Fluoglacial - Tendances Négatives

Bank Rush


MOI Y'EN A VOULOIR DES SOUS (1973)



En 1973, Jean Yanne est en plein heyday. Après le succès de "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" (qu'il ne retrouvera d'ailleurs jamais), il poursuit son attaque des médias et des ficelles publicitaires pour atteindre la source: le capitalisme. Taquin au possible, il tape sur la tête de tout le monde: les féministes, les flics, l'église moderne, les syndicats, les contribuab'... mais tape un peu moins sur les fesses des secrétaires. Sous le nom de Benoit Lepape il propose un marché à Adrien Colbart (Bernard Blier le génie français), son oncle à la tête de la CGI, sorte de CGT avec un bâton en moins. "La seule manière de combattre le capitalisme, c'est de devenir capitaliste !" Il va gravir les échelons du patronnat pour ensuite léguer son empire au peuple, mais la "lutte des classes" va poser quelques petits problèmes... Dans les 4 scènes suivantes: la CGI fait la quête pour acheter des actions dans le cyclo, Lepape fait visiter l'usine du futur, le syndicat veut jouir vite d'un gros building, et pour terminer, les ouvriers séquestrent un patron pour l'empêcher de démissionner. C'est autre chose que Le Grand Soir !






I want your skull


Smash the Disco !


La fête est finie.



Maintenant qu’Étienne Daho préfère écrire des chansons pour Lou Doillon, son homologue sombre (baptisé jadis Étienne Dachau) a définitivement pris le pas sur le dandysme musical à la française. Quoi Sébastien Tellier ? (A voir ce que Lescop proposera sur son premier album). Après l'intro 3.0 "Exhibition", qui pouvait laisser pressentir un album "mature" de future-pop romantique dont certains extraits faisaient peur, "Invisible" rassure d'entrée. C'est toujours Geoffroy D. pour DERNIÈRE VOLONTÉ. La voix est au top du triste, les effets et les sonorités plus travaillés, les synthés toujours aussi clavecins, tandis que les quelques notes martiales qui ont survécu se fondent dans cette nouvelle pop musique en béton. Les lyrics fluets servent à porter la mélancolie dans des enchaînement assez fatals comme "La fête est finie", "Le chant de la pluie", "Le quai de la gare". D'ailleurs, la mélodie du "chant de la pluie" vient d'un autre morceau qui m'échappe, bordel (Martial Canterel?). S'il faisait froid dans la tête de Daniel Darc; il pleut dans le cœur de Geoffroy. "Un claquement de doigts" muni d'un beat façon Dipset laisse place au titre éponyme: "Mon meilleur ennemi". Parfait. Ce troisième album de l'ère post-industrielle donnera envie à tout le monde de s'engager dans la légion et de devenir homosexuel (ou au moins d'aller faire un tour au musée d'histoire naturelle).

DERNIÈRE VOLONTÉ - Le chant de la pluie

Now, Etienne Daho prefers to write songs for Lou Doillon, his dark counterpart (formerly known as Etienne Dachau) has definitely taken over the French dandyism music. Sebastien Tellier what ? (Just wait for the Lescop full-length). After the fat electronic intro, "Exhibition", which could let foresee a "mature" romantic future-pop album some extracts were startled, but "Invisible" reassures us. It's always Geoffroy D. for DERNIÈRE VOLONTÉ. The voice is always on top, sounds and effects are tighter than before, synths still look like harpsichords, while the few martial notes that have survived are melted in this new concrete pop music. The lyrics are slender to bear the melancholy in rather fatal sequences like "La fête est finie", "Le chant de la pluie", "Le quai de la gare". Moreover, the "chant de la pluie" melody comes from another song that I can't recall, damn. It was freezing in the Daniel Darc's head, now it's raining in the Geoffroy's heart. "Un claquement de doigts" with a beat so Dipset gives way to the title track: "Mon meilleur ennemi". Perfect. This third album from DV's post-industrial era will tempt everyone to engage in the legion and become homosexual (or at least to visit the natural history museum).



Quelle ambiance !



« La vie quotidienne dégrade le désordre en pagaille, et, en guise d'aventures, ne nous donne à vivre que des agressions et des contretemps. Nous sommes des événementiellement faibles perpétuellement excédés par tout ce qui leur arrive. Corvées, bousculades, crispations: il y a toujours des ratés agaçants dans nos programmes, et la haine de ces contrariétés fait de nous peu à peu les ennemis jurés de l'imprévisible. Ainsi, la banalité est cet espace étrange où le rien prend la forme du trop, et les rêves qu'elle fomente en nous ne sont pas des fantasmes romanesques plein de bruit et de fureur: ce sont des utopies vides qui distillent l'euphorie toute négative de la relaxation. Le cool cesse alors d'être une ruse du désir pour en devenir la finalité même. C'est cela, l'ambiance: la décontraction non comme moyen, mais comme objectif... »

Au coin de la rue, l'aventure, Pascal Bruckner & Alain Finkielkraut, 1979.
(Picture: Five Easy Pieces, 1970)

Konbini KO


PASSE TON BAC D'ABORD (1978)

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Homosapien


Playlist #31: Arbitre Enculé



01 - KOMINTERN SECT - Dans les tribunes (FRA)
02 - BOMBARDIERS - France-Allemagne 82 (FRA)
03 - REICH ORGASM - Supporter (FRA)
04 - SKIN DEEP - Football violence (ENG)
05 - COCK SPARRER - Watch your back (ENG)
06 - THE BUSINESS - Viva Bobby Moore (ENG)
07 - OITERS - Wenn wir spielen (GER)
08 - DISCIPLINE - Hooligans heaven (NL)
09 - NABAT - Lunga vita ai Ribery oi! (ITA)
10 - DECIBELIOS - Local 15 Visitante 0 (SPA)
11 - VANILLA MUFFINS - Blue red forever (SWI)
Bonus - VANILLA MUFFINS - The drug is football

Poland 2012