Fluoglacial - Tendances Négatives

Pylon Record




Bodies Melt



ANTONI MAIOVVI - Slogun assassin (Low on rent)




CRIME SCENE - Street gang (Beats from the street)




DANIEL AVERY - Light into dark (Movement)



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Philosopher à coup de marteau



Après quelques errements fluorescents, un premier essai dans l'électronique sous le dossard de KOGURA et un autre projet nommé CORPS EXQUIS, le jeune et actif rennais s'est rasé la nuque et la moustache pour aller à l'essentiel. Il s'appelle désormais COLDGEIST, pose dans les blockhaus et propose une musique électronique autoritaire, sèche et froide (évidemment). A l'instar de Gesaffelstein, et de bien d'autres, ses premiers morceaux respirent fort le déodorant de The Hacker, Axe Detroit-Rotterdam-Berlin. Ne parlons pas de plagiat pour ne froisser personne, tout ça provient des machines, toujours est il que le son de COLDGEIST a grandi (depuis 1 an) et peut ramener facilement Rennes dans la roue de la techno française. Je ne valide pas vraiment le choix de son unique remix (Paradisco de Charlotte Gainsbourg; il faudrait un jour bloquer les velléités créatives de tous les fils et fille de) mais des morceaux comme Au crépuscule, Lunar Excavation, Supernova ou l'introduction de The aftermath mettent tout le monde par terre. Allez les labels, décrochez vos téléphones intelligents.




After a few fluorescent maunderings, a first attempt in the electronics under KOGURA and another project called CORPS EXQUIS, the young active man from Rennes shaved his nape and mustache and went to the essentials. He's now called COLDGEIST, poses in bunkers and offers a clamping, dry and (obviously) cold electronic music. Not unlike Gesaffelstein, and many others, his first tracks got a strong smell of The Hacker deodorant, Axis Detroit-Rotterdam-Berlin. Not talking about rip-off, to not offend anyone, it all comes from the machines, the sound of COLDGEIST grew up (since 2011) and can easily bring back Rennes in the wheel of French techno. I don't really approve the choice of his unique remix (Charlotte Gainsbourg's Paradisco; one day the creative impulses of every daddy's sons and daughters should be prohibited) but tracks like Au crépuscule, Lunar Excavation, Supernova or The aftermath introduction put everyone down the floor. Come on record labels, hang up your smart phones.




Hard Gaze



"Ils sonnent comme Sparks avec un accent français; c'est détestable." ou encore "Une poule parle pour ne rien dire dans un français de touriste par dessus des sortes de bips mièvres qui étaient tendance à l'époque du revival punk. Une insulte pour quiconque aurait le malheur de l'écouter." Voilà comment le maxi "Je suis passée" de HARD CORPS fut accueilli par la presse anglaise en 85. Faut dire que revendiquer un champ d'influences s'étendant de Mozart à Kraftwerk c'était tendre le bâton pour se faire battre. Sur cette rétrospective, "Clean tables have to be burnt", les 6 morceaux font 7 minutes chaque, ouch. La version "Clean tables" est cool, et "Dirty" fut #1 indie. Les 2 branchés de Brixton, accompagnés de Raégine la fraançaise, ont quand même eu l'opportunité de chauffer la salle pendant les tournées de Cure et Depeche Mode, puis s'en sont allés après un deal chez Polydor. Normal.

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1.2



Les médias franciliens érudits se sont déjà enflammés sur cette sortie et pour une fois, ce n'était pas vain. Le maxi "Tapes" de IUEKE (oui, le même type que le disquaire pointu en ligne) est le résultat de triturages électroniques de Gwen Jamois, alors en vacances de Noël à Londres en 1991. "En cadeau on te laisse le studio". Ce fut une bonne idée. Les 3 pistes de la cassette originale sont surpuissantes, surtout quand on pense que les références existaient à peine à l'époque. Une sorte de techno industrielle produite par les fréquences HAARP dans les fonds marins. Ça ressemble aux débuts du genre dans les caveaux de Berlin et à une version blanche de Detroit. Brut. Le disque est sorti sur ANTINOTE, le nouveau label de Quentin Rollet, qui se destine à dépoussiérer de vieilles friandises dans cette lignée. Les poissons n'ont pas fini de remonter à la surface.



All streetwise french medias have already ignited this record and for once, it wasn't vain. The "Tapes" maxi from IUEKE (the same guy behind the online specialized record store of the same name) is the result of electronic beatings by Gwen Jamois, then spending Christmas holidays in London, in 1991. "As a gift, we leave you the studio." It was a good idea. The three tracks of the original tape are overpowering, especially when we consider that references barely existed at the time. A kind of industrial techno produceds by HAARP frequencies on the seabed. It reminds the beginnings of the genre in the Berlin vaults of Berlin or a white version of Detroit. Raw. The record was released on ANTINOTE, the new record label of Quentin Rollet, that plans to get old goodies of this type out of the closet. The fishes haven't finished to surface.

What time is it?


Ker Beats



1 JIMMY EDGAR - This one's for the children (Hotflush)
Le corbeau rachitique de Detroit revient en force avec ce titre electro, à la croisée de Dopplereffekt et le spoken word de Prince.

2 D' MARC CANTU - Fallen (Creme Organization)
Un des albums de l'année. Rien à jeter.

3 EQUATION - The answer (Rush Hour)
Encore et toujours Rush Hour, réédition des héros oubliés de la House, The Burrel Brothers. Pour le coup ça sonne plus electro de Detroit que house de Chicago.

4 MAELSTROM - USSR (The Hacker remix) (Sound Pellegrino)
Le boss revient fort cette année.

5 RUSTY EGAN - The other side (Blitz Club)
Blitz Club avait réédité l'excellent "R.E.R.B" de Shock... Là c'est au tour d'un des membres de Visage.

6 NRSB-11 - 685 471 1 (WeMe Records)
Gerald Donald (avec Dj Stingray). Rien que ces deux noms devraient suffire.

7 MIRO PAJIC - Saturn love (Tomas More remix) (Illegal Alien)
L'original ne casse pas des briques... La relecture musclée de Tomas More l'emmène à un niveau... supérieur.

8 RROSE - Waterfall (Sandwell District)
Sandwell District est loin d'avoir rendu l'âme... Techno, Techno, Techno.

9 BRIOSKI - Radio Anatomy (Nang)
Tuerie italo.

10 DJEDJOTRONIC - Miamite (BNR)
Ouais ouais... Ça sent le tupperware préparé par maman et réchauffé au micro-ondes, mais quand on a faim on est bien content de l'avoir.

Signé SOUNDSCRIBER

SHOCK WAVE



ALI RENAULT - Snowdrift (S/T / Cyber Dance)
Après des années de singles, enfin l'album dont est tirée cette sucrerie discodance de 8 minutes. Il a naturellement casé son Zombie Raffle dedans, normaaal.



DAVE MONOLITH - Box 9 (Welcome / Rephlex)
Mélange acide de cet anglais signé sur le label d'Aphex Twin. Une musique de geek qui sait rester funky.

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Dreamland



Je crois que TRUST (rien à voir avec Bernie Bonvoisin) est le premier groupe qui arrive à faire de la musique de fête foraine profonde et émotionnelle (même s'il y avait déjà eu Robert Miles dans les années 90). Le duo est formé d'un type de Toronto, à la voix très érotomane, et par une des deux meufs d'Austra, celle qui porte des lunettes sans verre. Leur premier morceau commercialisé, Candy walls, était vraiment beau, malgré un clip de type publicité pour Urban Outfiters. Depuis, ils ont pris un gros virage trance-pop. Leur dernier single, Bulbform, a toujours ce truc de très addictif. Peut-être le côté gangsta cold wave. Par contre, une grosse moitié des morceaux de l'album, TRST, est à jeter dans la poubelle verte, celle qui ne recycle rien. J'imagine que Gloryhole fait un carton dans les backrooms. Ils s'amusent même avec la new beat sur This ready flesh. L'album n'est toujours pas sorti au fait, comme Lana Del Rey.

TRUST - This ready flesh
TRUST - Chrissy E
TRUST - Dressed for space

I think TRUST (nothing to share with the french band) is the first band that succeeds in making deep and emotional funfair music (even if there had been Robert Miles in the 90s). The duo consists of a guy from Toronto, with a very stalker voice, and one of the two chicks from Austra, the one that wears glasses without glass. Their first marketed single, Candy walls, was really beautiful, despite a video clip that could have been an Urban Outfiters ad. Since then, they took a big trance-pop turn. Their latest single, Bulbform, still got this very addictive thing. Perhaps the gangsta cold wave vibe. On the other side, more than half pieces of TRST is still to throw in the green bin, the one that does not recycle anything. I guess Gloryhole is a boner in the back rooms! They even play with the new beat on This ready flesh. This album is still not released in fact, as for Lana Del Rey.

Cosmic sleeping