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mercredi 28 novembre 2012 à 15:12 ::FILMS NOUVEAUX
Le poster haut en sulfure que vous ne verrez malheureusement nulle part
L'Enfer Réel
Putain. Je pensais naïvement que Savages d'Oliver Stone était la pire daube internationale (je mets nos daubes françaises en suspend) sortie au cinéma en 2012. Si vous n'avez pas eu la chance d'assister à ce vivifiant plaidoyer pour le 'carpe diem' joué par un trio composé d'une blonde sotte, d'un ancien G.I. en tongs et bermuda de bain à fleurs et d'un fumeur de joints qui ne s'est jamais rasé de sa vie, voici le pitch: un ménage à trois aux frais d'un commerce de marijuana tranquillement installé en Californie est soudain menacé par des bandits à moustache; un scénario qui puait déjà bien la défaite. Mais là, c'est l'avalanche de paix sur nos têtes.
Deux meilleures-copines-pour-la-vie, une chaude, une moins, croisent Gérard Lanvin dans un bus en route pour la rave party de Recife, do Brasil. Depuis que Bernard Giraudeau l'a quitté, Gérard en a gros sur la patate et philosophe sur la vie tout en portant des santiags zébrées. Il leur file du peyotl puis les deux babz chics nous rejouent Zabriskie Point sous fond de Ash Ra Tempel en enlevant uniquement le haut, tout en flirtant avec des buffles et un iguane. En fait, cette première scène hallucinatoire était plutôt amusante parce qu'on aurait parié n'importe quoi que Marcos Prado se foutait de nous avec un bon vieux second degré brésilien (voire 'herzogien' façon Nicolas Cage en mauvais lieutenant). Mais n'est pas Joaquim Pedro de Andrade qui veut, et on apprend bien vite qu'il se fout de nous au premier degré.
En route pour la corvée du délire ! A base d'effets psychédéliques en polystyrène, le brésilien nous invite à Entrer dans le Vide par l'intermédiaire d'une carte postale digne d'un numéro de À Nous Paris. La dictature du soleil et de la fête couplées à la réussite citadine occidentale. Aussi plat que la Hollande. Le sulfureux réside en fait dans du sexe lesbien suggéré et du coït idéalisé. Très vite pourtant, un enfant fait irruption dans ce royaume jeune pour montrer que tout n'est pas si facile et que l'usage de préservatifs est plutôt une idée à méditer avant de se retrouver avec un enfant moche à 10 000 km de chez soi.
Ici personne ne mange jamais, et donc ne fait pas non plus ses besoins, ce qui aurait pourtant été bénéfique au film, c'est la fête perpétuelle et la drogue nourrit son homme. Pourtant, quand Marcos filme ces ballades langoureuses dans les canaux d'Amsterdam ou sur les vélos de loisir (le héros de Sao Paulo plongé au cœur d'un trafic de cachetons rencontre la femme de sa vie là-bas), on se dit qu'il manquait juste un petit brunch au tableau afin que tout soit complet. On apprend d'ailleurs par un savant procédé de flashbacks (2 ans avant, 4 ans après, présent) qu'en fait le héros et l'héroïne s'étaient déjà rencontrés avant, à cette fameuse rave, là où a muri le fruit de leur union de synthèse.
Concours de bolas enflammées do Brasil
L'affiche fait très collectif animal qui se produirait à Calvi On The Rocks. L'esprit est quand même plus babeloche que ça, à base de plumes, bijoux ethniques et mêmes bracelets de bras et de cheville. Surtout que notre héros est en plus doté du statut d'artiste, et passe son temps à faire des dessins pourris dans un carnet, qu'il montrera plus tard à un peintre flamand (pléonasme) lors d'une scène (dino) risible. Ce héros, qui a fait 2 ans de prison, soit dit moins que Derek Vinyard dans American History X, veut écarter son petit fréro de la came lorqu'il en sort, normal. Seulement, celui-ci est déjà dedans et planque des cachets dans sa chambre, normal. L'incompréhension naît et nous renseigne sur les rapports familiaux soumis aux tensions dans ce Brésil moderne en perte de repères... non je déconne. Rien renseigne rien. Quel est le message de ton film Marcos ? Amènes-tu une part de progrès ? Ça t'amuse de nous fais haïr les hippies encore plus qu'on pouvait le faire avant ?
Allez, c'est facile de critiquer... Mais ce n'est pas fini. Toute la bande-son a été composée par des DJ déguisés en souris, ou ce genre d'allemands chiants qui portent des maillots de foot et passent leur temps à lever les bras (Non, pas Magnetrixx). De toute façon, on n'entend quasiment que les montééééées et les breaks, quand l'héroïne, aussi DJ que moi, fait semblant de savoir se servir d'une table de mixage, et effleure un bord de platine du bout des doigts. Bien pro tout ça, comme ces ravers faux à mort qui bougent comme on leur a dit de faire en répétition (sûrement ponctués de "alleeez" criés au mégaphone).
L'alcool dans les années 40, la clope dans les années 50, la marie-jeanne dans les années 60, le LSD dans les années 70, la dope dans les années 80, l'ecstasy ans les années 90, les drogues de synthèse dans les années 2000, la drogue technologie en 2012. Les mises à jour font décidément plonger la masse de plus en plus vers le vide. A l'image de la nouvelle publicité "1 million" beauf de Paco Rabanne et du clip pour le parfum "Lolita Lempicka" réalisé par Woodkid (da génie) que l'on peut admirer dans les publicités (plus nombreuses que les bandes-annonces) d'avant film. Marcos Prado le post soixanteneufard, jadis producteur de trucs comme Troupe d'Elite ou Bus 174, nous propulse maintenant dans son Paradis, et c'est dur.
Bref, la drogue en film est définitivement un truc de bouffon. Allez le voir! Ah oui, vu que tout le monde a tout faux sur ce projet, le film est déprogrammé de tous les cinémas de Paris (à l'exception du Publicis, et ses sièges en cuir de patron) car le distributeur a eu la bonne idée (encore une!) de le mettre en ligne sur Dailymotion la veille de sa sortie. Cette tactique promotionnelle m'a quand même eu, finalement. Putain.
La DJette qui aime bien actionner son unique bouton avec 10 doigts
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lundi 22 octobre 2012 à 21:04 ::INTERVIEWS
La culture VHS revient en force. Et l'on se demande bien pourquoi. C'est ce à quoi Dan Kinem (DK) et Josh Johnson (JJ) tentent de répondre dans deux documentaires, vraisemblablement disponibles aux alentours de l'apocalypse, se dénommant: ADJUST YOUR TRACKING et REWIND THIS! Gondry can suck it. Centrés sur la manie de la collection pour le premier et sur l'ascension puis la chute du format VHS pour le second, ces films vont au delà de la simple et béate nostalgie. Une discussion croisée avec des 'tape diggers' plus futés qu'ils n'y paraissent.
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vendredi 28 septembre 2012 à 15:01 ::FILMS 90's
"A medical student sets out to recreate his decapitated fiancée by building her a new body made of Manhattan street hookers."
Pour les non-anglicistes, un étudiant en médecine (plutôt un scientifique de maison cher au cinéma de seconde zone), assiste à la mort affreuse de sa meuf, tuée par une tondeuse. Son combat: reconstituer le corps de sa fiancée dont il n'a gardé que la tête. Cette parodie de "Re-Animator", "Weird Science" et "Frankenstein" aurait pu être une sombre merde si elle avait été réalisée par un mec mauvais. Mais l'auteur de cet horror show n'est autre que Frank Henenlotter, patron des classiques "Basket Case" et "Brain Damage", à l'ambiance urbaine crade, malfamée et aux effets spéciaux inexistants. Cette quête du corps parfait nous propose une des meilleures scènes du genre: Jeffrey Franken conçoit un crack surpuissant qui fait exploser les prostitués et lui permet de récupérer leurs membres. Réflexion profonde sur les dérives de la chirurgie esthétique et l'abus de drogues dures... non je déconne. Après avoir croisé Rutger Hauer en t-shirt Batman et couru les boulevards de Manhattan infestés de junkies, le finish dégueulasse livré par Stuart Gordon ("Society") clôture le film le plus désaxé de Franky, élu meilleur divertissement des années 1990. Même Bill Murray le dit.
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dimanche 16 septembre 2012 à 14:52 ::LECTURES
« Le savoir-vivre consiste désormais à savoir multiplier les orgasmes simultanés avec sa partenaire régulière: comment se comporter reste la question, mais la littérature du "how to?" a substitué les règles d'efficacité sexuelle aux anciens préceptes de mondanité. L'espace social en serait-il venu à se confondre avec l'espace domestique? La vie intime, en tous cas, se publie, tandis que la vie publique s'évapore.
Les médias assaillent donc les conjoints et leur tiennent deux langages: celui du test et celui de la recette. Aligné sur le modèle alimentaire, l'érotisme à deux se prépare, et se rate ou se réussit comme un gratin dauphinois; rabattu sur le modèle scolaire, le bonheur conjugal se passe comme on dit d'un examen. "Check-upez votre mariage", titrait un numéro récent de Cosmopolitain: le bonheur est une idée vieille en Europe; ce qui est neuf et même inouï, c'est qu'on ait besoin, pour l'éprouver, de la méditation d'un questionnaire. Répondez à ce test (établi, il va sans dire, par ordinateur), et nous vous dirons combien vous êtes heureux. Ainsi la félicité devient une donnée quantitative; ainsi, également, l'intime et l'instinctif dénouent leur identité traditionnelle: nous sommes aveugles à nos propres sensations, nous sommes incapables de répondre, seuls, à la question: "Comment allez-vous?" »
Au coin de la rue, l'aventure, Pascal Bruckner & Alain Finkielkraut, 1979. (Picture: Lisztomania, 1975)
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lundi 3 septembre 2012 à 21:40 ::INTERVIEWS
Mai dernier, entre les deux tours des présidentielles, Costes et SebastiAn avaient préparé un attentat au Point Éphémère à l'occasion de la sortie du 'plus gros livre' écrit sur le bonhomme: "L'art brutal de Jean-Louis Costes", chieur d'une centaine d'albums, snuff movies, peintures et autres écrits corsés depuis 86. Le poète porno et le DJ touche française s'étaient déjà associés en 2008 mais leur présence en duo sur scène reste assez rare pour le signaler. Jacques Brel DIY vs. Vladimir Cosma 2.0 ? Peu importe, puisque seul l'amour compte, "c'est ça l'amour, enculer toujours" comme le chante Jean-Louis. J'ai posé quelques brèves questions aux deux lurons après ce concert dont vous ne saurez pas s'il était subversif ou subventionné. En avant l'anti-musique.
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vendredi 20 juillet 2012 à 13:20 ::PUNK/ROCK
Des cyclistes transfusés? c'est ça l'esprit Cobra! Des muscles atrophiés? c'est ça l'esprit Cobra! Entre Sylvester Stallone en 1986 et Riccardo Ricco en 2008, un groupe de Grasse se dresse. Comme eux, il se surnomme COBRA. Duo formé en 1984 (?) dans ce sud-est culturellement abandonné, COBRA possède une seule devise: outrage et destruction. Après les aventures d'Astérix au Pays du Blues, le serpent attend 2001 pour semer la dynambiance et sortir son premier album, "Involution". Déjà des titres affolants: J'aime regarder les filles qui marchent sur des seringues (sur la plage), Ta culture m'emmerde, Pédés et drogués... C'est South Central dans les Alpes-Maritimes. Et c'est punk, black metal, hard rock, fusion, voire même dance. Les refrains en français percutent: "sucer - des routiers - dans les WC - des highways". Et ils prient même Satan pour finir de choquer le méditerranéen.
La subversion atteint le Nord avec leur deuxième album "Le pont des extrêmes", en 2006. Toujours une pochette catéchiste étrange et cette voix plaintive et agressive à la fois, 06130 en force. L'absence Des lieux associatifs pour les jeunes soucie COBRA, un thème qui leur est cher, musicalement plus uniforme (punk/hardcore), le disque est moins dangereux, même si COBRA nous dévoile tout de même d'inquiétants Secrets en partie révélés... L'évangile selon Saint-Loubard et ses mots clés (metal punk bières haine occultus peur satan) ne plaît visiblement pas aux "médias metal" qui descendent le disque et le comparent même parfois à Bérurier Noir ou à du rock identitaire (?). Dur.
Peu importe, en avril dernier, COBRA revient avec son troisième album "Les clefs de l'inquiétude" (disponible pour 6.66€) appuyé par un clip puissant: Nihilistes. Le disque enterre TRUST et le hard rock français grâce à des riffs métalliques et de gros morceaux méchants comme Le glaive de Satan ou L'auberge de la dernière chance, ode horrifique à la France d'en bas du bas, celle qui transpire sous les bras et ne se lave pas, les restaurants où l'on mange torse nu, les nightclubs où l'on danse pieds nus, les pantalons en panthère et les bottes en polyester... Hexamide, symbole de l'Aumisme, rappelle au souvenir de Gilbert Bourdin, dont la secte du Mandarom est toujours établie dans les forêts du Verdon. Parodie ou pas, c'est un putain d'album! C'est Cobra et c'est comme ça, et ceux qui sont pas contents, qu'ils aillent tous se faire enc*ler !
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mercredi 13 juin 2012 à 13:07 ::LECTURES
C'est en bleu et jaune que le numéro 3 de Schnock accueille l'été, bleu et jaune, couleur des cuisines des ménagères de 27 à 87 ans. Et en couv, le père Jean Yanne, avec sa traditionnelle tonsure qui s'extirpe du col ouvert de sa chemise (sans jabots cette fois). Était-ce donc ça la véritable élégance française ? Jean Yanne l'affreux, le râleur, l'anar fêtard, l'anti, le prototype du libre français... Parti rejoindre le paradis des rouflaquettes depuis bientôt 10 ans, les schnockeux ont donc fait appel à son entourage, se comptant sur les doigts d'une paluche comme tout clown triste qui se respecte, mais heureusement pour nous très bavard. Bref, vous saurez tout sur l'âge d'or du 'comédien musical' grâce à Jean-Yves Guilleux (spécialiste de Michel Magne, le compositeur suicidé), Gilles Durieux (l'ami fidèle), Gérard Pirès (avant Taxi) ou encore Jean-Louis Bertuccelli (réalisateur de L'Imprécateur). 60 pages après quoi tu auras l'impression d'avoir connu Jeannot comme personne ! Mais eh, et le "dictionnaire des mots qu'il y a que lui qui les connaît" hein?
Dans ce numéro (je n'emploierai pas le ridicule terme "mook") toujours aussi agréable, toujours aussi fourni et fouillé, l'histoire du lapin de la RATP dont on ne comprend pas s'il aime ou pas glisser ses doigts dans la porte coulissante du métro, ce petit salaud masochiste. Plus fouillis que fouillé, la découverte de la beat generation par Le Crapouillot (canard de l'autre côté de l'extrême gauche) qui en fit bien chié certains. Les derniers jours de Ferdinand Legros le faussaire te feront verser une larmichette, tandis que l'enquête sur les véritables auteurs des éditions La Brigandine laisseront une bosse sur ton pantalon. Putain c'est pas fini ! Coup droit de McEnroe, le gaucher maléfique, coup de guitare de Vulcain, le hard rock franchouille, et coup de crayon de Fred, le dessinateur de Philémon. Des trucs que tu ne liras pas ailleurs, comme l'article sur Jean Luisi dans la rubrique "Lait caillé du cinéma", le second rôle au rire sardonique et au nombre de répliques frôlant le chiffre zéro. La Schnockitude? Oui! L'actualité? Non!
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mardi 2 août 2011 à 21:08 ::FILMS 90's
Richard Wolstencroft est un réalisateur australien de mauvais films d'horreur. Fatigué du cinéma consensuel made in Hollywood, il décide de réaliser un film en adéquation avec ses auteurs préférés (Ellis, Sade, Céline, Heidegger, Bataille, Mishima, Nietzsche). Un mélange controversé de sexe, de violence et de fascisme transcendantal. Qui aurait pu mieux incarner le personnage principal de ce film que son idole d'alors, Boyd Rice, leader de NON. Je vous arrête tout de suite, tout est raté. Trop présomptueux pour être efficace, tout se transforme en parodie. Il y a rarement violence et encore moins choquance comme il est décrit partout sur la jaquette, mais un cafouillage d'idées et de plans sous forme de patchwork anti-pop. Piètre acteurs, monologues pédants et scénario flou: un tueur à gage adepte du S/M et fasciné par le nazisme doit éliminer un écrivain controversé, qui se révèle être lui-même (?!). Le petit budget n'est pas une excuse pour faire des choses pareils. Il y a des intentions louables, mais dans ces cas là, autant écrire un livre sur la mort du VRAI art... Bref, ça pose à fond (voir photos du tournage), et ça permet à Douglas Pearce (Death in June) de faire son unique apparition au cinéma, en receleur de revues érotiques !
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vendredi 25 juin 2010 à 00:06 ::LECTURES
C'est elle qui me maltraite, qui me tarabuste... Je glisse moi dans la marmelade... J'ose pas trop renifler... J'ai peur de lui faire du mal... Elle se secoue comme un prunier... "Mords un peu, mon chien joli!... Mords dedans! Va!" qu'elle me stimule... Elle s'en fout des crampes de ruer! Elle pousse des petits cris-cris... Ca cocotte la merde et l'oeuf dans le fond, là où je plonge... Je suis étranglé par mon col... le celluloïd... Elle me tire des décombres... Je remonte au jour... J'ai comme un enduit sur les châsses, je suis visqueux jusqu'aux sourcils... "Va! déshabille-toi! qu'elle me commande, enlève-moi tout ça! que je vois ton beau corps mignon! Vite! Vite! Tu vas voir, mon petit coquin! T'es donc puceau? Dis, mon trésor? Tu vas voir comme je vais bien t'aimer!... Oh! le gros petit dégueulasse... il regardera plus par les trous!..."
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lundi 31 mai 2010 à 00:50 ::FILMS 70's
Dédicace au blog "La Caverne des Introuvables" pour sa destruction de l'industrie cinématographique et sa mise à disposition de perles rares en version française ou sous-titrée. Des films tueurs dont j'ai ou je voulais parler, clique sur les titres pour les attraper et sur "ARTICLE" pour voir ce que j'en ai bavé.
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mercredi 28 avril 2010 à 00:04 ::LECTURES
[Christ Suffers Under the Swastika, John Heartfield, 1933]
VIVE LA MORT !
"Quand je vois que les jeunes sont en train de perdre les vieilles valeurs populaires et d'absorber les nouveaux modèles imposés par le capitalisme, en courant le risque de se déshumaniser et d'être en proie à une forme d'abominable aphasie, à une brutale absence de capacité critique, à une factieuse passivité, je me souviens que telles étaient les caractéristiques des SS et je vois s'étendre sur nos cités l'ombre horrible de la croix gammée." Pier Paolo Pasolini, 1974.
Non à la demi-marche. En 20 ans de cinoche, Spike Lee le politiquement incorrect aura bien su mené sa barque. Malgré quelques coups de fringale, il a maintenu un niveau correct dans l'humour et les sujets qui font mal tout au long de la décennie 90, celle qui l'a sacré premier porte-parole de la noirance américaine. Cette sélection concerne 9 films aux héros 100% noirs (si tu en veux 12 de plus, clique clique là). Il y a les bons racistes et les mauvais racistes. En appelant un chat un chat, Spike Lee fait clairement partie de la première catégorie. Tout ce que sa communauté mange au long de sa filmographie l'appuie. Allez, vous me mettrez 40 hectares et une mule.
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mardi 7 avril 2009 à 22:38 ::FILMS 80's
Sogo Ishii fout la merde. Ce film est un putain de bordel, la fable cyberpunk ultime. C'est un peu ce que serait devenu le monde sans Terminator. Des courses de moto à 3000 km/h façon DEATHRACE 2000, des concerts de punks ravagés (avec notamment THE STALIN), des armées de robots mutants, des dépravés, du sexe SM, et des explosions de rage et de métal dans tous les sens. Tokyo 2001, l'odyssée décadente. Punks et bikers unis contre un état nucléaire. Y'a rien à comprendre, c'est filmé comme une vidéo youtube, tout est pourri et crade, ça suinte la MST à chaque minute. Une autre culture et une autre manière de voir les choses. Intense.
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jeudi 25 décembre 2008 à 00:00 ::DOSSIERS
Attention. Tout ce que tu vas lire ici est vrai, seuls les noms ont été changés pour protéger les innocentes. Pour ponctuer les mots, quelques clichés distingués, t'invitant à l'étreinte et aux joies de la vie à deux.
(Enquête réalisée début décembre et comprenant 8 questions. Panel représentatif de 18 à 44 ans. 500 envois, 50 témoignages recueillis.)
DÉCOUVERTE ET ALIBI
Les femmes ne sont pas trop bavardes à ce propos. 65% d'entre elles ont découvert le site grâce à un ou une amie (ou plus rarement un membre de leur famille). Les amis ont bon dos.
La "curiosité" est le facteur principal de la plongée d'un tiers d'entre elles dans la spirale Adopte. 20% y sont venues pour "délirer". Le concept original, amusant, voire novateur étant unanimement reconnu par toutes.
J'aimais le concept d'homme-objet. Quand je suis arrivée sur la page de présentation j'me suis dit "wow mais c'est trop bien pensé, les trucs promo du jour, tombé du camion, etc. (Michelle, 21 ans, Rennes)
J'aime le concept ça évite d'être harcelée par des mecs avec qui on veut pas parler. (Véronique, 21 ans, Loiret)
10% avouent s'y être inscrites à la suite d'une rupture ou par chagrin d'amour, tandis que MOINS DE 10% DES FEMMES RECONNAISSENT ÊTRE LÀ POUR FAIRE DES RENCONTRES.
C'est des amies qui s'étaient inscrites comme ça, et elles tenaient à c'que je fasse partie du lot, donc j'ai pas refusé. Mais c'est pas parce que je veux me trouver quelqu'un. (Catherine, 20 ans, Rouen)
Je m'y suis inscrite par désœuvrement sexuel et sentimental. Je suis une fille beaucoup trop impressionnante c'est pour ça... (Candice, 24 ans, Val-de-Marne)
Pour le reste, ennui, pari, publicité ou gratuité sont les raisons de leur passage à l'acte.
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lundi 22 décembre 2008 à 02:57 ::DOSSIERS
Voilà plus d'un an que ce merveilleux site a été créé.
Il est donc temps de faire un bilan, calmement.
Le fantasme de l'homme-objet mis en avant par le site se révèle plus compliqué que ça. Les femmes du site peuvent ajouter des hommes dans leur panier mais ce sont surtout les hommes qui se rendent sur la page des femmes pour leur laisser un charme (sorte de poke si tu préfères, connard). La femme a ensuite le choix entre ignorer le charmeur ou bien l'autoriser à lui parler. Et c'est encore l'homme qui doit se vendre dans un premier message décisif, auquel dans 80% des cas la femme ne répondra pas, parce que bien trop sollicitée, pas intéressée, ou juste désireuse de se venger d'un ex. L'opération se renouvelle donc à l'infini en sachant que le nombre de charmes journalier étant limité et les heures d'accès au site aussi pour les hommes, il faut viser juste et frapper fort.
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vendredi 29 août 2008 à 14:24 ::DOSSIERS
Le cinéma français des années 70 dans toute sa splendeur. Politiquement incorrect, libre et sauvage. Joël Séria en est l'un des principaux artisans. Avec seulement 6 films à son actif, sa collaboration avec Jean-Pierre Marielle et ses dialogues surpuissants de type Audiard version sexe, il défonce les barrières morales tout juste bousculées en 68. Pas de nouvelle vague, pas de manières. Juste une réalité provinciale qui fait mal!