Fluoglacial - Tendances Négatives

RUE BARBARE (1984)


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VAS-Y FABRICE

HORS-LA-LOI (1985)


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LES MOIS D'AVRIL SONT MEURTRIERS (1987)



Mon père disait toujours que les gens du Nord donnent l'impression d'être froids, mais c'est pas vrai. On les croit froids mais c'est de la dignité. Et c'est cette dignité qui a disparu dans les années 60... Y'a plus d'idéal. Tout c'que j'peux faire dans la tristesse de cette vie sans toi ma p'tite fille, c'est faire ce que je crois juste, en dépit du mal. Mais c'est démodé. Les gens n'savent plus qu'aucune balle ne puisse faire souffrir autant qu'un amour perdu.

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MORT UN DIMANCHE DE PLUIE (1986)




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THRASHIN' (1986)



Attention les vélos. Je n'ai pas mis l'affiche américaine car elle est 88 fois pire que la française, c'est dire. On ne retiendra pas ce film pour la qualité de l'intrigue. Corey Webster (Josh Brolin), jeune garçon de la vallée, tombe amoureux de la mauvaise fille, la soeur de Hook (Robert Rusle), le chef des DAGGERS, skate gang d'indiens de la ville redouté. Là où on se marre c'est pour les ambiances et les tenues d'époque, plus que pour la romance en chamallow. La scène tournée à Venice Beach par exemple, avec les centaines de freaks, est hallucinante.



Le flick de David Winters est un des seuls sur le skate avec de vrais pros et de longues scènes touchant à toutes les disciplines: pool, street, rampe, freestyle et descente filmées sur de vrais spots: Venice, Del-Mar ou les collines. Outre l'hollywoodance, la crédibilité est là quoi. No comply, handplant, wallride, wallie et compagnie, et Josh Brolin qui skate Hollywood Boulevard en t-shirt SIOUXSIE façon Mike Vallely, c'est brutal. Ambiance H-STREET et BONES BRIGADE. Lance Mountain, Natas Kaupas, Tony Alva, Tony Hawk, Steve Caballero ou Christian Hosoi (auteur du célèbre "Breakin' is for wimps") complètent le festin avec plein d'autres.



Le producteur Alan Sacks racontait que le casting avait aussi été fait en fonction de la dextérité des acteurs sur une planche. C'est Stacy Peralta qui s'en chargeait, durant l'été 86, et le tournage fut une vaste fête de punks de deux mois, façon "Possessed to skate" de SUICIDAL TENDENCIES. En parlant musique, il y a une apparition live insupportable des RED HOT CHILI PEPPERS mais surtout une chasse à l'homme en skate au son de "Wild in the streets" de CIRCLE JERKS. Excellent. Du soleil, des nanas (Sherilyn Fenn mmm), aucun temps mort, une compétition baptisée L.A. MASSACRE pour finir, et le brushing victorieux de Corey. RAD.


RIVER'S EDGE (1986)


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FROM BEYOND / RE-ANIMATOR


Deux classiques du cinéma engagé pour la viande rouge. Deux histoires de scientifiques cochons qui n'attendent que la partouze. Deux films de Stuart Gordon adaptés de H.P. Lovecraft. ET DEUX SCÈNES CULTES. Comme a dit Denis Brogniart : L'homme est peu de chose. Je rajouterai surtout avec un trou dans la tête.

SOCIETY (1989)



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STREET SMART (1987)



En ces temps obscurs, Superman (Christopher Reeves) revient à la réalité et se transforme en Streetman dans un excellent polar sans flics. L'intrigue est très ingénieuse. Jonathan Fischer est un trentenaire blanc dynamique qui écrit dans le New York Journal. Cependant, la période n'est pas très faste pour lui mais plutôt noire, il doit à tout prix trouver un sujet béton avant lundi matin pour conserver sa place. Il choisit de présenter la vie d'un mac de Times Square, convaincant son éditeur de trouver l'homme de la situation. Bêtises. Il parcoure la 42ème rue sans succès, rencontrant Punchy (Kathy Baker) une pute qui ne lui apprend pas grand chose. Au feu la déontologie, il choisit d'inventer son histoire de toutes pièces...

Son article destiné à faire 2-3 colonnes dans le mag se retrouve en couverture! Tous les décideurs et les lecteurs saluent Fischer pour son (malhonnête) travail. Le succès le conduit à animer un programme court à la TV intitulé STREET SMART, où il démystifie la rue à l'aide de sa caméra cachée. Et c'est là que le gros dilemme apparaît. Il y a tellement de remous autour de cette histoire que le chef veut rencontrer le pimp fictif. Ça devient compliqué. Car le macro sorti du cerveau de Fischer rappelle trait pour trait Leo Smalls Jr. aka Fast Black (Morgan Freeman), un voyou régnant sur la zone, récemment inquiété dans une affaire d'homicide involontaire.



Fast qui apprend qu'on parle soi-disant de lui dans ce torchon, rencontre Fischer après les conseils de son avocat et lui montre sa rue à lui, la vraie, pas celle des magazines. Sensations fortes pour Superman. Juge, avocat, truand, tous veulent voir de leurs yeux LES NOTES de Fischer, preuve qui innocenterait Fast Black. Tandis que de l'autre côté, son patron le soutient dans la conservation du secret professionnel. La tension monte. Fischer ne lâche rien et passe quelques temps derrière les barreaux. Pendant ce temps, Fast Black galope en sursis autour du béton et fait pression. Punchy est retrouvée éventrée pour avoir trop parler. Alison (la meuf de Fischer) se prend un coup de cutter. OU SONT CES PUTAIN DE NOTES ?

Fischer en danger de mort finit par tout avouer et organise un coup monté final machiavélique pour s'assurer une saine existence. Le film de Jerry Schatzberg parait cliché et racoleur aux premiers abords mais est nettement plus fin que cela. Le journaliste tiraillé entre son métier, la vérité, la loi et la rue est très bien exposé. Freeman en maniaque imprévisible est excellent, conçu pour cette merde. On ne le voit peut être pas assez durant l'heure quarante mais le constat est sûr, la réalité rattrape toujours la fiction.