comme a dit Denis Brogniart : L'homme est peu de chose. Je rajouterai surtout avec un trou dans la tête.
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dimanche 12 octobre 2008 à 00:54 ::FILMS 90's
3 ans après le mythique LOST BOYS, Joel Schumacher revient avec un classique vintage. Toujours équipé de Kiefer Sutherland, il se munie d'autres acteurs banquables de l'époque, Julia Roberts (sexy même en pantalon taille haute), Kevin Bacon et William Baldwin. Et je ne m'attendais pas à voir autant d'angoisse à l'écran. Ce groupe de jeunes étudiants en médecine a trouvé une technique pour approcher la NEAR DEATH EXPERIENCE. C'est l'idée de Nelson (Sutherland), et c'est lui qui la teste en premier. Après une mort clinique d'une minute, il se fait réanimer avec électrochocs et oxygène par ses collègues. Tout ça dans l'illégalité bien sûr, n'essayez pas ça chez vous. Plus ça ira, plus ils augmenteront la durée de leur mort, tel un jeu, allant même au-delà de 10mn.
"Qu'est ce qu'il y a ? Tu vas chialer ? Ben vas-y chiale baby, chiale, chiale, chiale!"
Chaque membre ayant basculé se trouve hanté par des visions du passé qui prennent vie dans la réalité. Tout ce qu'ils ont fait de mal revient à la surface (Joe (Baldwin) qui filmait toutes ses partenaires sexuelles à leur insu, les revoit une à une, partout, affolant!), comme s'ils avaient besoin de se laver de leurs péchés avant le grand saut. Chacun va devoir tenter de réparer sa faute avant que ça ne les anéantisse complètement. Il y a beaucoup de temps forts (notamment l'enfant qu'a accidentellement tué Nelson étant gosse, qui revient le démolir chaque nuit). C'est un bon film, sombre, avec une approche intéressante (même si très catholique) de la mort.
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vendredi 10 octobre 2008 à 02:54 ::FILMS 80's
Il reste 70 minutes avant la fin du monde. Tu vas faire quoi? L'affiche électro-choc est en réalité un peu pompeuse. L'histoire d'amour au centre du film prend un peu trop de place à mon goût, et dissipe la peur primale et le chaos que le scénario aurait pu engendrer. Alors, c'est l'histoire d'un mec... Harry (Anthony Edwards), qui rencontre une meuf, Julie (et pas Sally, elle est rousse et moche). La première image du film est ironiquement un cours sur l'évolution de l'espèce, les 2 tourtereaux se rencontrent dans un musée sur la préhistoire, dans lequel ils vont crever d'ailleurs ah ah ah, MAIS CHUT! Donc Harry, dans l'euphorie des premiers ébats pose un lapin de 4h à Julie. Il se pointe à sa cafèt' vers 4h du mat, à l'angle du fameux Miracle Mile de Los Angeles (Celle-là même où Sean Kingston a tourné son clip, "bioutifoul gueuurlz"). La cabine sonne, il décroche. Et là c'est le drame. Un mec plein de crack lui annonce qu'une attaque nucléaire est imminente, dans exactement 1 heure et 10 minutes. Harry croit d'abord à une blague jusqu'à ce qu'il entende le mec se faire buter à l'autre bout du fil. Panique dans sa tête.
Dans la cafeteria se trouve une haute fonctionnaire de l'Etat, à l'aide de son téléphone portatif (les premiers avec l'antenne et tout), elle confirme l'information. Panique dans le bar. Direction le pôle sud, pour échapper aux mauvaises ondes, pendant qu'Harry part récupérer sa gonzesse. Bon, ça parait assez grotesque comme ça, mais c'est toute une atmosphère étrange qui se met en place (nuit déserte à L.A.), appuyée royalement par la bande son synthétique de TANGERINE DREAM, il faut le dire. Un air de Jim Jarmousse plane pendant la totalité du film. Le "climate of fear" s'installe calmement, en prévision du "meltdown" final, et au petit matin, lorsque tous les citoyens ont eu vent de la nouvelle, c'est le "society system decontrol" complet. Le feu partout, des vitrines sans vitres, des skaters en caleçons qui volent des télés, des viols en pleine rue, des crashs de voitures agrémentées de fusillades, CHAOS TOTAL. Le couple réussit à se faufiler en haut de la grande tour où un hélicoptère les attend, et puis, l'apocalypse... Un film agréable (le seul de Steve De Jarnatt), mais qui aurait pu être 70 fois mieux.
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mercredi 3 septembre 2008 à 06:56 ::DOSSIERS
Un nerd (prononcer neuwde), dans le domaine des stéréotypes de la culture populaire, est un terme anglais désignant une personne à la fois socialement handicapée et passionnée par des sujets liés à la science et aux techniques.
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mercredi 9 avril 2008 à 19:17 ::DOSSIERS
Après le succès de THE FLY en 1986, le cinéma de Cronenberg va prendre une tournure plus mentale et contemplative, à l’instar d’un David Lynch, et toucher d’autres domaines que la psychologie et la chair, comme l’ambivalence ou les mondes parallèles. DEAD RINGERS qui sort en 1988 en est le parfait exemple. Jeremy Irons incarne incroyablement 2 jumeaux, gynécologues de profession, partageant le même appartement et les mêmes conquêtes féminines jusqu’au jour où Claire, une patiente stérile de Beverly (oui l’un des frères a un nom de femme, là est la subtilité, l’autre s’appelle Elliot) vient bousculer leurs habitudes.
Je vous épargne une biographie redondante puisque vous pouvez la trouver partout ailleurs pour aller directement à l’essence. Fin des années 60, Creedence Clearwater Revival sort 50 albums et le jeune David, alors âgé de 23 ans, sort ses 2 premiers courts métrages (TRANSFER (1966), FROM THE DRAIN (1967)) suivis de ses 2 premiers longs (STEREO (1969), CRIMES OF THE FUTURE (1970)), très difficiles d’accès il faut le dire. Sexe, chair, psychanalyse et torture mentale sont déjà au programme de celui qui va élever le film d’horreur au rang de sur-genre.